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lundi 2 février 2009

Technologie_A court d'innovation, le marché des téléviseurs cherche un nouveau souffle



Le marché de l'électronique grand public cherche un nouveau souffle. L'absence d'innovation marquante en 2009 devrait entraîner une baisse des ventes de téléviseurs et autres produits numériques, selon le Simavelec (Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques). Il a estimé, vendredi 30 janvier, que le chiffre d'affaires total devrait tomber à 6,5 milliards d'euros en 2009, soit 900 millions d'euros de moins qu'en 2008.

Télévision haute définition TVHD. Avec la technologie numérique, la qualité de l'image est liée au nombre de points (pixels) qui la composent. Pour être qualifiée de haute définition, celle des écrans plats, plasma ou LCD, doit comporter au minimum deux fois plus de pixels qu'une image de résolution standard.

Blu-ray. Le disque Blu-ray est le support de télévision haute définition mis au point par le fabricant japonais Sony. Il s'est imposé comme le standard unique.

Radio numérique. Après la télévision, la numérisation du signal radio permet de diffuser plusieurs radios sur une même fréquence. La radio numérique ajoutera la retransmission de données associées : clips vidéo, pochettes de disque, artistes, titres des chansons...
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En 2008, le nombre de téléviseurs vendus en France a pourtant battu un record. Plus de 5,95 millions de nouveaux écrans ont été installés dans les foyers français. Soit une progression de 150 000 appareils par rapport à 2007. Plusieurs raisons à l'origine de ce succès. Les écrans plats, qui constituent désormais la quasi-totalité des ventes, continuent de séduire. Le succès de la TNT (télévision numérique terrestre) et son extension sur le territoire favorisent aussi l'achat d'un nouveau téléviseur. Enfin, dernière incitation en date, la diffusion des principales chaînes hertziennes en haute définition sur la TNT gratuite, dont le coup d'envoi a été donné en 2008.

Après ce pic historique, le soufflé devrait retomber quelque peu en 2009. Les industriels estiment qu'il devrait se vendre 100 000 téléviseurs de moins cette année. Mais c'est surtout la baisse en valeur, liée à celle des prix, qui inquiète les industriels. En 2008, le chiffre d'affaires lié à la vente de téléviseurs a atteint 4,3 milliards d'euros, en progression, bien que légère. En 2009, il devrait baisser de 11 % à 3,83 milliards d'euros, soit une diminution de 450 millions d'euros.

La pression sur les prix est très forte, pour le plus grand bonheur du consommateur. Il profite très vite des évolutions technologiques sans débourser plus. Selon le Simavelec, en 2000, pour 1 000 euros, un foyer s'offrait un téléviseur à tube doté d'un écran de 70 cm. Huit ans plus tard, pour la même somme, il achète un téléviseur écran plat, haute définition de 107 cm de diagonale.

Cette guerre des prix, alimentée par le succès des sites de commerce en ligne, ne se limite pas aux téléviseurs. Pour preuve, le marché global de l'électronique grand public était en retrait de 400 millions d'euros en 2008, à 7,4 milliards d'euros. Il est vrai que les ventes de lecteurs DVD ou MP3 qui, en leur temps, ont été des locomotives, sont sur la voie du déclin.

Les espoirs des industriels se portent désormais sur des marchés en devenir (radio numérique, télévision mobile personnelle ou lecteurs Blu-Ray). Le Simavelec estime que le parc installé avec ce format, qui était de 1,6 million en 2008, devrait dépasser les 3 millions d'appareils en 2009 et les 5 millions en 2010. Même si certains s'interrogent sur l'avenir de ce standard, alors que le téléchargement de films progresse.

Sur le segment crucial des téléviseurs, les industriels tablent sur la généralisation de la haute défintion et la fin de la diffusion de la télévision analogique pour redynamiser le marché. L'arrêt de la diffusion analogique débute le 4 février à Coulommiers (Seine-et-Marne), et les différentes régions françaises suivront avant la fin 2011. En parallèle, la TNT gratuite va se généraliser et démocratiser la haute définition. Une incitation à s'équiper de grands écrans plats.

Toutefois, les industriels sont conscients de leur responsabilité. La communication autour de la haute définition par exemple a contribué à brouiller les repères des consommateurs. Malgré les labels "HD ready" ou "full HD", certains téléspectateurs ont découvert qu'ils ne recevaient pas la HD sur la TNT.

Source : LeMonde.fr
Par : Laurence Girard

lundi 1 octobre 2007

Wifi_BluWan parie sur les hyperfréquences contre la fibre optique



La jeune pousse assure que sa technologie basée sur les hyperfréquences permet d'amener la TVHD et le triple play dans les maisons avec des coûts 10 à 20 fois moins élevés que la fibre optique.

Alors que la fibre optique est au centre de la bataille du très haut débit, une jeune pousse française, BluWan, tente d'imposer une autre technologie basée sur les hyperfréquences. Longtemps chasse gardée des militaires, les ondes radio à haute fréquence ont été ouvertes récemment par Bruxelles aux applications civiles. BluWan est d'ailleurs issue d'un essaimage en 2005 de l'équipementier de défense Thales. Et elle exploite des protocoles de transmission conçus pour les satellites. Grâce à quoi, elle promet des débits descendants de 100 Mbit/s. Soit autant que la fibre optique. D'où le nom de sa technologie baptisée « fiber through the air », fibre à travers les airs.

L'idée est de déployer des réseaux sans fil à très haut débit, à base d'antennes, pour arroser le toit des habitations. Et de là d'utiliser un câblage en coaxial ou en fibre optique pour relier l'abonné. Muni d'un décodeur, celui-ci pourra alors alimenter sa télé en programmes TVHD, tout en bénéficiant des autres produits du « triple play » : le téléphone et l'internet à très haut débit. Au final la mise en place du réseau serait 10 à 20 fois moins chère que la fibre optique, promet BluWan. Et la jeune pousse de rappeler que la facture pour équiper 40% de la population urbaine française est estimée par l'Idate à 10 ou 11 milliards d'euros. Et ce en raison des coûts de génie civil représentant 70% du total.
Fiche d'identité : BluWan

Domaine d’activité : Réseaux d’accès très haut débit sans fil
Année de création : 2005
Effectifs : 8
Dirigeants et fondateurs : Walter Groppi (President & CEO), François Magne (Executive Vice President & Chief Scientist), Pierre Lagoutte (Chief Technical Officer)
Capital : 270 K€ Levée(s) de fonds : en cours de discussion
Actionnaire(s) : TCV (Thales Capital Ventures) à hauteur de 49%, fondateurs (51%)
Chiffre d’affaires 2006 : 150 K€ Concurrents : aucun, sur ce modèle économique

BluWan propose des solutions utilisant deux gammes d'ondes différentes. La bande Q, située entre 40,5 et 43,5 Ghz, a une portée de 3,2 km. Elle est plutôt destinée aux zones urbaines. Les ondes radio qui sont émises ne souffrent aucun obstacle sur leur chemin. La bande Ku, qui occupe 2 Ghz de 10,7 à 12,7 Ghz, autorise quant à elle une dizaine de km entre la station centrale et le répéteur. Avantage, contrairement à la bande Q, ses ondes peuvent se propager à travers les arbres. D’où son intérêt pour les zones blanches et grises encore inéligibles aux accès à très haut débit.

« Ces deux spectres nous offrent une énorme largeur de bande, une capacité de l’ordre du gigabit qui peut transmettre facilement une centaine de chaînes standard, plusieurs chaînes HD et des services multimédias sur Internet », assure Walter Groppi, Président et CEO de BluWan. Les avantages sont nombreux, notamment en zones rurales où, en dehors de la fibre optique, il n’existe aucune technologie capable d’acheminer des images. « Le WiMAX, qui émet dans la bande des 3,5 Ghz en est incapable. Quant à la technologie Adsl, elle perd de son intérêt dès lors que l’on s’éloigne du Dslam et elle ne permet d’acheminer la TVHD que difficilement », ajoute Walter Groppi. Une seule chaîne en TVHD exige en effet une largeur de bande de 10Mhz ! Par ailleurs, les équipements utilisés sont plus respectueux de l’environnement. Selon Walter Groppi, un émetteur hyperfréquences se satisfait d’une puissance d’émission de 500 milliwatts quand un émetteur TNT - qui ne propose que 18 chaînes ! - dispose de plusieurs kilowatts.

La technologie a toutefois un point faible : elle n’autorise pas encore de voie de retour (transmission de données de l'abonné vers le réseau, ndlr) à l’identique : « La voie montante dans cette bande est prévue, mais elle ne sera disponible que dans les deux ans à venir », concède le patron de BluWan. Pour l’heure BluWan propose des voies de retour en Wifi, Wimax, ADSL ou câble... Elle ne s'en pose pas moins comme une alternative au câble ou au moins comme un complément.

En attendant que les différents gendarmes européens des télécoms procèdent à l’attribution des licences, la petite équipe a donc entrepris un travail d’évangélisation auprès des opérateurs – des télécoms ou de la télévision - pour les convaincre des atouts des hyperfréquences. Une tâche difficile car BluWan n’a pas de concurrents : « La bande Q exige de très gros investissements et une maîtrise des très hautes fréquences. Seules, 3 à 4 sociétés dans le monde appartenant au secteur de la défense disposent de ces compétences », affirme Walter Groppi. Du coup, la start-up essaie de s’imposer en multipliant, en France ou à l’étranger, les discussions avec les collectivités. C’est notamment le cas en Bretagne, dans la région Rhône-Alpes, et en Turquie, où la ville d’Ankara envisage un déploiement. Elle a signé avec la Mairie de Paris un contrat pour un pilote en cours de déploiement dans les 18ème et 19ème arrondissements. Le réseau sera opérationnel au 1er trimestre 2008 pour 9 mois d’expérimentation d’usages.

Source : L'expansion.com
Par : Gilles Musi