| David Redfern / Redferns / Getty Images |
Publié le 28 01 2026
Présenté en première américaine au festival de Sundance, ce documentaire sur la chanteuse et icône des années 60 lui laisse la parole pour revisiter sa vie. Un véritable cadeau.
On ne peut pas l’ignorer. Pendant des décennies, lorsque les gens parlaient de Marianne Faithfull, ils avaient cette fâcheuse tendance à se concentrer sur un seul aspect de sa vie — celui qui réduisait l’auteure-compositrice-interprète et icône du Swingin’ London à une simple note de bas de page dans la carrière de quelqu’un d’autre. Broken English le sait pertinemment. Ce documentaire sur la regrettée et grande artiste, présenté en première américaine à Sundance après ses débuts à Venise l’an dernier, est bien conscient que l’association de Marianne Faithfull avec d’autres célébrités a trop souvent éclipsé ses propres accomplissements. Il met donc un point d’honneur, dès le début, à aborder le sujet de front.
« Une carrière couvrant six décennies », déclare Tilda Swinton, assise à un bureau et parlant dans un dictaphone, « plus de 30 albums, un vaste flot de collaborateurs admiratifs, de Paul McCartney à Metallica en passant par l’Orchestre Symphonique de la Radio de Vienne, une nomination aux Grammy pour [son album de 1979] Broken English, le titre de Commandeur des Arts et des Lettres décerné par le gouvernement français… Elle a survécu aux overdoses, aux addictions, au cancer et, plus récemment, à un coma provoqué par le Covid. »
Une courte pause. « Et pourtant, pour le monde entier, elle n’est toujours que la petite amie de Mick Jagger », ajoute-t-elle. « Eh bien, qu’ils aillent se faire foutre. » (Fuck that, en effet).
Source et suite: Rollingstone / Publié le 28 01 2026
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