Publié le 10 04 2026
Des messages Signal supprimés ont été retrouvés intacts par le FBI depuis un iPhone confisqué. Non, pas en cassant le chiffrement de l'application, mais en exploitant une base de données souvent ignorée par les utilisateurs puisqu'elle n'est pas visible.
Non, ce n'est pas la messagerie Signal qui a été compromise. C'est iOS, ou plutôt, la manière dont Apple stocke les notifications push. Et c'est ce qui a permis à un enquêteur d'accéder à des messages privés.
Quand les notifications push deviennent un piège
L'affaire implique un groupe de personnes accusées d'avoir mis le feu à des feux d'artifice et commis des dégradations au centre de détention ICE Prairieland d'Alvarado, au Texas, en juillet dernier. Lors du procès, l'agent spécial du FBI Clark Wiethorn a témoigné sur des preuves numériques tirées du téléphone de Lynette Sharp, une prévenue qui a plaidé coupable d'aide matérielle à des activités terroristes. Signal avait pourtant été supprimé de l'appareil. Mais les messages, eux, étaient toujours là.
Mais alors, comment est-ce possible ? Quand un message Signal arrive sur un iPhone, le téléphone affiche une notification. Si les paramètres autorisent l'affichage du nom de l'expéditeur et du contenu sur l'écran de verrouillage, iOS enregistre automatiquement ces informations dans sa propre base de données interne. Et pour cette copie, Signal n'a aucun contrôle, d'autant qu'elle survit même après la désinstallation de l'application.
Source et suite: Clubic / Publié le 10 04 2026
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