Publié le 17 06 2026
Le premier ministre a annoncé que le contrat liant la DGSI française à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française... quand elle sera prête. La quête de souveraineté numérique est passée par là après la décision de Washington concernant la société d’IA Anthropic.
C’est une annonce hautement symbolique qu’a faite hier le premier ministre Sébastien Lecornu : il a annoncé que le contrat liant la Direction générale de la Sécurité Intérieure, la DGSI, à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française, Chapsvision. Palantir est une entreprise qui fait du traitement de données à grande échelle, très efficace, mais aussi très idéologique : son fondateur, Peter Thiel, est un libertarien qui soutient Donald Trump depuis la première heure, et son PDG Alex Karp vient de publier un « manifeste » pour le moins surprenant dans le monde de l’entreprise.
Mais il n’a pas fallu attendre longtemps pour que Palantir, mise devant le fait accompli, sorte à son tour un bref communiqué pour …contredire le premier ministre : la société américaine affirme que le contrat qui la lie à la DGSI, renouvelé en décembre pour plusieurs années, « demeure pleinement en vigueur ».
En fait, les deux ont raison et ne disent pas tout. La DGSI va en effet donner le contrat de l’analyse des données à la start-up française Chapsvision, mais ses systèmes ne sont pas encore opérationnels ; et, en attendant, c’est Palantir qui assure la continuité du service.
La question de la souveraineté numérique dépasse de beaucoup le cas de Palantir. Elle est existentielle pour une Europe qui s’est trop longtemps assoupie. Le réveil est tardif mais bien réel, à condition de s’en donner les moyens et de ne pas se contenter de faire de la com’.
Source et suite: Radiofrance / Publié le 17 06 2026
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