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vendredi 6 novembre 2026

Technologie_Les cafards cyborgs savent déjà chercher des survivants, il vont bientôt intervenir pour soigner

Publié le 06 09 2026

Des chercheurs australiens ont équipé des cafards vivants d’un dispositif d’injection commandé à distance, capable d’administrer un médicament après le repérage d’une victime sous des décombres. Cette capacité complète les usages déjà connus des insectes cyborgs pour la recherche de survivants en zone sinistrée.

Si vous avez lu la trilogie de l’écrivain français Bernard Werber, Les Fourmis, cet article pourrait vous replonger dans ses pages.

Une équipe de l’Université du Queensland (UQ) a mis au point ce dispositif avec des chercheurs de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW). Le dispositif s’appelle Paraborg. Pour le construire, l’équipe a choisi une blatte fouisseuse géante originaire du nord du Queensland. Cette espèce blindée, la Macropanesthia rhinoceros, peut mesurer jusqu’à 87 millimètres de long, pour un poids maximal de 40 grammes. « Depuis une vingtaine d'années, des insectes cyborgs sont conçus pour des missions de recherche et d'exploration  », a déclaré Tan Vo-Doan, chercheur en biorobotique à l’UQ, dans un communiqué de l’université. « Nous souhaitions franchir une nouvelle étape  ». Il évoque l’ajout d’une fonction médicale à un insecte déjà utilisé pour explorer des décombres et filmer l’état de victimes ensevelies.

Des cafards qui ne se contentent plus de repérer les victimes
L’équipe a publié ces travaux dans la revue Advanced Science. Dans cette publication, elle présente deux versions de l’insecte. L’une porte une caméra pour observer l’état de la victime. L’autre est équipée d’un mécanisme d’injection automatique pour administrer un médicament. Un cafard peut transporter jusqu’à une fois et demie son poids. Équipé du dispositif d’injection, il gagne environ 15 millimètres de hauteur et 17 grammes, mais il continue de se déplacer normalement, selon l’étude. Pour poser les électrodes et le microprocesseur, les chercheurs anesthésient d’abord l’animal. Une fois le matériel retiré, celui-ci retrouve une vie de cafard ordinaire.


Source et suite: Clubic / Publié le 06 09 2026

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