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jeudi 4 avril 2013

Média_Canada, Ils s'informent où, les jeunes?

L'obsession de tous les patrons des médias d'information, c'est d'attirer les jeunes, ceux qui liront les journaux et regarderont les bulletins d'information au cours des prochaines années.

Ils ne sont pas les seuls à les voir dans leur soupe: les annonceurs aussi rêvent aux 18-34 ou aux 18-44, ceux qui achètent des voitures, des électroménagers, des vacances, etc.

Consulter l'article dans son intégrité

Source: LaPresse

dimanche 18 mars 2012

Média_Magazines au Québec: plus de baisses que de hausses


L'organisme Audit Bureau of Circulations (ABC) a dévoilé les données sur le tirage des magazines canadiens pour les six derniers mois de l'année; découvrez les faits saillants.

Consulter l'article dans son intégrité

Source: InfoPresse

mardi 7 septembre 2010

Média_Le USA Today se concentre sur le mobile... et supprime des postes



Le USA Today, deuxième quotidien en importance aux États-Unis, souhaite dorénavant se concentrer davantage sur les plateformes numériques; de plus, il supprimera 130 postes cet automne, soit 9% de ses 1500 employés.

Il s'agit de la plus grosse restructuration jamais réalisée par la publication depuis sa création en 1982. Elle touchera tant la direction que la salle de rédaction. Les services affectés n'ont toutefois pas été dévoilés.

Une présentation aux employés vient de révéler les plans. "Nous devons aller où se trouve l'auditoire, a dit en entrevue à Associated Press John Hillkirk, rédacteur en chef. Si les gens utilisent l'iPad comme des fous ou l'iPhone ou d'autres appareils mobiles, il faut être là avec le contenu qu'ils veulent, quand ils le veulent."

Cette nouvelle direction que prend le quotidien sera supervisée par Steve Kurtz, nommé vice-président de la distribution numérique. Il était auparavant directeur des technologies de l'information numérique de USAtoday.com.

Selon la direction, les possibilités les plus importantes pour la publication seraient dans le sport. Ce créneau deviendra d'ailleurs un "business en soi".

La direction va aussi concentrer davantage les efforts de vente avec le contenu, sans remettre en question son intégrité éditoriale.

Les revenus publicitaires ont d'ailleurs chuté depuis quatre ans. Le quotidien a vendu 580 pages publicitaires au cours de son trimestre terminé en juin, comparativement aux 1098 pages vendues au cours de la même période en 2006.

Propriété de Gannett Company, le USA Today affiche un tirage moyen de 1,83 million d'exemplaires pour la période de six mois terminée en mars. En 2007, son tirage s'élevait à 2,3 millions d'exemplaires, ce qui en faisait le premier quotidien américain.

Source : InfoPresse
par Marianne Chouinard.

mercredi 19 août 2009

Média_Le Reader's Digest en faillite



L'éditeur du célèbre Reader's Digest,la revue généraliste la plus populaire des États-Unis, a annoncé lundi qu'il allait se placer sous la protection de la loi sur les faillites, à l'heure de la baisse de la diffusion et de la crise de la publicité.

La Reader's Digest Association a abouti à un accord avec ses créanciers pour la restructuration de sa dette de 1,6 G$ US.

Le magazine mensuel, fondé en 1922 sur la formule d'une publication de résumés d'articles d'autres publications, se cherche une niche à l'heure où Internet met à mal les créneaux traditionnels de la presse magazine.

Cette année, le Reader's Digest avait déjà ramené sa fréquence à dix numéros par an au lieu de 12, et réduit les promesses de distribution qu'il fait à ses annonceurs, passant de 8 à 5,5 M d'exemplaires.

Le magazine a été acheté en 2007 par la société new-yorkaise Ripplewood Holdings.

Source : Argent, canoë

Reader’s Digest : l’édition canadienne n’est pas affectée

L’éditeur du Reader’s Digest sera bientôt sous la protection des tribunaux aux États-Unis vis-à-vis ses créanciers, mais de notre côté de la frontière, les activités sont au beau fixe.

Andrea Martin, présidente du Reader's Digest Canada - « Nos opérations sont solides. Nos ventes publicitaires ont augmenté de 1 % depuis l’année dernière », a affirmé Andrea Martin, présidente de Reader’s Digest au Canada.

Selon la présidente du populaire magazine, le tirage s’est maintenu depuis les dernières années. La publication francophone a 225 000 abonnés et sa version anglophone en a 855 000. Au total, la revue peut compter sur 6,7 M de lecteurs.

Le Sélection du Reader’s Digest ne semble pas subir la migration de ses lecteurs vers l’Internet. « Notre site est très solide, et il est payant : c’est sur l’Internet que nous avons augmenté nos revenus publicitaires », a précisé Mme Martin.

Seules les opérations américaines sont concernées par la demande de la protection des tribunaux en vertu du chapitre 11 aux États-Unis.

Les actifs américains garantissent les dettes de la compagnie, qui découle du rachat du magazine par la société new-yorkaise Ripplewood Holdings. Cependant, les créanciers sont déjà d’accord avec le plan de restructuration qui transformera leur dû en actions de la société. À la fin du processus, la dette passera de 2,2 G à 550 M$ US, selon Mme Martin.

Source : AMPQ via Mathieu Lavallée, Argent, canoë

jeudi 9 avril 2009

Média_Les bons conseils du patron de Google aux journaux américains




Le PDG de Google, Eric Schmidt, a prodigué, mardi 7 avril, ses conseils aux patrons de presse américains qui tentent de trouver un nouveau modèle commercial. S'exprimant lors d'une rencontre de l'Association américaine des journaux à San Diego, M. Schmidt a loué le rôle que joue la presse dans une société démocratique et a insisté sur le fait que les journaux devaient considérer Google comme un partenaire et non comme un rival.

Il a affirmé que Google, critiqué par certains journaux américains car il met des liens vers leurs sites sans partager les revenus publicitaires, se focalisait sur l'utilisateur et les a encouragés à faire de même. "Si j'étais impliqué dans l'aspect numérique d'un journal, j'essayerais avant tout de comprendre ce que veut mon lecteur", a dit le PDG de Google." Ce sont en fin de compte des activités de consommation, et si vous mettez en rogne suffisamment [de lecteurs], vous n'en aurez plus", a-t-il ajouté. "Si vous les rendez heureux, vous en aurez plus rapidement. Nous essayons vraiment de penser de cette façon", a poursuivi M. Schmidt. Selon lui, les journaux doivent améliorer leurs sites Internet, qui "sont lents (...) plus lents que de lire un journal". Il s'est dit optimiste sur l'avenir de la presse, malgré une série récente de fermetures et de faillites aux Etats-Unis.

Mais le patron de Google s'est par contre montré très sceptique sur la possibilité que les lecteurs payent pour des informations en ligne à l'avenir, indiquant que "la grande majorité des gens allait opter uniquement pour le modèle gratuit". "Vous serez forcés, que vous le vouliez ou non, à avoir un composant publicitaire important, ainsi qu'un système de micropaiements et de paiement traditionnel", a-t-il indiqué."Nous devons prendre en compte ce que les utilisateurs veulent ensemble et en faisant cela, nous pouvons gagner gros", a-t-il ajouté.

Source : LeMonde.fr

mardi 23 décembre 2008

Média_La presse écrite commence à craindre pour sa survie




Avec des tirages au plus bas, des revenus publicitaires qui s'effondrent et des lecteurs de plus en plus accaparés par l'internet, la presse américaine est au plus mal et de grands titres de l'histoire du journalisme sont désormais en péril.

«Le modèle économique de la presse écrite ne fonctionne plus», estime le président de la Washington Post Company, Donald Graham, se faisant l'écho des propos que tiennent de plus en plus de nombreux observateurs du paysage médiatique américain.

«Le Washington Post
et Newsweek vont perdre de l'argent en 2008», a annoncé M. Graham la semaine dernière lors d'une conférence à New York, à propos de deux de ses titres phares. «Une période très difficile pour la publicité s'annonce en 2009».

Le groupe de presse Tribune, propriétaire des prestigieux quotidiens Chicago Tribune et Los Angeles Times, a annoncé la semaine dernière qu'il s'était placé sous la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11).

La presse américaine a licencié ou invité au départ, par le biais de guichets spécifiques, quelque 15 400 personnes cette année, estime Erica Smith, une journaliste du St. Louis Post-Dispatch qui comptabilise les pertes d'emplois dans le secteur.

Pas un jour ne passe sans son cortège de mauvaises nouvelles, le ralentissement économique accélérant le déclin des revenus publicitaires et incitant de nombreux annonceurs à se tourner vers les sites internet gratuits.

Selon le Bureau de la diffusion de la presse, le tirage des 507 quotidiens américains a chuté de 4,6% en six mois avec 38 millions d'exemplaires vendus en moyenne de mars à septembre au lieu de 40 millions un an plus tôt.

Seuls USA Today, du groupe Gannett, et le Wall Street Journal, du magnat de la presse Rupert Murdoch, parviennent à résister, affichant de modestes gains de 0,01% de leur lectorat.

Les revenus publicitaires de la presse ont chuté de 18,1% au dernier trimestre, le sixième trimestre consécutif de baisse, selon l'Association nationale des journaux américains (NAA).

Pendant ce temps, la publicité en ligne augmente, même si elle ne devrait progresser que de 8,9% en 2009, selon eMarketer. Et les recettes tirées de l'internet ne dépassent 15% du total dans aucun grand journal du pays.

Même le New York Times, le titre le plus prestigieux des États-Unis, a annoncé la semaine dernière qu'il allait emprunter 225 millions de dollars en hypothéquant son nouveau siège de Manhattan afin de contrecarrer une crise de liquidités provoquée par un resserrement du marché du crédit et une baisse de ses bénéfices.

«Je pense que nous allons voir des régions entières sans quotidien local dans un avenir assez proche», a prévenu Roy Peter Clark, vice-président du Poynter Institute, qui étudie le secteur des médias.

Prenant la parole lors d'une rencontre à Naples, en Floride, sur «l'avenir du journalisme», M. Clark a estimé qu'il n'existait pas de «potion magique» pour assurer la survie du secteur.

L'American Press Institute a invité le mois dernier 50 patrons de presse à une réunion intitulée «Sommet des patrons pour sauver une industrie en crise».

Deux experts ont prévenu les patrons qu'ils se trouvaient face à un scénario classique de «évolue ou crève» et qu'ils devaient agir rapidement.

Fin octobre, le quotidien Christian Science Monitor, à la diffusion confidentielle mais très respecté par ses pairs, a annoncé qu'il abandonnerait son édition papier pour passer au tout internet en avril.

Source : La Presse Affaires via Agence France-Presse

mardi 7 octobre 2008

Média_« Web et papier : un mariage d’avenir pour la presse ? », une tribune de Nicolas Boutet




PDG de Wedia, éditeur d'une solution de gestion de contenu sur internet, Nicolas Boutet profite des premiers Etats Généraux de la Presse, organisés ce jeudi pour proposer cette tribune libre sur le mariage web et papier pour la presse...


Baisse du lectorat, licenciements à répétition, concentration des groupes de presse, le vent qui souffle dans les rédactions a de quoi inquiéter la profession et ses défenseurs. Ajoutons à cela l'expansion des supports numériques auprès d'un lectorat de plus en plus adepte de la toile, et nous avons là réunis les facteurs de la très médiatique « crise de la presse ».

A ce sujet, espérons que le rapport commandé par Nicolas Sarkozy à la discrète mission Giazzi, programmé pour la rentrée, pourra nous éclairer sur l'avenir de nos médias et les mesures à mettre en œuvre pour « accompagner les médias traditionnels confrontés au défi du numérique». En attendant, les réductions d'effectifs se poursuivent dans les rédactions, et les patrons de presse, en pressurisant les journalistes, pourraient bien être en train de se tirer une balle dans le pied.

Car si la production d'un journal coûte cher, et de plus en plus cher, c'est surtout parce que les postes de dépenses incompressibles que sont l'impression et la distribution sont dépendants de l'or noir (et de sa flambée), et sur ce sujet, les départs « volontaires » de journalistes ne compenseront sûrement pas les effets de la conjoncture !

La clé de la survie serait donc plutôt à chercher vers les nouveaux médias, les numériques, ceux qui peuvent se libérer des contraintes de l'impression et de la distribution.

Regardons par exemple la démarche entreprise par Les Echos il y a quelques mois avec le lancement de leur formule e-paper : s'il reste encore aujourd'hui quelques freins technologiques à l'adhésion collective à ce nouveau média, le projet a en tous cas le mérite d'aller dans le sens d'une recherche de nouveaux revenus et de la fidélisation des lecteurs par la mise à disposition d'un support complémentaire, correspondant aux nouveaux modes de consommation de l'information. Et plus les coûts de production des supports papier augmenteront, plus les initiatives comme celle des Echos deviendront rentables !

Plus courantes, les initiatives web se multiplient au sein des journaux et des magazines, une grande partie d'entre eux disposant aujourd'hui de leur portail dédié sur Internet. Ces stratégies sont intéressantes à plusieurs niveaux. Pour les patrons de presse, le web constitue une nouvelle source de revenu, encore renforcée par la vague 2.0 et son lot d'outils de recrutement / fidélisation de lecteurs et de services commercialisables en ligne -web participatif, forums, Tag2D, etc. Pour les journalistes, les stratégies multi-supports sont autant d'opportunités de renforcer les rédactions et de jouer sur les complémentarités : analyse sur le papier / actualité spontanée sur le web ; brève sur le papier / dossier de fond sur le web par exemple.

Cette tendance à l'interdépendance des supports a d'ailleurs donné naissance à un nouveau terme, le cross-média, où la capacité d'appréhender l'ensemble des supports (web, papier, mobile, e-paper, …) comme autant de composantes d'un média. En formalisant le principe de mise en réseau, le cross-média semble aujourd'hui ouvrir de nouveaux horizons et de nouvelles perspectives de développement aux dirigeants de groupes de presse (par la monétisation d'une partie de l'audience notamment) comme à leurs rédactions (par la mise en place d'une ligne éditoriale cross-média intégrant les nouveaux outils interactifs).

A l'image des publicitaires, comme Lagardère et sa fameuse campagne « Emma Je T'aime », utilisée conjointement sur différents canaux (web, papier, affichage, …), le journaliste peut aujourd'hui fournir du contenu à son lecteur en permanence : article présentant un artiste dans le journal du matin, vidéo du dernier concert de l'artiste en ligne sur le site dans la journée, reportage photo dans le hors-série sur sa tournée internationale, etc.

Ainsi le web ne serait-il pas l'ennemi du papier mais une source de valorisation des titres et d'élargissement de l'audience. De quoi transformer la menace numérique en réelle opportunité !

Source : NetEco.com
Publié par Nicolas Boutet