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samedi 24 octobre 2015

Médias_Québec, Bernard Derome, animateur matinal

Après avoir agrémenté les fins de soirée des Québécois pendant 33 ans, Bernard Derome change non seulement de médium, mais de créneau. L’ex-chef d’antenne du Téléjournal de Radio-Canada devient le nouvel animateur matinal de Radio-Classique, l’ancienne antenne de Jean-Pierre Coallier, dorénavant détenue par Gregory Charles.
Lire l'article au complet ici

Source:  JournaldeMontreal

vendredi 20 novembre 2009

Média_Les années Derome: souvenirs d'un colosse de l'information



Bernard Derome a toujours inspiré la confiance. Ça ne change pas, même s'il n'est plus à l'écran au quotidien. Pour la série documentaire Les années Derome, diffusée à Radio-Canada dès le jeudi 26 novembre à 20h, le chef d'antenne a convaincu Lucien Bouchard, Paul Rose et plusieurs autres de lui livrer leurs réflexions, parfois inédites, sur des pans majeurs de l'histoire du Québec.

Le titre peut faire croire à une oeuvre narcissique où le chef d'antenne se raconte en quatre heures. Il n'en est rien : on tourne la caméra vers les grands acteurs de l'actualité des quatre dernières décennies. «Un gros conventum d'information», résume Bernard Derome.

Chaque émission porte sur une décennie, en commençant par les années 70 et la crise d'Octobre, le premier événement important couvert par Derome. Deux joueurs majeurs témoignent, l'ancien ministre de la Justice Jérôme Choquette et Paul Rose, membre de la cellule Chénier, plutôt rare dans les médias depuis sa sortie de prison.

Choquette admet qu'il n'a jamais voulu négocier avec le Front de libération du Québec (FLQ) durant la crise, contrairement à Bourassa, qui a été tenté de le faire. «Je vais le laisser y aller, il va faire son flop», s'était-il dit à l'époque. Rose, lui, maintient que la mort de Pierre Laporte n'était pas préméditée. Il n'éprouve pas de réel remords et affirme avoir toujours été en paix avec lui-même. S'est-il pardonné? «Il faudrait qu'il y ait quelque chose à pardonner», répond-il. Selon lui, Laporte a été abandonné «par sa gang» durant sa captivité.

Lucien Bouchard, qui n'avait même pas accepté de revenir sur le référendum de 1995 dans Point de rupture, une oeuvre majeure sur le sujet diffusée à Radio-Canada il y a quelques années, brise le silence cette fois-ci. On l'entend décrire quelle effervescence l'animait au cours de la campagne référendaire. Une excitation telle qu'il n'a eu à écrire aucun discours tellement tout venait tout seul, «porté par les assemblées».

L'émotion est palpable quand il raconte comment ses fils, encore enfants en 1995, ont vu leur père soulever les troupes, dans des documents d'archives. «Les larmes coulaient», dit-il. Comme s'ils découvraient un père qu'ils n'avaient jamais connu, la politique n'ayant pas sa place à table à la maison.

Bernard Derome n'a pas cherché plus loin à savoir si M. Bouchard était toujours souverainiste. «C'est une question qui ne se pose pas. Je pense que c'est à lui de le dire par écrit s'il le veut», dit-il.

D'autres intervenants, comme Claude Charron, Robert Charlebois et Daniel Lemire, témoignent plutôt de la mouvance du peuple québécois, chacun à leur époque. Charron se désole notamment de l'«ennui mortel» qui caractérise la vie politique d'aujourd'hui en comparaison avec celle qu'il a connue.

Bernard Derome a plus d'un projet dans sa manche, notamment un documentaire sur un sujet contemporain qu'il ne souhaite pas dévoiler, et d'autres projets chez des producteurs privés et à l'Institut d'études internationales de l'UQAM. La longue entrevue avec Paul Rose pourrait aussi servir à un documentaire sur la crise d'Octobre, en vue du 40e anniversaire l'an prochain.

Les années Derome sera aussi diffusée à RDI, le dimanche à 18h, et disponible sur le site Web de Radio-Canada durant une année.

Source : CyberPresse

vendredi 22 mai 2009

Média_Bernard Derome s'inquiète pour l'avenir de Radio-Canada




À la barre du Téléjournal pendant 33 ans, Bernard Derome a profité de son passage à l'Assemblée nationale où il recevait jeudi la Médaille d'Honneur, pour faire part de ses inquiétudes face à l'avenir de la société d'État qui vit présentement une situation financière difficile.

«Si on devait continuer à se faire couper les jambes, année après année, budget après budget, si la norme signifie que désormais, on doit gérer la décroissance, comment une institution comme Radio-Canada qui a été au centre du développement des francophones et qui continue de l'être, comment cette société de services publics qui est la référence en information pourrait-elle le demeurer? On connaît les conséquences d'un nivellement par le bas, il n'y aurait que des perdants sur toute la ligne», a-t-il déclaré.

Il n'a pas manqué de qualifier les récentes décisions prises par Ottawa «d'entreprise idéologique de la part du gouvernement fédéral». L'ancien journaliste a du même souffle invité la population à se mobiliser pour assurer la survie de la SRC.

Source : CyberPresse

dimanche 28 décembre 2008

Média_Québec, Une page d'histoire se tourne à Radio-Canada




«Pour toi Céline.» Trémolo dans la voix, Bernard Derome a tendu une rose jaune à Céline Galipeau, qui lui succédera. .

(Montréal) C'est fait : Bernard Derome a animé son dernier Téléjournal, jeudi soir. Après 34 ans comme chef d'antenne du bulletin de fin de soirée, «Monsieur Élections» a tourné une page historique à Radio-Canada dans un grand moment d'émotion.

Tour à tour, les journalistes l'ont remercié et souligné son départ. «Rigueur. Le mot vous appartient», lui a lancé Gérald Fillion, alors que Michel Chabot lui a cité du Voltaire, un de ses écrivains préférés.

En conclusion, Bernard Derome a voulu souligner que, pour lui et pour plusieurs, «Radio-Canada reste LA référence en information». Le trémolo dans la voix, il a aussi remercié ses techniciens, ses enfants, avant de tendre une rose «pour toi Céline», laissant la voie libre à celle qui lui succède, Céline Galipeau. Tout le centre d'information s'est aussitôt levé pour applaudir ce grand personnage.

Après son ultime Téléjournal, écourté à 30 minutes, Radio-Canada a présenté l'émission spéciale Bonsoir Bernard Derome, dans laquelle il se livrait à l'animateur Michel Désautels. Le chef d'antenne s'est remémoré des souvenirs marquants de carrière, comme l'esprit qui régnait sur le plateau de la soirée référendaire en 1995. «Je n'avais jamais vu une atmosphère aussi lourde que celle-là. C'était à couper au couteau, presque affolant.»

Il a aussi relaté qu'à son arrivée au Téléjournal, il a instauré les réunions de production dans une équipe un peu désorganisée.

Bernard Derome
a entrepris sa carrière à la station de radio CJBR à Rimouski en 1963, avant de passer à Radio-Canada à Montréal deux ans plus tard. Il animera l'émission Aujourd'hui, mais c'est en pleine crise d'Octobre de 1970 qu'il deviendra chef d'antenne au Téléjournal. Il y restera jusqu'en 1998, remplacé par Stéphan Bureau, avant d'y effectuer un retour en 2004.

Durant tout ce temps, il aura présenté 24 soirées d'élections ou référendaires, en plus d'animer l'émission 5 sur 5 à Radio-Canada et Le monde à RDI.

Au chapitre des honneurs, Bernard Derome a reçu le prix Olivar-Asselin, en plus d'avoir été fait membre de l'Ordre du Canada et chevalier de l'Ordre national du Québec.

Les plus vieux se souviennent qu'il a aussi été choisi troisième plus bel homme du Canada en 1973 lors du concours annuel organisé par Lise Payette.

Il aura 65 ans en janvier.

Source : LaPresseAffaires
Par : Martin Martel et Richard Therrien