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mercredi 30 décembre 2009

Affichage Numérique_Etats-Unis : Le luxembourgeois Jamendo Pro signe avec Intava





La compagnie américaine Intava utilisera le catalogue de Jamendo Pro au sein de son nouveau produit de musique in-store Backbeat (une sorte de jukebox pour restaurants et magasins, cf photo).

Lancée en janvier 2009, Jamendo Pro est, comme son nom l’indique, l’offre B2B du luxembourgeois Jamendo.com, une plate-forme musicale mondiale disposant de plus de 200,000 titres sous licence Creative Commons.

Entres autres références, le catalogue de Jamendo Pro est aujourd’hui utilisé pour l’ambiance sonore de plus de 200 magasins Saint Maclou en Europe et de la chaîne de boulangeries/pâtisseries La Boulange aux Etats-Unis.

Source : OOH-TV

mercredi 15 avril 2009

Musique_Musique en ligne : beaucoup de services, mais pas de rentabilité



C'est le constat de la première d'une série de tables rondes consacrées à la création musicale et Internet, inaugurée ce 14 avril par la secrétaire d'Etat au Développement du numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.

« L'offre légale [de contenus culturels sur Internet, NDLR] est faible, elle peut être décevante, en termes de quantité et d'accès. » Ce n'est pas une association d'internautes ou de défense des consommateurs qui le dit, mais Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique ! Elle inaugurait ce mardi 14 avril au matin la première d'une série de tables rondes organisées par le secrétariat d'Etat et le magazine SVM sur le thème du financement de la création musicale sur Internet.

Si les acteurs invités (1) avaient tous des modèles et des préoccupations différents, un même constat les réunit : la difficulté d'être aujourd'hui rentable. Selon François Gerber, directeur de l'activité dématérialisée de la Fnac, aucun site de vente de musique ne peut y prétendre. C'est le cas aussi des autres participants à ce débat : VirginMega ne l'est pas, ni Deezer, ni Jamendo, site de distribution de musique sous licence libre, ni la webradio Goomradio.com, qui compte y parvenir cette année.

Certains problèmes font, cela dit, désormais partie du passé, comme les DRM (verrous numériques), longtemps accusés de ralentir le développement du marché. « Nous proposons aujourd'hui 4 millions de titres en MP3. Il y a beaucoup de progrès qui ont été faits, reconnaît Laurent Fiscal, PDG de VirginMega. La seule différence avec la distribution illégale, c'est le prix. »

Pas d'offre propre chez Free

Mais tout n'est pas réglé, loin de là. « On a multiplié les canaux de diffusion et d'échange sans se poser la question du financement des contenus », a reconnu Nathalie Kosciusko-Morizet. Fort de 7 millions de membres inscrits et de 5 millions de visiteurs uniques, le site légal de streaming Deezer espère atteindre la rentabilité à la fin de l'année mais attire l'attention sur le partage des revenus avec les producteurs. « Entre 50 et 70 % [des sommes, NDLR] vont aux producteurs, affirme Jonathan Benassaya, PDG du site. Je connais très peu d'industries où le fournisseur reçoit 50 à 70 % du prix de vente au consommateur. »

Orange tient à peu près le même discours, estimant que les marges demandées par les producteurs pour son service Musique Max l'ont conduit à proposer aux consommateurs un prix plus élevé qu'envisagé, à savoir 12 euros par mois au lieu de 10 ( ce qui donne droit à un maximum de 500 titres). Avec pour conséquence un résultat mitigé en termes de nombre d'abonnements.

C'est d'ailleurs pour cette raison que Free, présent également à cette table ronde, ne propose pas de service de musique propre, comme peuvent le faire Orange et SFR. La filiale d'Iliad craint même l'apparition d'une nouvelle taxe imposée aux FAI pour financer la filière musicale, comme ils le font déjà pour le cinéma (contribution au Cosip) et l'audiovisuel public. C'est en tout cas, il est vrai, une revendication récurrente de l'industrie de la musique, en particulier de la Sacem.

(1) Deezer, la Fnac, Free, Goomradio.com, Jamendo, MyMajorCompany, l'Observatoire de la musique, Orange, Radio Néo, SFR, VirginMega.

Source : 01Net.com Par : Arnaud Devillard

samedi 30 juin 2007

Musique_Avec Jamendo, la musique s'inspire du logiciel libre



Avec Jamendo, la musique s'inspire du logiciel libre

Cette plateforme de musique en ligne a recours aux licences Creative Commons pour proposer du téléchargement et de l'écoute de façon entièrement gratuite et légale.

A la fin du mois de mars dernier, le site de musique en ligne Jamendo a franchi un cap symbolique, celui du million d'albums téléchargés depuis son lancement en 2005. Mais cette plateforme, bien qu'essentiellement gratuite, ne devrait pas susciter l'ire de l'industrie du disque. Basée au Luxembourg et fondée par trois Français passionnés de musique et de logiciels libres, elle mise en effet sur l'utilisation de licences spécifiques, baptisées « Creative Commons », pour diffuser des œuvres musicales de façon gratuite mais en respectant totalement les droits des créateurs.

A l'origine du projet, en 2004, un constat simple : les réseaux P2P sont très efficaces quand il s'agit de retrouver le dernier Madonna, U2 ou Norah Jones, mais nuls si l'on tape le nom de son groupe régional favori. « Notre réflexion fut la suivante: comment offrir ce service et ce métier en s'appuyant sur eMule, la plus grande plate-forme mondiale d'échanges de fichiers en P2P, tout en étant légal », explique Laurent Kratz, président et l'un des co-fondateurs de Jamendo. Le site démarre il y a deux ans avec quelques centaines de groupes au catalogue. Il offrait 2000 albums à la fin 2006 et en compte aujourd'hui 4000, signés par plus de 1500 artistes suivis et notés par plus de 15.000 abonnés.

Mais inutile de chercher les vedettes du Top 50, ni celles peuplant les pages de Rolling Stone. Jamendo trouve sa raison d'être dans la théorie de la Long Tail : « Nous préférons multiplier l'infinité des niches, trouver et régler notre modèle économique sur cette base pour ensuite aller vers le haut », note le patron de Jamendo. Pour l'heure, écoute en streaming et téléchargement sont entièrement gratuits sur l'ensemble du catalogue. C'est d'ailleurs là l'une des originalités de Jamendo.

Le modèle repose d'abord sur la publicité, soit un chiffre d'affaires encore très modeste qui oscille entre 3000€ et 5000€/mois. « Cela permet de payer deux salaires », indique Laurent Kratz. Ce qui ne l'empêche pas de miser sur un potentiel de trafic bien plus important. Avec un atout : une audience déjà très internationale grâce à des versions localisées. La France (un cinquième du total), les Etats-Unis, l'Allemagne et la Pologne se partagent ainsi les deux-tiers du trafic, suivis par l'Espagne et l'Italie. La plate-forme devrait être disponible en mandarin dès la rentrée prochaine, et donc prête à attaquer le marché chinois. Le site table sur 10.000 albums en magasin pour la fin de cette année et entre 300.000 et 400.000 abonnés.

S'il est officiellement gratuit, Jamendo ne s'interdit pas de faire appel aux dons des visiteurs désireux de remercier les artistes qu'ils ont appréciés. Le site prélèvant 10% des sommes versées volontairement. Mais le don comme forme de paiement n'est pas le seul principe inspiré par le secteur du logiciel.

« L'idée des licences Creative Commons s'est imposée naturellement dès l'origine du projet. Nous sommes tous issus de la génération Mozilla-Firefox, BitTorrent et Linux. Nous avons voulu adapter et étendre le concept du logiciel libre au domaine artistique: photo, musique ou vidéo », poursuit Laurent Kratz. Les licences Creative Commons permettent aux artistes de diffuser leur musique gratuitement et librement tout en préservant leur droit fondamental d'auteur. « Cette licence, c'est le contrat par défaut entre l'artiste et son public, étant entendu que la copie est toujours légale », rappelle Laurent Kratz. En revanche, certains droits sont en quelque sorte « réservés ». Exemple : la diffusion et la reproduction d'une œuvre pourront être exclue dans un cadre commercial. C'est l'option choisie par 80% des artistes présents sur le site.


Fiche d'identité : Jamendo

Domaine d'activité : Distribution de musique en ligne
Année de création : 2005
Effectifs : 4
Dirigeant : Laurent Kratz
Fondateurs : Sylvain Zimmer, Laurent Kratz, et Pierre Gérard
Capital : 12 500 €
Levée(s) de fonds : 1ère levée de fonds en cours de finalisation
Actionnaire(s) : Laurent Kratz (33,3%), Sylvain Zimmer (33,3%), et Pierre Gérard (33,3%)
Chiffre d'affaires 2006 : 50 000€
Concurrents : Magnatune (US), PumpAudio (US)

Source : La Newsletter High Tech