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samedi 25 septembre 2010

Média_2010, le redémarrage pour la presse gratuite ?




Audrey Romani
dresse un état des lieux de la presse gratuite, le mercredi 22 septembre 2010 sur BFM Radio. (Télécharger)

Les gratuits ont plutôt bien résisté à la crise et à la dégradation du marché publicitaire: un chiffre d'affaires en baisse de 5 % pour Métro en 2009, et stable pour 20minutes. Ces résultats sont plutôt satisfaisants si on les compare à la baisse de plus de 10% du marché publicitaire tous médias confondus.

Pour le Syndicat de la Presse Gratuite, 2010 s'annonce encore mieux, avec une stabilisation, voire un léger retour de la pub.

Toujours plus de territoires

Dans ce panorama, c'est 20 Minutes qui tire le mieux son épingle du jeu. Numéro 1 en diffusion et numéro 1 en audience, avec 2 millions 700 mille lecteurs quotidiens, juste devant Métro et ses 2 millions 400 mille lecteurs. Selon l'Observatoire de veille Kantar Media, 20 Minutes serait aussi le premier titre de presse quotidienne en terme d'investissements publicitaires.

Il faut offrir maintenant aux annonceurs nationaux la couverture du territoire la plus large possible. Pour le moment, 60% de la diffusion des gratuits se fait toujours à Paris et en Ile- de-France. Il y aura désormais 15 éditions régionales pour Métro, 11 pour 20 Minutes.

La rédaction avec Audrey Romani - radiobfm.com

Source : RadioBFM.com

samedi 25 octobre 2008

Média_La presse magazine française se développera peu d'ici 2012



Cette faible croissance (2,7%), mesurée par une étude de PriceWaterhouseCoopers, s'explique par "la relative saturation du marché".

La presse française en situation de quasi-paupérisation
La presse magazine devrait peiner à se développer ces cinq prochaines années. Ce marché croîtra de seulement 3,5% dans le monde d'ici 2012, pour atteindre une valeur de 95 milliards d'euros, selon une étude de PriceWaterhouseCoopers publiée mardi 21 octobre.
"L'érosion de la diffusion, le plafonnement des recettes publicitaires et l'émergence de nouveaux médias sont autant de facteurs qui expliquent la faible croissance de secteur de la presse magazine dans le monde", indique cette étude dévoilée à l'occasion d'un débat organisé par l'Association pour la promotion de la presse magazine (APPM).

Croissance de 9,2% dans les pays émergents

La situation devrait être contrastée selon les zones géographiques. En bas du tableau, l'Europe de l'Ouest avec un taux de croissance annuel de 2,5%. A l'opposé, les pays émergents qui devraient afficher une hausse de 9,2% en Russie, Chine, Inde et Brésil. Entre-deux, les Etats-Unis, avec une croissance de 3,8%
En France, la croissance annuelle devrait atteindre 2,7%. "La relative saturation du marché, l'ouverture de la publicité TV à la grande distribution ou encore l'application de la directive SMA (qui assouplit les règles de diffusion de la publicité à la télévision, ndlr) contribuent au climat morose que connaît la presse magazine", souligne l'étude.

La publicité en ligne limitée à 8% des revenus

En Europe de l'ouest, la croissance du secteur de la presse magazine devrait être essentiellement portée par le numérique.
Problème pour les éditeurs: le poids du numérique dans les revenus de l'industrie ne devrait pas s'élever significativement. La publicité sur les sites de presse magazine connaîtra certes une croissance de 44,2% entre 2008 et 2012, mais elle ne représentera que 8% des revenus publicitaires en 2012.
D'après une étude réalisée par le cabinet auprès de 5.000 consommateurs dans le monde, 60% des lecteurs sont intéressés par la lecture de leurs contenus sur internet, même s'ils préfèrent encore la version papier de leurs magazines.
Dans les cinq prochaines années, plus de la moitié pensent passer moins de temps à lire la presse magazine sur papier et davantage sur les supports digitaux (e-paper, mobile, GPS...). Mais seulement un ménage sur deux se dit prêt à acheter des magazines en version papier s'ils sont également disponibles en ligne.

L'e-paper vaut 47% du journal papier pour les lecteurs

En outre, "dans l'esprit du consommateur, le contenu magazine sur un support numérique vaut moins cher qu'un contenu papier", note l'étude.
Le prix que les personnes interrogées seraient prêtes à payer pour accéder au contenu d'un magazine sur un support numérique correspond à 47% du prix de la version papier pour l'e-paper et 35% pour les appareils mobiles.
Les consommateurs ne seraient prêt à payer que 66% du prix actuel pour un ensemble e-paper/papier et 54% du prix actuel pour un ensemble appareil mobile/papier.
Un des enjeux des prochaines années consistera donc à rendre rentables ces nouvelles activités, note l'étude, qui rappelle qu'actuellement les revenus numériques ne couvrent que 40% des dépenses aux Etats-Unis.

Source : Challenges.fr