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dimanche 5 juillet 2009

Média_ La radio, témoin de l’histoire



Des radios des années trente aux jeux électroniques, ce musée possède de vrais trésors

«C’est une sacrée collection. Je possède trois mille cinq cents postes de TSF (Transmission sans fil). Actuellement, deux mille d’entre eux sont exposés », lance Daniel Perrin, guid e au Musée de la radio et des jeux électroniques.
A Saint-Victor-sur-Arlanc,
depuis plus de vingt ans, les visiteurs viennent découvrir un large éventail d’objets datant de 1924, pour le plus ancien, aux années quatre-vingt. Installée depuis deux ans dans un lieu plus spacieux, la collection s’est encore enrichie.

Passionné par l’électronique, Daniel Perrin se souvient : « J’ai commencé par hasard en récupérant dans des brocantes mes premiers postes. Ce fut comme un déclic, et j’ai décidé de continuer. » Vingt-cinq ans de passion qu’il transmet aujourd’hui à travers les visites du musée.

Dans la première salle, Daniel Perrin a choisi de mettre l’accent sur l’évolution de la TSF. Parmi les objets les plus insolites, l’Élgéolyne est en parfait état de marche. Créé en 1926, ce poste de TSF reste une véritable innovation technique.
Pendant la visite, le public est captivé par l’histoire de chaque objet. « Il faut garder à l’esprit que la radio est un témoin de l’histoire du XXe siècle », souligne Daniel Perrin. Reflétant chaque époque, les postes conservent souvent une esthétique spécifique. Avec leurs pieds « tulipes » et leurs formes arrondies, les tourne-disques des années soixante-dix conservent un style très « seventies ». A l’étage, le bric-à-brac s’étend.

Daniel Perrin s’improvise alors disc jockey sur un air des années quatre-vingt. « Faire danser les gens, c’est le côté agréable de la visite. »
L’exposition s’achève avec les jeux électroniques. « Encore une collection, mais dans un domaine bien différent. Je ne joue pas, je collectionne tout simplement. » Un seul mot d’ordre : la passion.

Source : LeProgres.fr
Par : Laurie Lyothier


Ouvert tous les jours de 14 à 19 heures. Réservation conseillée au 0471033425.
Rens : office de tourisme de Craponne-sur-Arzo au 0471032314 ou sur www.otcraponne.com.

lundi 10 septembre 2007

Media_Mort de Jean-François Bizot, fondateur d'Actuel et de Radio-Nova




Jean-François Bizot, fondateur du journal Actuel et de Radio Nova, grande figure de la contre-culture qu'il a fait connaître par la presse, la littérature ou le cinéma, est mort samedi à Paris des suites d'un cancer à l'âge de 63 ans.

Grand reporter, écrivain, patron de presse, éditeur de musique et découvreur de talents, Jean-François Bizot a succombé à la maladie dont il souffrait depuis plusieurs années et dont il avait fait le sujet d'un ouvrage, "Un moment de faiblesse" (2003, Grasset).

Jean-François Bizot avait lancé le journal Actuel en 1970 avec Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud et Bernard Kouchner. Il avait également repris la radio TSF, radio de jazz, fondé la radio musicale Radio Nova et était également producteur de télévision, réalisateur de documentaires et producteur de disques.

Du mouvement hippie au hip hop ou à la techno, le journaliste s'était passionné pour toutes les cultures underground.

En 1970, cet ingénieur économiste, devenu journaliste à l'Express, fils de famille issu de la bourgeoisie catholique avait fondé Actuel, un magazine à l'époque détonnant. Ce premier organe de "free press" à la française, surfant sur des sujets comme la drogue, le rock, l'écologie, la libération sexuelle, les minorités et les communautés a marqué la génération post-68.

Jean-François Bizot avait fait la "révolution" de mai 1968. Avant que son père ne lui confie "800 millions de centimes" (de francs). "J'ai eu envie de le diffuser. Ça dure depuis trente ans. Qu'est-ce qu'on a pu m'emmerder sur cet argent !", expliquait-il.

Dans l'équipe d'Actuel figurait notamment Bernard Kouchner, qui devait s'illustrer au Biafra en lançant l'aventure des "french doctors" et qui dirige désormais la diplomatie française. Bernard Kouchner a salué lundi en Bizot "un formidable compagnon d'aventures" qui était "l'homme des traverses, de ces contre-cultures d'où jaillissent la vie".

Né le 19 août 1944, Jean-François Bizot, maoïste puis libertaire, était avant tout à l'affût de nouvelles tendances. Sa définition de l'underground : "savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte".

Auteur de nombreux ouvrages, romans, ou essais, passionné d'Afrique, il se targuait d'être un découvreur de talents, comme avec le comédien Jamel Debbouze.

Bizot avait sabordé Actuel en 1975, en pleine gloire, par "lassitude", avant de le faire renaître en 1979, jusqu'en 1994. En 1981, il avait fondé Radio Nova et Nova mag. Il reprendra TSF, la radio jazz, réalisera des documentaires pour Arte et Canal+.

En 2003, fustigeant la pensée "politiquement correcte" de l'époque et l'évolution des médias, il confiait : "Je suis devenu démodé. Les modes, ça m'a énervé. De toute façon, elles reviennent toujours". La même année, dans un livre cru, "Un moment de faiblesse", il avait raconté sa lutte contre "Jack le squatter", le cancer qui l'a emporté samedi.

Réalisateur d'un film "La route", en 1973, Bizot était également l'auteur de nombreux ouvrages, romans, enquêtes ou essais dont "Au Parti des socialistes" (1975) avec Léon Mercadet et Patrice Van Eersel, "Underground, l'histoire". (Denoël, 2001), les romans "Les Déclassés" (1976) ou "Les Années blanches" (1979). Il a également traduit des oeuvres de Charles Bukowski.

Source : AFP Google