Source: RadioCanada
Spécialisé et passionné en développement des affaires: Radiodiffusion numérique, webdiffusion, radio corporative, radio thématique, nouveaux médias, logiciel d'automation radio, Des articles de diverses sources intéressantes sont classés sur ce blog en ordre chronologique. C'est ma passion que je partage avec vous depuis plus de dix-neuf ans!
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jeudi 15 février 2018
Médias_Montréal, CIBL reprend progressivement du service
Le silence radio de la station communautaire CIBL
sera brisé à compter de la semaine prochaine avec une reprise
progressive de ses activités...La
station est en dormance depuis le 5 janvier en raison de difficultés
financières. L'organisme a suspendu de manière temporaire sa douzaine
d'employés et aucune émission n'est diffusée...
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Source: RadioCanada
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samedi 13 janvier 2018
Médias_Montréal, Les employés de CIBL déçus après leur rencontre avec le C. A.
Les employés de CIBL, mis à pied en raison de la
situation financière de la radio montréalaise, se disent déçus après
leur rencontre avec le conseil d'administration, mais déterminés à
sauver leur station...Il n’y a rien de concret qui a été annoncé pour la suite des choses à CIBL ni à court, ni à moyen, ni à long terme.
Julien Poirier-Malo, animateur de La matinale à CIBL
Lire l'article ici
Source: RadioCanada
Julien Poirier-Malo, animateur de La matinale à CIBL
Source: RadioCanada
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samedi, janvier 13, 2018
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jeudi 11 janvier 2018
Médias_CIBL met à pied tous ses employés jusqu'à nouvel ordre
La radio communautaire montréalaise CIBL a mis à pied ses treize
employés jusqu'à nouvel ordre, vendredi (05 Jan 2018), en raison «d'une situation
financière rendant impossible la poursuite des activités de
l'organisation» selon le message envoyé aux employés...
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Source: LaPresse
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mardi 27 décembre 2016
Médias_Québec, Plus de 350 000 vues pour le 1er CIBL Facebook Live
Jeudi 1er décembre à 13h00, CIBL diffusait en direct sur Facebook
un grand concert gratuit de 6 heures. Les auditeurs et les internautes
ont pu écouter les 26 artistes participant simultanément en ondes et sur
les ordinateurs, tablettes et téléphones intelligents. Au total, l’événement Facebook Live a été enregistré plus de 350 000 vues en 48h.
Lire l'article au complet ici
Source: ActusMedias
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mardi, décembre 27, 2016
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lundi 11 avril 2016
Médias_Montréal, CISM et CIBL, ou la proximité dans un univers en expansion
Les deux occupent une place bien spéciale,
marginale et communautaire à souhait sur la bande FM de Montréal. CISM
fête ses 25 ans. CIBL en aura bientôt 35. Le patron de l’une s’en va. Un
nouveau «boss» arrive pour l’autre. Beau temps pour des bilans et voir
ce qui se pointe devant. Penser globalement, agir localement. Le mot d’ordre écolo semble se
renverser chez Arnaud Larsonneur, nouveau directeur général de CIBL,
101,5 FM, la radio communautaire de Montréal : il a passé les huit
dernières années à agir dans différents pays du monde au service d’un
média chaque fois pensé pour sa proximité avec les localités desservies.
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vendredi 16 août 2013
Média_Canada, Québec, Gilles Payer fera de la radio à la télé
Gilles Payer, qui fut jadis l’animateur de Double défi, aura sa quotidienne culturelle à la radio et à la télé cet automne, intitulée Catherine et Laurent.
MAtv, qui parle de rendez-vous «radiovisuel», s’immiscera du lundi au jeudi dans les studios de CIBL à Montréal pour retransmettre la deuxième heure de cette émission radiophonique diffusée de 16h à 18h.
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Source: LaPresse
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vendredi 28 octobre 2011
Média_Canada, Québec, Redéfinir le son de CIBL
CIBL Radio-Montréal fait plus qu'emménager dans des studios flambants neufs d'ici trois semaines. Avec l'arrivée du vétéran de la radio Jean-Richard Lefebvre à titre de directeur musical, la station entreprend aussi un renouveau musical. Ses nouveaux locaux situés au beau milieu du Quartier des spectacles en multiplieront les possibilités.
«Nous voulons redéfinir le son de la station en capitalisant sur tout ce qui a déjà été fait», explique M. Lefebvre, qui a travaillé pour Espace Musique et Galaxie.
Consulter l'article dans son intégralité.
Source : LaPresse
«Nous voulons redéfinir le son de la station en capitalisant sur tout ce qui a déjà été fait», explique M. Lefebvre, qui a travaillé pour Espace Musique et Galaxie.
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vendredi, octobre 28, 2011
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samedi 22 octobre 2011
Média_Canada, Québec, CIBL: petite histoire d'une radio citoyenne
L'avenir des médias est dans l'hyper-local, répète-t-on. Même Arianna Huffington, la gourou américaine propriétaire du Huffington Post, le pense. Si c'est vrai, alors CIBL est à l'avant-garde.
Le 101,5 FM, qui a célébré ses 30 ans l'an dernier (et qui vient de lancer un livre racontant son histoire) est hyper-local depuis trois décennies.
NOTE D'ANDRÉ ROCHELEAU :
Je félicite la direction en place depuis une bonne période, particulièrement Éric Lefebvre, D.G., Gilles Labelle, Directeur général adjoint, responsable de la programmation et Jean-Richard Lefebvre, Directeur musical....ainsi que tous les autres artisans, cette équipe m'impressionne tout comme leurs objectifs....BRAVO!
Consulter l'article dans son intégralité.
Source : Cyberpresse
Le 101,5 FM, qui a célébré ses 30 ans l'an dernier (et qui vient de lancer un livre racontant son histoire) est hyper-local depuis trois décennies.
NOTE D'ANDRÉ ROCHELEAU :
Je félicite la direction en place depuis une bonne période, particulièrement Éric Lefebvre, D.G., Gilles Labelle, Directeur général adjoint, responsable de la programmation et Jean-Richard Lefebvre, Directeur musical....ainsi que tous les autres artisans, cette équipe m'impressionne tout comme leurs objectifs....BRAVO!
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dimanche 14 août 2011
Média_Canada, Québec, CIBL Radio-Montréal – La radio 100% Canadienne
On dit souvent que la radio est une histoire de passion, cette station en est le parfait exemple !
Existant principalement grâce aux bénévoles et à des passionnés de radio, CIBL Radio-Montréal constitue un tremplin pour de nombreux talents depuis sa création en 1980. De nombreuses personnalités y ont fait leurs débuts comme Guy Lepage, humoriste et créateur d’ « Un Gars, une Fille ».
C’est pour qui ? Les amateurs de musique francophone et ceux qui ont envie de découvrir ceux qui font la culture montréalaise et québécoise.
Consulter l'article dans son intégralité.
Source : LePost.fr
Existant principalement grâce aux bénévoles et à des passionnés de radio, CIBL Radio-Montréal constitue un tremplin pour de nombreux talents depuis sa création en 1980. De nombreuses personnalités y ont fait leurs débuts comme Guy Lepage, humoriste et créateur d’ « Un Gars, une Fille ».
C’est pour qui ? Les amateurs de musique francophone et ceux qui ont envie de découvrir ceux qui font la culture montréalaise et québécoise.
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lundi 26 avril 2010
Média_Radio communautaire - La pépinière CIBL a 30 ans

Il y a trente ans aujourd'hui naissait la radio communautaire CIBL. Retour sur trois décennies d'engagement, d'information et de formation dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal avant le déménagement prochain au centre-ville.
Les émissions matinales des radios québécoises ont souvent des titres ambigus: C'est bien meilleur le matin (95,1 FM), Puisqu'il faut se lever (98,5, FM), Lève-toi et marche (CKOI, 96,9)... Celle de CIBL, le 101,5 Radio-Montréal, s'appelle Les Oranges pressées, tout simplement. C'est là, de 6h à 9h, qu'est donné le coup d'envoi des célébrations du trentième anniversaire de la plus célèbre station communautaire sur les trente-quatre que compte le Québec.
L'animateur Marc-André Carignan reçoit pour l'occasion tous ceux qui l'ont précédé au micro du réveil pendant trois décennies, dont Patrick Masbourian et Jean-René Dufort, devenus depuis des vedettes de la communication. Monique Giroux aussi. «Je dis toujours que CIBL c'est mon alma mater, raconte l'animatrice. J'ai un diplôme de secondaire 5 et j'ai décroché après deux mois de cégep en photo. Je préférais ce que la vie m'apprenait, et c'est à CIBL que j'ai appris et peaufiné mon métier.»
Elle a été recrutée par la station du boulevard Pie IX, fin 1985, d'abord pour des chroniques culturelles, puis à la barre d'une émission musicale, un dimanche matin sur deux, pendant six ans. Elle continue dans la même veine à la deuxième chaîne de Radio-Canada.
«CIBL, c'est un lieu de liberté et d'audace. À Radio-Canada, je fais en gros essentiellement ce que je faisais, avec 25 ans d'expérience et une paye en plus», dit Mme Giroux en riant. Elle rappelle que les généreux animateurs ou collaborateurs finissent par payer de leur poche pour acheter des disques ou se déplacer par exemple.
Des bénévoles, l'entreprise en compte des centaines, et ce n'est pas une image. Près de 5000 personnes y ont travaillé gratuitement depuis l'ouverture. Mieux: une quinzaine d'employés sont maintenant rémunérés, quatre fois plus qu'en 2005, parce que, franchement, la vie est belle pour CIBL.
«Il y a sept ou huit ans, la station était en faillite technique, mais, aujourd'hui, on se porte mieux que jamais», résume le directeur général, Éric Lefebvre. Il donne d'autres preuves tangibles: le budget équilibré de quelque 800 000 $; la hausse des ventes publicitaires de 400 % au cours des cinq dernières années; les 140 000 auditeurs fidèles par semaine.
Comment expliquer ce miracle de survivance et de régénération? Le jeune directeur Lefebvre (il a 31 ans et est en poste depuis cinq) parle de la gouvernance, et plus particulièrement de l'aide reçue de certains administrateurs chevronnés qui ont balisé les pratiques tout en recentrant la mission.
«En 2005, nous avons procédé à un vaste auto-examen, explique-t-il. Nous avons décidé de recentrer notre activité comme média de proximité. Elle est là, notre niche. Nous avons donc laissé tomber l'information nationale et internationale pour nous concentrer sur Montréal. La communauté se reconnaît dans notre radio qui la sert bien, mieux que jamais en fait.»
Chaque semaine, une trentaine de journalistes se relaient dans la salle de rédaction. À Terre des hommes, ce matin, à 9h, la collègue du Devoir Lisa-Marie Gervais et son équipe revisitent le Hochelaga-Maisonneuve d'il y a trente ans.
La station, demeurée francophone, ratisse très large. «Nous sommes une radio généraliste, explique le directeur. Il y a du rock un soir et de l'opéra le lendemain. Nous sommes aussi une radio intergénérationnelle. Sur nos ondes, il n'y a pas que des jeunes, mais des collaborateurs de tous les âges, de 17 à 79 ans précisément.»
Un modèle à suivre
C'est ce qui fait de CIBL «une radio-communautaire phare», selon la formule du professeur Richard J. Paradis, du département de communication de l'Université de Montréal. Il souligne que même le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes l'a présentée comme modèle à suivre lors d'audiences sur les médias communautaires, tenues en janvier dernier.
«La radio communautaire, et celle-là en particulier, a su s'implanter au Québec parce que, dès le départ, elle a compris comment se positionner par rapport aux radios commerciales, dit le spécialiste de ce média. Le choix de programmation de CIBL le reflète très bien: elle sert la communauté en donnant la chance à des musiques moins formatées, des informations de proximité et des nouveaux talents aux micros.»
Le défilé des anciens se poursuit toute la journée. À Paroles de femmes à 10h, Antoine Salina reçoit «de grandes dames de CIBL», dont Line Beauchamp, devenue ministre de l'Environnement. Le 4 à 6, en fin de journée, mue en 4 à 7 et reçoit les «porteurs de culture» de la station, dont les journalistes Alain Brunet et Pierre Thibeault et l'animateur comique Richard Z. Sirois, un ancien de Rock & belles oreilles, un autre sous-produit de cette pépinière. Guy A. Lepage, cela vous dit quelque chose?
La prochaine grande mutation viendra du déménagement de HO-MA vers le «carrefour des Mains», à l'intersection Saint-Laurent et Sainte-Catherine, dans le complexe culturel dit du 2.22 révisé à la baisse par le promoteur, la Société de développement Angus.
«Si tout va bien, le chantier ouvrira le 3 mai, explique le directeur. Nous avons besoin d'espace, et nous l'obtiendrons. Nous serons installés là à la fin de l'été 2011 et pour de nombreuses années à venir...»
AJOUT:
ARTICLE DU JOURNAL LA PRESSE DE MONTRÉAL par Nathalie Collard :
La radio communautaire est-elle encore pertinente?
Source : LeDevoir.com Par : Stéphane Baillargeon
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lundi, avril 26, 2010
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mercredi 10 décembre 2008
Média_De journalisme et de technologies: le métier a changé

La semaine dernière, je participais à l’émission hebdomadaire de Michel Dumais, Citoyen numérique, sur les ondes de CIBL Radio-Montréal 101,5 sur la bande FM (que l’on peut écouter en direct ici). Le thème du jour, l’avenir du journalisme et des journalistes.
Parmi les invités, François Bourque, le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui est en congrès d’ailleurs à Québec aujourd’hui et cette fin de semaine. Aussi, via le téléphone, Jeff Mignon, de Mignon Media, une firme spécialisée en stratégie et design de média établie à New York et qui a récemment revu le design du journal Les Affaires et de son site Web, notamment. Également, deux étudiants en journalisme à l’Université de Montréal, Charles Mathon et Stéphane Waffo, qui d’ailleurs couvriront en direct le congrès de la FPJQ (suivez twitter.com/hebdomatrix).
Dans le milieu, mais aussi hors du milieu, le passage à Internet, les nouvelles technologies, les blogues, le Web 2.0, la globalisation de l’information, la Google-isation de l’actualité, et quoi encore, soulèvent des questions, des discussions, des interrogations et quelques débats.
C’est d’ailleurs le thème central de la présente édition du congrès de la FPJQ : La révolution tranquille de l’information. On parlera notamment de la manière d’intégrer les citoyens dans les nouvelles. De l’avenir des médias traditionnels. Des changements du métier reliés au Web lequel oblige les journalistes de l’écrit à s’initier à la vidéo, entre autres. À l’impact de Google, etc. Avant de discuter en plénière de ce qu’est un journaliste.
Je ne veux pas ici entrer dans ce débat de la définition de ce qu’est un journaliste. Et non plus dans celui de savoir si les blogueurs sont des journalistes ou non. Un débat qui n’est pas sans m’en rappeler un autre qui avait eu cours sur la journa-liste (l’ancienne liste de distribution des journalistes, membres ou non de la FPJQ) et qui portait sur qui avait le droit de porter le titre de journaliste. Et qui invariablement glissait sur la pertinence de transformer la Fédération en Ordre professionnel afin de limiter l’usage du titre professionnel de journaliste.
Je dirai simplement qu’à mon humble avis, avant d’être un métier ou une profession, avant d’être soumis à un code d’éthique ou de suivre des règles, être journaliste, c’est un état, un réflexe. Une curiosité, une rigueur. Voilà. Pour le reste, je laisserai à d’autres le soin de tergiverser.
L’influence des technologies
Par contre, côté influence des technologies sur le métier, là, il y a une ou deux choses dont je peux parler pour contribuer à la conversation.
D’abord, précisons d’entrée de jeu que je n’ai pas connu l’époque nostalgique de la dactylo Underwood, ou de la dictée d’un article au téléphone. Je vous épargnerai aussi l’évolution de la typographie à l’éditique, rendue possible par l’informatique et démocratisée par la micro-informatique. Mais malgré tout, j’ai quand même vu passer quelques changements au cours des 20 dernières années. Notamment, parce que notre magazine a été parmi les premiers au Québec à explorer le Web (après Québec Science), ayant déployé un premier site en 1995.
Ce mouvement vers Internet, un virage que l’on prenait presque pour le plaisir d’expérimenter au départ, a sérieusement modifié notre métier, dans les deux directions, d’ailleurs. Tant dans notre processus d’acquisition d’information que dans sa diffusion.
Lorsque j’ai pris la direction de ce magazine, il était mensuel et uniquement imprimé. Puis, en créant notre premier site, on a reproduit le contenu du magazine sur le Web. Ensuite, on a commencé à créer du contenu exclusif pour le Web. Et pour s’attirer des lecteurs, on a commencé à diffuser un bulletin électronique hebdomadaire par courriel, en 2003, un bulletin essentiellement dédié à l’actualité de l’industrie québécoise des TI. Nous avons ensuite augmenté la fréquence de nos envois électroniques à deux fois par semaine en ajoutant des bulletins thématiques, de style magazine.
Il y a quelques mois, nous avons décidé de diffuser un bulletin sur une base quotidienne, fusionnant ainsi le contenu d’actualité et les chroniques ou reportages en une seule publication électronique.
Parallèlement, nous multiplions et expérimentons divers canaux de distribution du contenu que nous créons, via des fils RSS ou des microblogues, par exemple.
Le métier a changé. Pas au fond, mais dans sa forme, dans sa fréquence, dans sa vitesse de réaction. La démarche journalistique demeure (et devrait demeurer, espérons-le) la même. Le danger, cependant, est de confondre la technologie et le genre journalistique, comme l’a souligné de façon pertinente Jeff Mignon dans ses interventions lors de l’émission d’hier. On a souvent tendance à qualifier le blogue, par exemple, de genre alors qu’il s’agit d’une plate-forme, a souligné Jeff Mignon. On retrouve des blogues qui font de l’actualité, de la critique, du commentaire, du pamphlet, de l’enquête, du reportage, de la poésie, du journal intime, etc., tout comme on retrouve ces mêmes genres sur des sites Web, dans des magazines, dans des journaux et autres médias.
Les médias imprimés tout comme les médias électroniques et les blogues permettent l’échange avec les lecteurs et les auditeurs, via les lettres des lecteurs, les « lignes ouvertes » et les commentaires sur les blogues. La vitesse de réaction peut être différente selon la plate-forme, mais au fond, la démarche de communication reste plus ou moins la même.
Une approche plus personnalisée
Ce qui change aujourd’hui cependant, c’est la diversité, le choix des plates-formes, la mesure.
Le citoyen a désormais accès à une multitude de plates-formes d’information. Et arrêtons de penser qu’il y aura une consolidation et que la diversité des sources diminue. Au contraire. Avec Internet, il nous est désormais possible de consulter un plus grand nombre de sources d’information, qu’elles soient des sources brutes ou à valeur ajoutée.
Comme consommateur d’information, nous avons le choix des plates-formes. Journal, magazine, bulletin électronique, site Web et blogue, radio, télé, baladodiffusion et quoi encore. Et souvent, les « news-junkies », les grands amateurs d’informations dont je suis, consomment sur différentes plates-formes. Je suis, par exemple, un abonné au journal Le Devoir, en format électronique. Selon l’endroit où je me trouve et le temps que je peux y accorder, je le lis en ligne en format virtuel ou PDF ou encore, je lis les manchettes via un agrégateur RSS, soit sur mon ordinateur ou sur mon iPhone.
Les médias sont donc devenus des créateurs de contenus, lesquels sont distribués selon plusieurs plates-formes. Et il n’y a pas, pour l’instant et sans doute pour un certain temps sinon toujours, une seule plate-forme qui s’impose. Comme créateurs de contenus, nous sommes pratiquement dans l’obligation d’explorer toutes les plates-formes, c’est-à-dire, tous les moyens de rejoindre notre communauté d’intérêts. Imprimé, Web, courriel, RSS, téléphone mobile, blogue et microblogue, balado audio et vidéo et quoi encore. Il faut permettre ce choix et je suis persuadé que nos lecteurs/auditeurs apprécient cette possibilité de choisir par quel vecteur ils consomment l’information que nous rendons disponible.
Baisse de l’imprimé
Oui, il est possible que l’imprimé diminue, mais ce n’est pas une catastrophe, l’information passe ailleurs et les médias sont dans la business de créer des contenus, pas d’imprimer du papier.
Quand je suis arrivé à Direction informatique, la référence mondiale en matière de publication de l’industrie informatique s’appelait Computerworld, un « tabazine » (magazine de format tabloïd), qui pouvait facilement faire entre 100 et 200 pages imprimées par semaine. Aujourd’hui, Computerworld imprime la moitié moins de pages, lesquelles sont de format magazine. On peut prévoir que d’ici quelques années, la version papier cessera d’être distribuée au profit d’une version électronique, comme ce fut le cas pour PC Magazine et plus près de nous pour Atout Micro.
Par contre, le modèle d’affaires de Computerworld se transpose sur le Web. Selon la haute direction de l’entreprise qui le publie, IDG Communications (Direction informatique fait partie de ce grand réseau de médias spécialisés), la hausse des revenus sur le Web a compensé la baisse des revenus sur papier. Dans notre industrie, nous vivons ce passage sans doute plus rapidement qu’ailleurs, en raison du créneau technologique dans lequel nous évoluons.
Le monde de la mesure
Évidemment, comme toutes les publications, payantes ou gratuites, l’essentiel des revenus des médias est généré par la publicité. Et le monde de la publicité est très bien servi par Internet puisque les instruments de mesure de l’impact des publicités sont beaucoup plus raffinés. C’est d’ailleurs ce qui plaît aux annonceurs.
Les outils de mesure permettent de savoir exactement combien de publicités sont livrées au lecteur, combien de temps ce dernier est exposé à ces publicités et s’il est intéressé à en savoir plus en cliquant sur la pub en question.
Évidemment, cela oblige les éditeurs à mesurer également leur inventaire d’espace publicitaire disponible avec plus de rigueur. Si on part du modèle magazine ou journal, dont le calcul d’inventaire tient à un ratio de page de publicité en fonction du nombre de « pages distribuées » dans le réseau (abonnés et kiosques), sur Internet, l’inventaire est relatif au nombre de pages affichées. Ce qui est entièrement différent. Il faut donc s’arranger pour faire afficher un nombre important de pages. Et mesurer le tout efficacement.
Ce qui change le modèle. Il est tentant de trouver différentes stratégies pour faire augmenter le nombre de ces pages vues. Le positionnement dans Google et toutes les techniques d’optimisation pour les moteurs de recherche font partie de ces stratégies.
La qualité du contenu peut et doit également entrer dans l’équation, mais la tentation est grande de ne donner au lecteur/visiteur que ce qu’il veut. Voilà qui est une source débat, en particulier chez les journalistes : faut-il donner au lecteur que ce qu’il veut ou aussi ce que l’on juge qu’il doit savoir même si ce contenu est moins populaire? Comme journalistes, rédacteurs en chef ou éditeurs, peut-on prétendre savoir mieux que nos lecteurs ce qu’ils doivent lire?
Vers la sémantique
Les outils qui mesurent le trafic sur les sites Web sont pour l’instant assez orientés sur la quantité : le nombre de pages vues, le nombre de visiteurs, la fréquence des visites, le temps de navigation sur le site, etc. L’analyse des contenus est encore assez rudimentaire et repose beaucoup sur des perceptions de la part de ceux qui consultent ces données.
Mais ce n’est que le début. On peut s’attendre à une évolution de la mesure et de l’analyse, encore une fois grâce aux technologies, alors que plusieurs s’attaquent à une approche sémantique des contenus. Déjà, vous voyez des sites Web qui vous proposent d’accéder à d’autre contenu, pertinent à celui que vous êtes en train de consulter. Il y a toutes sortes de façons de réaliser cela, de manière plus ou moins automatique, avec des catégories ou des mots-clés, par exemple. Mais l’approche sémantique, avec des arbres de concepts, permet d’automatiser encore plus ce modèle et avec une précision beaucoup plus grande.
Ceci permet alors aux créateurs de contenu d’offrir une information plus pertinente à leurs lecteurs/visiteurs. De mieux les connaître, de mieux les qualifier. Ceci permettra aussi aux annonceurs de choisir les lecteurs qu’ils veulent rejoindre en s’associant à des contenus spécifiques, personnalisés et en contexte.
Est-ce que cela aura des impacts sur les médias, le journalisme et les journalistes? Certainement. Lesquels? Il faudra voir, mais il est clair que chaque média devra expérimenter, tester, mesurer, analyser les données, échouer, recommencer, innover, évoluer et se distinguer. Bien connaître son public et bien le servir.
Et ça, c’est beaucoup plus que des technologies.
Voici, en vrac, quelques références pour suivre l’évolution des médias dans un contexte de nouvelles technologies:
La communauté MédiaChroniques sur Ning
Le blogue Publishing 2.0
L’observatoire du journalisme
Novovision, un blogue qui traite d’Internet, de médias et de journalisme en ligne
Le blogue de Bruno Boutot
Source : Direction Informatique
Publié par André Rocheleau
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