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dimanche 7 novembre 2010

Média_Journalistes : protégez vos sources !

Les secrets des écoutes téléphoniquesC’est fou ce que les ordinateurs et les téléphones portables des journalistes qui enquêtent sur le scandale Woerth-Bettencourt semblent intéresser voleurs, politiques et magistrats, ces derniers temps.

J’avais déjà eu l’occasion de rédiger, à la demande du CNRS, un manuel expliquant comment contourner la cybersurveillance. Puis, m’inspirant de conseils et recommandations fournis par des agences proches des services de renseignement français, un petit manuel de contre-espionnage informatique. Et, enfin, un petit guide expliquant pourquoi, et comment, fabriquer son propre Wikileaks afin de permettre aux internautes de contacter quelqu’un, facilement, de façon sécurisée, et en toute confidentialité (voir Gorge profonde : le mode d’emploi).

Au vu du climat ambiant, permettez-moi donc de remettre le couvert avec ces quelques conseils, pas seulement techniques mais également de bon sens, et qui permettront, je l’espère, aux journalistes (et pas seulement) de protéger leurs sources, et télécommunications.

 Poursuivre cet article au complet...par ici

Source : LeMonde.fr
Par : jean.marc.manach (sur Facebook) & @manhack (sur Twitter)

jeudi 5 août 2010

Technologie_ Les opérateurs télécoms priés de se mettre au vert




En associant l'écologie au numérique, la Fédération des Télécoms et le Gouvernement comptent réduire la consommation énergétique et l'empreinte carbone de la France.

Pour les fournisseurs d'accès, l'année 2011 sera verte. Et attention, on ne parle pas ici de la couleur des tapis de célèbres jeux d'argent désormais légalisés en ligne. Après le vert "poker" obtenu grâce au Gouvernement, les opérateurs télécoms sont priés aujourd'hui de se mettre davantage au vert "écolo".

En décembre dernier, notre partenaire LesNumeriques.com rappelait à quel point les Box et autres décodeurs TV sont énergivores. Mais comment concilier la croissance de l'économie et des loisirs numériques avec le développement durable ? A défaut de répondre entièrement à la question, les opérateurs viennent de signer une charte dans laquelle ils s'engagent à réduire la consommation énergétique du secteur des télécoms d'ici 2020.

Co-signé par Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, et Frank Esser, Président de la Fédération Française des Télécoms, cet accord porte essentiellement sur 3 points :

- la promotion de l'éco-responsabilité des acteurs du secteur des télécoms
- l’essor de la consommation durable avec la généralisation d’offres de reprise des téléphones usagés et le déploiement de l’affichage environnemental
- la maîtrise énergétique des réseaux, et notamment la réduction de la consommation des Box, des décodeurs et (surtout) des Data-centers.

L'explosion des usages numériques et l'extension des réseaux de télécommunication a considérablement changé la donne. D'après une étude de l'IDATE (fichier PDF - 360Ko), la consommation électrique de la filière télécoms en France a bondi de 45% entre 2005 et 2008 en passant de 4.6 à 7.6 Twh par an. Si la consommation des réseaux mobiles est restée stable, celle des réseaux fixes et des Box a considérablement augmenté.

A titre d'exemple, cette dernière a été multipliée par 5 en l'espace de 3 ans ! L'explication est à chercher du côté de la croissance rapide du taux d'équipement des ménages (informatique...) et du taux de pénétration d'Internet. Rappelons que le nombre d'abonnés ADSL a presque doublé (+91%) entre 2005 et 2008.

Parallèlement à la généralisation du haut-débit, le "Triple play" a par ailleurs accéléré la hausse de la consommation énergétique. En transformant les modems en passerelles multimédias (Box + décodeur IPTV), les opérateurs ont alourdi la facture environnementale et la facture EDF des abonnés par la même occasion. Rappelons que les Box ont vocation à être allumées en permanence pour assurer le service de téléphonie IP ou permettre la diffusion de flux TV.

Parallèlement aux (set top) Box, les opérateurs ont aussi accru leurs capacités en amont pour densifier leurs réseaux (dégroupage avec l'installation de DSLAM et de points de présence), et leurs Data-centers (multiplication des serveurs) pour faire face à la demande de services (VoIP, TV sur IP, VoD, téléchargement, streaming...). Selon l'IDATE, la consommation électrique des datacenters d’opérateurs télécoms est ainsi respectivement passée de 0.3 à 0.5 Twh/an (+66%) sur la période 2005/2008.

Dans un premier temps, les acteurs du secteur (excepté Free qui n'est plus membre de la Fédération Française des Télécoms) veulent donc stabiliser la consommation énergétique malgré la hausse des usages. Dans un deuxième temps (à partir de 2012), l'objectif affiché est de la réduire de manière durable pour que le niveau de consommation en 2020 soit équivalent à celui de la période 2009-2010.

Les opérateurs télécom devraient donc proposer à court terme des équipements (Box et décodeurs notamment) plus économes en optimisant leur efficacité énergétique (mode veille, interrupteur marche/arrêt, choix des composants...). Plutôt que de se bagarrer uniquement sur le terrain de la téléphonie, de la TV ou du SAV, les FAI seront-ils tentés de se différencier les uns des autres sur le terrain du développement durable ? A défaut de tirer beaucoup de fibre optique (pour l'instant), certains FAI pourraient davantage surfer sur la fibre écolo. Après le double, le triple et le quadruple play, à quand un Quintuple Play associant un accès Internet, la téléphonie fixe, un mobile, la TV et un service domotique de gestion énergétique ?

Source : Ariase.com Par François

samedi 20 juin 2009

Technologie_ Intelligence Papineau, un modèle québécois




Le gouvernement du Québec a cité la MRC Papineau, plus précisément Intelligence Papineau, comme un modèle concernant la mise en place de fibre optique dans son nouveau guide d’accompagnement Brancher.

En effet, grâce à cet organisme sans but lucratif, la MRC de Papineau et la Commission au Cœur-des-Vallées ont déployé un vaste réseau de plus de 325 kilomètres de fibres optiques financé en partie par le programme Villages branchés du gouvernement du Québec.

Intelligence Papineau
est composé de membres de la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, de la MRC de Papineau, de la MRC des Collines, de la commission scolaire Western Québec et d’utilisateurs.

«Notre but est de permettre au milieu rural de jouir des services de l’Internet haute vitesse, explique la directrice générale de l’organisme, Martine Leduc. Certaines entreprises ont failli déménager à cause de ce manque. Maintenant, elles peuvent rester sur notre territoire.»

La MRC Papineau a pris l’initiative d’investir via son Pacte rural à ce projet. Ainsi, depuis 2007, Intelligence Papineau œuvre à implanter l’Internet haute vitesse dans les secteurs non couverts par les géants des télécommunications. On compte actuellement 28 cellules (tous ou relais) dans 17 municipalités et au cours de l’été 2009 au moins sept autres seront construites.

Intelligence Papineau
est propriétaire de tous ses équipements. Cependant, l’installation de ces tours demande beaucoup de questionnements notamment à cause du terrain montagneux et de la hauteur et l’électricité requise. «Plusieurs personnes désirent Internet, mais refusent de nous laisser placer la tour sur leur terrain, indique Mme Leduc. Par contre, je remercie nos collaborateurs qui nous ont donné des autorisations.»

Intelligence Papineau
a également vérifié auprès des grandes compagnies pour louer leurs tours. «On aurait pu juste y mettre nos émetteurs, mais le prix de location annuelle coûtait plus cher que l’installation d’une tour.»

De plus, certains équipements n’offrent aucune rentabilité. «Comme la mission est d’offrir le service au plus grand nombre, nous sommes conscients que certains endroits seront peu ou pas rentables, nous avons une approche de dite de portefeuille d’activités où les tours les plus rentables paient celles qui ne le sont pas, permettant ainsi d’atteindre un équilibre global.»

Concernant l’électricité, Intelligence Papineau a tenté de se servir du solaire pour ses tours. «L’hiver, ça demande beaucoup trop d’entretien à cause de la neige», précise Mme Leduc.

Celle-ci travaille pour Intelligence Papineau depuis le 6 avril dernier. L’organisme embauche aussi trois installateurs, donc crée directement quatre emplois.

Intelligence Papineau
travaille avec le fournisseur d’Internet de Trois-Rivières spécialisé en milieu rural, Xittel.

«Comme Xittel fournit le service, le client est donc abonné auprès de lui et reçoit sa facture de cette entreprise, affirme Mme Leduc. Par contre, nous gardons 25 % des redevances des abonnés pour entretenir notre équipement.»

Le coût régulier d’un abonnement se chiffre à 45 $ par mois plus les frais d’installation de 200 $. Présentement, Intelligence Papineau compte 450 abonnés, mais d’ici cinq ans espère en comprendre 2000.

En mars dernier, la ministre des Affaires municipales et des régions, Nathalie Normandeau, a annoncé un nouveau programme qui s’adresse spécifiquement aux milieux ruraux et dont l’objectif est de soutenir les initiatives rurales de développement de service Internet haute vitesse. Intelligence Papineau a demandé une demande de soutien afin de poursuivre le développement du réseau collectif. Les résultats souhaités sont de passer à une couverture de 45 % à 87 % du territoire non desservi actuellement.

«C’est certain que nous n’obtiendrons jamais 100 % du territoire, car à certains endroits, il est tout simplement impossible d’installer des tours», note Mme Leduc.

Éventuellement, la téléphonie IP et la télévision IP pourraient également être offertes. L’origine du nom Intelligence Papineau est en fait un jeu de lettre dérivé d’Internet Protocole ou IP, nécessaire à la transmission des données par Internet.

Mme Leduc compte sur la fidélité de ses clients. «Les grosses compagnies ne sont pas obligées de dévoiler leur plan, cependant, s’il décide de nous concurrencer, c’est certain qu’elles en seront facilement capables. Par contre, j’espère que les gens prendront conscience qu’Intelligence Papineau ne vise pas les profits et que l’argent provient des fonds publics, donc directement des poches de nos abonnés.»
Pour obtenir davantage de détails, il est possible de consulter le site www.papineau.ca sous l’onglet Intelligence Papineau ou téléphoner au 819 981-0136.

Source : Info07.com par Jessy Laflamme