RadioSouvenirsFM

RadioSouvenirsFM
Aucun message portant le libellé La Redoute. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé La Redoute. Afficher tous les messages

dimanche 23 novembre 2008

Web_Les patrons de l'e-commerce français inquiets pour 2009



Ils se veulent rassurants pour les ventes de Noël. Mais le ton change quand on évoque les projections pour l'année 2009. Derrière un mutisme de rigueur, c'est l'inquiétude qui pointe.

Lorsque les patrons des sites d'e-commerce français s'expriment, le son de cloche diffère sensiblement de l'optimisme affiché par la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance). Tous reconnaissent avoir vécu un mois d'octobre difficile et certains laissent transparaître leur incertitude quant aux perspectives pour 2009. Petit tour d'horizon des représentants des principaux secteurs de vente.

Jean-Emile Rosenblum, P-DG de Pixmania (produits high-tech) :
« La France a été un peu épargnée par rapport aux autres pays européens, mais nous avons malgré tout ressenti les signes de ralentissement, en particulier au mois d'octobre. Nous sommes touchés par une baisse du panier moyen, de l'ordre de 10 à 15%, parfois 20%. De plus, nous sommes confrontés au phénomène de « channel managing » de la part des fabricants, qui ne nous donnent pas facilement accès aux produits [pour privilégier d'autres canaux de distribution]. Toutefois, le mois de novembre est pour l'instant plus dynamique en terme de trafic, même si on ressent toujours la baisse du panier moyen. Nous restons confiants pour la fin de l'année. »

Christophe Lasserre, P-DG d'Alapage (produits high tech et culturels) :
« Octobre a effectivement été mauvais, novembre pour l'instant un peu mieux. Le panier moyen tombe sur les produits high-tech : nous avons toujours des achats, notre clientèle s'élargit, mais les internautes achètent moins cher. Nous ressentons les effets de la baisse des prix. Les produits culturels, en revanche, se portent bien. Mais la croissance est essentiellement tirée par les consoles et les jeux vidéo. »

Patrick Hofstetter, directeur des activités France de Lastminute (voyages en ligne) :
« Depuis septembre, nous avons vu les ventes se faire de plus en plus à la dernière minute. Pour la Toussaint, par exemple, les réservations ont été faites seulement trois à quatre jours avant le départ. Nous constatons par ailleurs une évolution radicale [des choix des clients] : les hébergements haut de gamme s'effondrent au profit des hôtels bas de gamme et des locations, tandis que pour les destinations, les voyages en France et moyen courrier prennent le pas sur les longs courriers.

Si nous restons optimistes pour la fin de l'année, nous sommes attentistes pour l'année prochaine, car nous avons très peu de visibilité pour le début 2009. De plus, nous notons un fort ralentissement de la publicité, avec un basculement du display (publicités graphiques, Ndlr) vers la publicité à la performance (liens sponsorisés, NDLR). Tout cela rend les pronostics pour 2009 très difficiles à faire. »

Guillaume Darrousez, directeur du marketing et du e-commerce de La Redoute (vêtement) :
« Octobre n'a pas été très bon et nous avons enregistré une forte chute des ventes au troisième trimestre. Elles n'ont progressé que de 12% sur cette période, contre 20% au deuxième trimestre. Malgré tout, nous sommes plutôt confiants pour Noël, car les consommateurs sont satisfaits de leurs achats réalisés l'année dernière et reviendront. De plus, le vêtement fera partie des achats principaux de Noël. »

Pierre Kosciusko-Morizet, P-DG de PriceMinister (vente entre particuliers) :
« La crise n'est pas encore arrivée en France, ça n'est que le début. On va prendre un gros coup sur la tête début 2009. La guerre des prix va véritablement démarrer, et les sites qui s'en sont trop écartés pour privilégier les services vont le payer. Il va falloir serrer les marges pour mener cette guerre des prix. Mais le CtoC (les sites de vente entre particuliers) est une réponse à la crise. Mon seul regret est que cette crise repousse l'entrée en Bourse de PriceMinister. Mais elle va certainement avoir un impact très structurant sur le marché du e-commerce en France. »

Par Estelle Dumout, ZDNet France

samedi 8 septembre 2007

Web_La nouvelle bataille du textile en ligne



Le chiffre d'affaires de l'habillement en ligne a bondi de 59% en un an. Les spécialistes des catalogues sont concurrencés par les sites de vente privée ou de vente entre particuliers. Au premier semestre, 19 millions de Français ont fait au moins un achat sur Internet.

Internet a bien changé. Longtemps, on trouvait les produits les plus vendus en ligne parmi les habituels CD, lecteurs MP3 ou appareils photos numériques. Désormais, la star serait plutôt… la layette. Produits d'habillements les plus vendus en ligne avec les petits accessoires féminins, les vêtements pour bébé contribuent à la récente envolée de la mode sur Internet. En un an, ce marché a connu une croissance de 59%, pour atteindre 900 millions d'euros, selon l'Institut français de la mode (IFM). Près d'un internaute français sur deux (48%) a déjà acheté, commandé ou réservé un produit en ligne lié à l'habillement entre décembre 2006 et mai 2007, complète Médiamétrie.

Forcément, cet engouement donne des idées à de nouveaux acteurs qui, sans réelle expérience du secteur, viennent concurrencer les poids lourds. Toujours selon l'IFM, les spécialistes des catalogues ne réalisent plus que 66% de leurs ventes de vêtements sur Internet, contre 73% un an plus tôt. Les sites de ventes privées sont les premiers à en profiter. Ventre-privée.com était le huitième site français de e-commerce le plus visité au deuxième trimestre, derrière La Redoute, mais devant les 3 Suisses. Autre tendance : la mise en relation. Un tiers des visiteurs de sites comme eBay ou PriceMinister déclare y avoir déjà acheté un produit d'habillement ou un accessoire. Pourtant, les internautes ne font pas toujours de bonnes affaires. En moyenne, les prix de la mode sur Internet sont 15% moins chers dans les rayons féminins, au même tarif qu'ailleurs chez les hommes et 15% plus chers pour les enfants.

Les bons résultats de la mode doivent aussi être nuancés. Les ventes d'habillement en ligne ne représentaient encore, au premier semestre 2007, que 3,7% du chiffre d'affaires du secteur. Et, depuis un an, environ 7% de l'ensemble du e-commerce. La percée de la mode sur Internet s'accompagne néanmoins de l'arrivée, régulièrement mise en avant par les vendeurs en ligne, d'un public plus féminin et plus âgé. « Les plus de 35 ans représentent 50% des cyber-acheteurs et les 50 ans et plus 23,4% », relève Benoît Cassaigne, directeur Internet de Médiamétrie. Un nouveau public qui a la bonne idée de dépenser plus : pour la première fois depuis trois ans, le panier moyen a augmenté, à 91 euros contre 88 euros auparavant. Aussi, les ventes en ligne ont encore augmenté de 38% au premier semestre, avec un chiffre d'affaires estimé à 7,8 milliards d'euros.

Source : La Newsletter High-Tech