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mardi 4 juin 2019

mardi 30 mai 2017

Médias_Radio numérique terrestre: le CSA s’inquiète

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a récemment sollicité le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dans le cadre de la réforme - sensible - du décret "Services de médias audiovisuels" ou SMA (*). Objectif ? Encadrer le développement de la future radio numérique terrestre (RNT). Le temps presse. Le déploiement technologique de la RNT doit s’effectuer en 2018 pour plusieurs raisons...
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Source: lalibre

mercredi 24 octobre 2012

Média_Londres, La radio numérique terrestre décolle en Grande-Bretagne

Selon le rapport publié la semaine dernière par l'Ofcom, le régulateur britannique, la radio numérique progresse significativement de l'autre côté de la Manche. Elle a représenté près de 30 % de l'écoute pendant les douze mois allant de juin 2011 à juin 2012. La radio numérique terrestre, disponible notamment via le multiplex national de la BBC et via des multiplex régionaux, représente les deux tiers de cette écoute. Le reste se fait notamment via les plates-formes de télévision numérique, comme Sky, et sur Internet.

Le calendrier d'extinction de l'analogique, et donc l'arrêt de la bande FM, sera en effet défini quand deux conditions seront remplies. La première sera atteinte quand 50 % de l'écoute de la radio se fera via le numérique, la seconde quand la couverture du numérique terrestre, via le DAB, sera comparable à celle de la FM. Pour que le « swtich-off » soit efficace, l'Ofcom rappelle que le marché doit être prêt et que la date ne doit pas être imposée. 

Consulter l'article dans son intégrité

Source : lesechos.fr

vendredi 2 avril 2010

Média_France, la radio numérique terrestre (RNT) en panne




Le 8 avril prochain, le CSA tranchera sur la mise en place de la RNT lors de sa séance plénière hebdomadaire. Déjà repoussé à plusieurs reprises, le lancement de la RNT est au point mort. La situation est bloquée du fait d’un investissement trop coûteux pour les chaines de radio et d’un espace de diffusion réduit aux trois villes (Paris, Nice et Marseille). Du côté des opérateurs, on se satisfait de la 3 G sans pour autant penser que la RNT soit la solution aux problèmes de saturation.

Pourtant, la technologie promet une amélioration du confort technique d’écoute, l’apport de services complémentaires et des services associés aux auditeurs. Mais il s’agit surtout de créer une nouvelle barrière financière vis-à-vis des médias radio locaux. Or, même les grands groupes de diffusions sont septiques face aux investissements engendrés par ce nouveau moyen de diffusion. Et l’argument du CSA sur la consolidation de la « richesse et la diversité du paysage radiophonique » ne rassure pas forcement les médias locaux qui émettent des doutes sur les Fonds de soutien aux radios associatives (FSER).

Au départ, la RNT devait être lancé en 2008, puis reportée fin 2009 et enfin 2010 dans seulement trois villes.

Précisions sur le sujet :

A l’occasion d’un entretien avec Philippe Chapot (radio-numerique.fr), il convient d’apporter quelques précisions sur le sujet. En effet, le CSA tranchera le 8 avril prochain sur ce sujet difficile. Les groupes de travail continuent à travailler même si la situation semble bloquée.
La solution est coûteuse du fait de la technologie choisie (T-DMB), la mise en place de la RNT est cher car trop réductrice en terme de place pour les radios.

En ce qui concerne la 3G et l’idée séduisante de la 4G, les opérateurs télécom profitent de la migration de l’écoute de la radio sur les réseaux mobiles puisque cela fait augmenter leur bande passante. Selon une étude publiée par TDF, en 2018, l’usage moyen d’écoute par jour serait de 39 minutes facturé aux stations par tous les opérateurs mobiles : soit 3.7 millions d’euros par an et par radio (etude tdf ). La 3G n’est donc pas une option pertinente dans le domaine de la radiodiffusion numérique, c’est un moyen d’écoute complémentaire qui concerne, avec internet, 4.2% de l’écoute (technologie IP).

Pour finir, les radios locales peuvent se rassurer parce que le passage à cette technologie serait financé totalement par le gouvernement.

Source : UniversFreeBox.com par Thibault Demonet

mercredi 18 mars 2009

Média_L’arrivée du numérique suscite la colère des dernières radio libres



La TNT bien installée, c’est maintenant au tour de la radio de passer à l’ère numérique. Résistantes ou peu enthousiastes, les radios libres contestent les choix techniques de l’Etat. Au banc des accusés, le T-DMB, un système de diffusion que la Corée est pour l’instant la seule à utiliser.

L’Eko des Garrigues trouve le son RNT « peu convainquant ». Radio Clapas s’indigne de ce qu’elle nomme « une machine à nous exclure ». Divergences FM critique le choix du CSA « rien moins qu’absurde » pour une norme de diffusion que les Coréens et les Français seront les seuls à utiliser (le T-DMB ou Diffusion multimédia numérique terrestre). Alors qu’est prévu courant 2009 l’ouverture des candidatures dans le pourtour montpelliérain, la Radio Numérique Terrestre (RNT) suscite une forte hostilité dans le milieu associatif local.

Déjà mise en place dans plusieurs pays de l’Union Européenne, l’idée avancée par le gouvernement l’année dernière est pourtant séduisante à plus d’un titre. Stopper son émission de radio favorite pour la reprendre quelques minutes ou plusieurs heures plus tard, afficher des images ou du texte en plus d’un son de meilleure qualité, autant d’arguments qui plaident en faveur du numérique quand les bons vieux postes accumulent la poussière et les parasites. Mise en place d’ici 2012, la RNT devrait cohabiter avec les ondes radio classiques au moins jusque 2020, comme le font actuellement la TNT et l’analogique pour la télévision.

Ce passage de flambeau a beau augurer monts et merveilles, il ne fait pas que des heureux. Les radios de catégories A, dites associatives, dénoncent depuis le début l’accompagnement de l’Etat, lacunaire, et des aides pour l’instant inexistantes. Les conditions d’exercice et les contraintes d’accès au numérique sont pourtant draconiennes : l’obligation pour les radios associatives de trouver un prestataire (ce qui met fin à l’autodiffusion) et de se regrouper à plusieurs en SARL, de même que le pari du système de diffusion coréen (D-TMB) au détriment de la norme en vogue (DAB) ; deux signes annonciateurs d’ « un bulldozer auquel seuls les gros survivront » selon Jean Paul Gambier, membre de Radio Clapas.

Alors que leurs ressources pourraient diminuer, les radios associatives se préparent donc à de nouveaux coûts. Le président de la fédération des radios associatives ne se prive d’ailleurs pas de comparer l’idée du CSA de créer des collectifs à une : « incitation commerciale à former des groupes. » « Nous on n’est pas dans les affaires, on fait du lien social, renchérit-il. On tourne à 80% au bénévolat, pourquoi on devrait créer une société privée ? »

Membre actif de Radio Clapas, Jean Paul Gambier déplore le choix du D-TMB, initialement conçu pour la télévision, au seul motif des données associées. L’ajout de la vidéo rapprocherait un peu trop les médias audio et télé à son goût : « la radio avec de l’image, ce n’est plus vraiment de la radio. » S’il admet qu’« on ne peut pas être contre une révolution qui se fera de toutes façons sans nous », Jean Paul Gambier préférerait « passer au numérique autrement. »
"Les gros de la radios visent le monopole"

Constat que partage l’Eko des Garrigues, membre du collectif anti-RNT Radios en lutte. Le chef d’antenne Stéphane Tosi craint « de devoir se rééquiper, de trouver un prestataire puis un partenariat avec d’autres radios. » Au risque d’un impact sur la programmation, et à terme « la mort de la station. » Dans ce climat d’incertitude économique, l’attribution de la norme coréenne ferait presque rire. Là dessus, Stéphane Tosi a une explication toute faite : « Passer de la FM au numérique franco-coréen, c’est changer tous les postes radio, de la voiture au réveil. Il fallait relancer l’économie d’une façon ou d’une autre. Avec ça, c’est parti pour. » Jean Paul Gambier y voit plutôt un coup des lobbys : « Parce que les gros de la radio visent le monopole, ça arrangerait beaucoup de monde si on disparaissait. »
Des choix techniques discutables

Les choix techniques ne sont pas seuls à être montrés du doigt. Leur mise en application pourrait bien poser problèmes. Alors qu’un émetteur FM comme celui de la Paillade couvre un rayon d’environ 30km, il faudra 4 ou 5 antennes T-DMB pour desservir la même superficie en 2012. Quant aux fréquences utilisées, Gilles Gouget met en doute leur innocuité sur le corps humain : « efficaces ni à l’intérieur ni à l’extérieur », le directeur de la station Divergences FM assure que les nouvelles antennes devront « mettre le paquet pour espérer atteindre la chaîne Hi-Fi numérique du salon familial. »

« Précipité, hâtif », Gilles Gouget ne cache pas sa perplexité sur le dossier numérique. « Personne n’est prêt pour le T-DMB, pas même les constructeurs d’autoradios » soutient mordicus cet inconditionnel de la FM. Passer par le réseau Wifi, ou exploiter au mieux la technologie RDS, utilisée pour afficher les noms des stations sur huit caractères, en désespoir de cause les radios associatives se replient sur des options moins coûteuses que le numérique terrestre, sans toutefois vraiment y croire.

Selon un représentant de la radio ouvertement anti-RNT Canal Sud, cité par notre confrère le Canard Enchaîné, le passage au numérique coûterait à chaque station candidate quelques 17 222 € par an. Avec moins de 40 000 € de budget annuel pour L’Eko des Garrigues, 110 000 pour Divergences FM et quarante de plus chez Radio Clapas, dont plus de la moitié part en masse salariale, le calcul est vite fait. L’appréhension des directeurs d’antenne associative à tendre la main au progrès n’en paraît que plus logique. La marche forcée de l’Etat, que plus discutable.

Source : HautCourant.com

dimanche 17 août 2008

Media_Radio numérique terrestre, le choix désastreux de la technocratie française



Après le Minitel, la France fait le choix d'une nouvelle technologie ruineuse, incompatible avec celle retenue par les pays de l'UE. Le coût de l'opération sera astronomique pour les foyers français, les opérateurs, et sonnera probablement la fin des radios libres.

Sous prétexte d'assurer une meilleure qualité sonore, les autorités françaises ont choisi d'aligner la technologie de l'hexagone... sur celle de la Corée du Sud (voir Médiapart.fr du 16 août 2008 : « Le numérique menace les radios libres » par Ivan Valerio).
Cette décision, purement arbitraire, rompt une fois encore avec les normes européennes. Quelles en seront les conséquences ?

Contraire aux intérêts de la France et de l'UE

D'abord l'auditeur, c'est à dire vous ou moi, devra s'équiper d'un nouveau poste. Contrairement à la télévision, aucune compatibilité n'existe. Comptez 250 € (prix actuel d'une radio numérique terrestre d'entrée de gamme). Les prix devraient descendre mais pas dans de grandes proportions car la solution retenue ne s'adresse qu'aux marchés français... et coréen. Adieu les économies à l'échelle du marché européen. Et puis, où seront fabriqués les postes récepteurs ? En Corée ?
Les émetteurs devront entièrement être renouvelés. Le coût sera élevé pour tous les opérateurs et prohibitif pour les radios libres.
Tout ça, pour montrer des pochettes des disques aux auditeurs ? Car la technologie retenue par nos ruineuses autorités est en réalité une flux video, le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting).

Un précédent ruineux : le Minitel

Une fois de plus, la « France » se singularise dans ses choix ruineux en matière audiovisuel. Dans un passé pas si lointain, on a investi des milliards dans le minitel qui ne concerne aujourd'hui qu'une poignée de professionnels ( 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007 selon France Telecom, une paille comparée à celui d'internet qui se chiffre en milliards et qui concerne plus de 20 millions d'internaute, rien qu'en France !) Un résultat d'autant plus consternant que si les technocrates français ont inventé le minitel à coup de milliards d'argent public... c'est une Pme française qui a inventé, sans aucune aide, le premier PC du monde, sans lequel l'usage d'internet serait impossible.

Avec la RNT (radio numérique terrestre), les technocrates français nous rejoue le coup du Minitel. C'est tout le mécanisme institutionnel de décision de la Ve République qui est à revoir. Questions subsidiaires : l'économie française imaginée par nos technocrates est-elle compatible avec l'essor de nos Pme ?... Et soluble dans le marché européen ?

Source : MediaPart.fr
Par Philippe LEGER