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vendredi 16 août 2019

Médias_France, DAB+ : l'inquiétude des radios associatives

Alors bien sûr, les radios associatives sont inquiètes quant au devenir du FSER et, en particulier, du montant de son enveloppe globale. Mais l'arrivée du DAB+ suscite aussi de nombreuses interrogations...

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Source: Lalettrepro

dimanche 27 septembre 2009

Média_Saint-Affrique. « Radio-Saint-Affrique » : la radio qui monte en sud Aveyron




Manuel Garcia (à gauche) remplace Gilles Margerand comme coordinateur d'antenne de « Radio-Saint-Affrique ». Photo DDM.

« On est toujours là et c'est déjà une performance en soi puisque nous sommes l'une des rares radios associatives fondées en 1981 encore libre et n'appartenant à aucun parti, aucune religion, aucune mairie », a souligné, samedi matin, Gilles Margerand avant l'assemblée générale de « Radio-Saint-Affrique ». Pilier de cette association où il œuvre depuis 26 ans, il prend sa retraite et laisse la place de directeur d'antenne à Manuel Garcia. « Ce qui a changé depuis nos débuts, ajoute-t-il, ce sont surtout les moyens techniques. Nous sommes partis de bouts de ficelle (et d'une caravane, NDLR) pour en arriver à nos studios actuels de la place de la Mairie et à un réseau informatique performant. Nous y avons gagné en qualité technique mais aussi professionnelle pour arriver à quelque chose de stable et de pérenne bien que nous dépendions, pour environ un tiers de notre budget de 160 000 €, des subventions du fonds de soutien à l'expression radiophonique locale, organisme chargé de la gestion des aides publiques aux radios associatives ». Et d'indiquer que ce système, du fait notamment de la suppression de la publicité sur le service public, est désormais laissé peu ou prou au bon vouloir du premier ministre. Mais Gilles Margerand se veut malgré tout optimiste : « On a fait un été fantastique avec deux stages archi-pleins et le développement de partenariats avec l'office de tourisme, Montaigut et Sylvanès ».

Manuel Garcia a donc désormais laissé de côté cette fonction pour celle de coordinateur d'antenne : « Le conseil d'administration a nommé une commission chargée de l'embauche d'une personne pour ce poste et j'ai été retenu. Pour le moment, on va continuer dans le même sens et, dans quelque temps, peut-être enclencher quelques changements. Mais dans la douceur ».

« RSA « : 96.7 à Saint-Affrique, 92.7 à Camarès, 99.9 à Belmont, 100.6 à Millau.

Source : Ladepeche.fr

mercredi 18 mars 2009

Média_L’arrivée du numérique suscite la colère des dernières radio libres



La TNT bien installée, c’est maintenant au tour de la radio de passer à l’ère numérique. Résistantes ou peu enthousiastes, les radios libres contestent les choix techniques de l’Etat. Au banc des accusés, le T-DMB, un système de diffusion que la Corée est pour l’instant la seule à utiliser.

L’Eko des Garrigues trouve le son RNT « peu convainquant ». Radio Clapas s’indigne de ce qu’elle nomme « une machine à nous exclure ». Divergences FM critique le choix du CSA « rien moins qu’absurde » pour une norme de diffusion que les Coréens et les Français seront les seuls à utiliser (le T-DMB ou Diffusion multimédia numérique terrestre). Alors qu’est prévu courant 2009 l’ouverture des candidatures dans le pourtour montpelliérain, la Radio Numérique Terrestre (RNT) suscite une forte hostilité dans le milieu associatif local.

Déjà mise en place dans plusieurs pays de l’Union Européenne, l’idée avancée par le gouvernement l’année dernière est pourtant séduisante à plus d’un titre. Stopper son émission de radio favorite pour la reprendre quelques minutes ou plusieurs heures plus tard, afficher des images ou du texte en plus d’un son de meilleure qualité, autant d’arguments qui plaident en faveur du numérique quand les bons vieux postes accumulent la poussière et les parasites. Mise en place d’ici 2012, la RNT devrait cohabiter avec les ondes radio classiques au moins jusque 2020, comme le font actuellement la TNT et l’analogique pour la télévision.

Ce passage de flambeau a beau augurer monts et merveilles, il ne fait pas que des heureux. Les radios de catégories A, dites associatives, dénoncent depuis le début l’accompagnement de l’Etat, lacunaire, et des aides pour l’instant inexistantes. Les conditions d’exercice et les contraintes d’accès au numérique sont pourtant draconiennes : l’obligation pour les radios associatives de trouver un prestataire (ce qui met fin à l’autodiffusion) et de se regrouper à plusieurs en SARL, de même que le pari du système de diffusion coréen (D-TMB) au détriment de la norme en vogue (DAB) ; deux signes annonciateurs d’ « un bulldozer auquel seuls les gros survivront » selon Jean Paul Gambier, membre de Radio Clapas.

Alors que leurs ressources pourraient diminuer, les radios associatives se préparent donc à de nouveaux coûts. Le président de la fédération des radios associatives ne se prive d’ailleurs pas de comparer l’idée du CSA de créer des collectifs à une : « incitation commerciale à former des groupes. » « Nous on n’est pas dans les affaires, on fait du lien social, renchérit-il. On tourne à 80% au bénévolat, pourquoi on devrait créer une société privée ? »

Membre actif de Radio Clapas, Jean Paul Gambier déplore le choix du D-TMB, initialement conçu pour la télévision, au seul motif des données associées. L’ajout de la vidéo rapprocherait un peu trop les médias audio et télé à son goût : « la radio avec de l’image, ce n’est plus vraiment de la radio. » S’il admet qu’« on ne peut pas être contre une révolution qui se fera de toutes façons sans nous », Jean Paul Gambier préférerait « passer au numérique autrement. »
"Les gros de la radios visent le monopole"

Constat que partage l’Eko des Garrigues, membre du collectif anti-RNT Radios en lutte. Le chef d’antenne Stéphane Tosi craint « de devoir se rééquiper, de trouver un prestataire puis un partenariat avec d’autres radios. » Au risque d’un impact sur la programmation, et à terme « la mort de la station. » Dans ce climat d’incertitude économique, l’attribution de la norme coréenne ferait presque rire. Là dessus, Stéphane Tosi a une explication toute faite : « Passer de la FM au numérique franco-coréen, c’est changer tous les postes radio, de la voiture au réveil. Il fallait relancer l’économie d’une façon ou d’une autre. Avec ça, c’est parti pour. » Jean Paul Gambier y voit plutôt un coup des lobbys : « Parce que les gros de la radio visent le monopole, ça arrangerait beaucoup de monde si on disparaissait. »
Des choix techniques discutables

Les choix techniques ne sont pas seuls à être montrés du doigt. Leur mise en application pourrait bien poser problèmes. Alors qu’un émetteur FM comme celui de la Paillade couvre un rayon d’environ 30km, il faudra 4 ou 5 antennes T-DMB pour desservir la même superficie en 2012. Quant aux fréquences utilisées, Gilles Gouget met en doute leur innocuité sur le corps humain : « efficaces ni à l’intérieur ni à l’extérieur », le directeur de la station Divergences FM assure que les nouvelles antennes devront « mettre le paquet pour espérer atteindre la chaîne Hi-Fi numérique du salon familial. »

« Précipité, hâtif », Gilles Gouget ne cache pas sa perplexité sur le dossier numérique. « Personne n’est prêt pour le T-DMB, pas même les constructeurs d’autoradios » soutient mordicus cet inconditionnel de la FM. Passer par le réseau Wifi, ou exploiter au mieux la technologie RDS, utilisée pour afficher les noms des stations sur huit caractères, en désespoir de cause les radios associatives se replient sur des options moins coûteuses que le numérique terrestre, sans toutefois vraiment y croire.

Selon un représentant de la radio ouvertement anti-RNT Canal Sud, cité par notre confrère le Canard Enchaîné, le passage au numérique coûterait à chaque station candidate quelques 17 222 € par an. Avec moins de 40 000 € de budget annuel pour L’Eko des Garrigues, 110 000 pour Divergences FM et quarante de plus chez Radio Clapas, dont plus de la moitié part en masse salariale, le calcul est vite fait. L’appréhension des directeurs d’antenne associative à tendre la main au progrès n’en paraît que plus logique. La marche forcée de l’Etat, que plus discutable.

Source : HautCourant.com

dimanche 14 décembre 2008

Média_France, Les radios associatives vont-elles bientôt disparaître du paysage ?



À l'ombre des radios nationales, les radios associatives tentent, souvent avec succès, de faire entendre une autre voix. Mais avec le passage programmé au tout numérique et la réforme de l'audiovisuel, l'extinction de voix guette.

Radio Scarpe Sensée est née en 1980, d'un groupe de cibistes « qui bidouillait ». Deux ans plus tard, elle se constitue en association de loi 1901, « pour se donner un outil performant avant de se construire »,explique son journaliste Hervé Dujardin. Aujourd'hui, la petite radio a grandi. Des locaux, un émetteur couvrant un périmètre de 20 km et 650 000 auditeurs potentiels, lui donnent les moyens de ses ambitions. « On veut être un outil au service de la population et du bassin de vie en médiatisant des actions sociales et en mettant l'outil à disposition. C'est un outil citoyen. » Magazines de société, interview/rencontres locales, émissions thématiques musicales (du punk à l'underground en passant par la chanson française), programmes récurrents et groupes en live, la radio offre tout un panel diversifié à ses auditeurs. De quoi éveiller la curiosité.

Après avoir passé « 25 ans à se pérenniser », elle va pourtant devoir aborder deux virages importants, sans tomber dans le fossé.

À commencer par le passage annoncé au tout numérique. Qualité de son et de réception inégalée, diffusion de textes, de données ou d'images liés au contenu (comme la météo ou la pochette de l'album), cette évolution incontournable a néanmoins un coût qu'il faudra supporter. Plébiscité par le Groupement pour la radio numérique, les opérateurs et les fabricants de terminaux, c'est la norme T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting) qui a été adoptée par la ministre de la Culture, Christine Albanel. « C'est la norme la plus onéreuse, affirme Hervé Dujardin. Cela va générer des frais supplémentaires en nous imposant de passer par des opérateurs. » Un coût de l'ordre de 24 000 E. Énorme, même pour Radio Scarpe Sensée qui est plutôt bien lotie avec ses 120 000 E de budget annuel. Sans compter le matériel onéreux. Demeure néanmoins la possibilité de rester en analogique, mais dans une société tournée vers les nouvelles technologies et la consommation, ne serait-ce pas une attitude suicidaire ?

Autre séisme annoncé : la réforme de l'audiovisuel. Dès le début de l'année 2009, la publicité sera partiellement supprimée sur le service public. Cela concerne France Télévision bien sûr, mais également Radio France (Info, culture, classique...). Les radios associatives sont, quant à elles, principalement financées par le FSER (Fond de soutien à l'expression radiophonique), directement indexé sur les recettes publicitaires du service privé et... public. « L'arrêt de la publicité prive le fond de 7 000 000 E. » Soucieuse du pluralisme de nos médias, Christine Albanel a d'ores et déjà annoncé que pour compenser cette perte, les 25 000 000 E alloués annuellement à l'ensemble des radios associatives, feraient dorénavant partie du budget de l'état. Des radios financées par le gouvernement ? Bonjour l'indépendance !

Source : LaVoixDuNord
PAR FABIEN GROUÉ

mardi 14 octobre 2008

Média_France, beaucoup de radios associatives sont sur les rangs



La radio numérique attise les convoitises. Comme prévu, le CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel) a réceptionné les dossiers de candidature des groupes et des stations qui souhaitent se lancer sur ce nouveau marché.

358 candidatures ont été déposées ! La moitié d'entre elles (158) concerne la catégorie "radios associatives". Le reste se destine aux catégories réservées aux différentes radios commerciales. Cet appel à candidatures doit permettre de couvrir 19 zones géographiques, soit 30% de la population. "Une étape critique a été franchie", s'enthousiasme Rachid Arhab, membre du CSA chargé de la radio numérique.

La sélection aura lieu en mars prochain et les premières émissions en numériques pourront être diffusées à la fin 2009.

Rappelons qu’en 2009, le basculement annoncé de l’analogique au numérique libérera un grand nombre de fréquences. Le passage vers une radio numérique entraînera une série de changements.

En plus d’une qualité sonore améliorée (en théorie), les auditeurs pourront recevoir sur leurs postes des informations relatives aux titres diffusées à l’antenne, notamment grâce à la technologie le T-DMB pour terrestrial digital multimedia broadcasting, la technologie soutenue par NRJ et, entre autre, RTL. Le numérique autorisera également la présence de plusieurs stations sur une seule fréquence.

Malgré tout, pour pouvoir bénéficier des nouveaux services de la radio numérique, les auditeurs devront s’équiper de nouveaux récepteurs. Les fêtes de fin d’année devront permettre aux fabricants d'inonder le marché. Toutefois, l’adoption de cette nouvelle technologie, subordonnée à l’achat de nouveaux équipements, devrait s’étaler sur de nombreuses années.

Pour les stations de radio, le basculement devrait entraîner un surcoût temporaire. En effet, les stations devront émettre en analogique et en numérique, sans bénéficier de recettes publicitaires supplémentaires. Les stations, conscientes de la situation avaient sollicité un crédit d’impôt. Le gouvernement s’y était refusé.

Source : Silicon.fr