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samedi 2 octobre 2010

Média_France, Audiences radio: RTL toujours en tête



Selon Médiamétrie, les Français n'ont pas cessé d'écouter la radio pendant l'été. Au final, RTL reste devant France Inter, NRJ et Europe 1.

Les radios généralistes se portent bien. C'est ce qu'indique la dernière étude des audiences radio de Médiamétrie parues pour cet été (du 28 juin au 29 août 2010). La part d' audience de ces radios passe de 34,6% à 35,9%, soit un gain de 376 000 auditeurs.

Si RTL reste la première radio de France, son audience s'érode par rapport à l'année dernière, puisqu'elle passe de 11,3% à 11,1%. Suivent France Inter (9,1%) et Europe 1 (8,2%), toutes deux en progression (respectivement +0,4 point et +0,5 point).

Cette hausse d'audience est à relier à l'actualité importante de cet été, comme la Coupe du Monde de football, l'affaire Woerth et la polémique sur les Roms. Toutefois, Europe 1 reste au pied du podium, supplantée par NRJ, pourtant en régression (8,7% contre 9,4% l'an dernier). France Info connaît également une panne d'audience, passant de 8,4% à 7,4%.

Source : E-Marketing.fr
Par Damien GROSSET

lundi 19 juillet 2010

WebRadio_ Web-radios et radios traditionnelles s'opposent sur la mesure des audiences




A peine nées, les radios numériques, ces stations diffusées via Internet sur l'ordinateur ou via les smartphones, agacent déjà leurs aînées de la FM. Le bouquet de radios numériques Goom a en effet créé la polémique en publiant les premières audiences de sa jeune histoire. Alors que l'enquête eStat, menée par Médiamétrie et qui mesure l'audience des radios numériques, doit être publiée le 21 juillet, Goom a décidé de dévoiler ses résultats, lundi 12 juillet. Surtout, Goom a devancé de tout juste 24 heures la publication du sondage trimestriel de Médiamétrie mesurant l'audience des radios sur la FM pendant la période d'avril à juin. Au total, Goom revendique 4 279 795 auditeurs mensuels, très loin derrière les 6,28 millions d'auditeurs quotidiens de RTL sur la FM ou les grandes ondes.

Cette annonce avant l'heure a provoqué l'ire de NRJ, NextradioTv, ou RTL. Et la gêne de Médiamétrie. Selon eux, les scores de Goom n'apparaîtront pas dans l'étude eStat, car le bouquet numérique n'en respecterait pas les modalités. Le principal grief fait à Goom est sa pratique de l'autostart. Avec cette technique, une radio du bouquet se met en marche automatiquement, sans action volontaire de l'internaute, lors de chaque connexion aux sites Internet de Goom. De quoi "multiplier les audiences par deux ou trois", s'écrie la concurrence.

30 % DES REVENUS ISSUS DE LA PUBLICITÉ

Pour défendre ses audiences, Emmanuel Jayr, directeur général et cofondateur avec Roberto Ciurléo – tous deux anciens de NRJ –, se retranche derrière Ando média, le spécialiste américain de la mesure d'audience des radios on line. "Ando média donne les mêmes résultats", prétend-il. Les radios historiques ont très mal pris cette brutale intrusion de Goom. A les entendre, la publication sauvage de ses audiences est de nature à dérouter les annonceurs et donc à perturber le marché. Pourtant les chiffres de Goom sont encore très loin de ceux des radios périphériques. Quand RTL, la radio leader, annonce près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, Goom prévoit seulement d'atteindre 7 à 10 millions d'euros fin 2010.

Lancé fin 2008, avec 12 millions d'euros apportés par des fonds anglo-saxons, le bouquet Goom prévoit d'atteindre l'équilibre dès la fin de l'année. Parfois au moyen de vieilles recettes empruntées notamment aux débuts de NRJ sur la FM en 1981 : des locaux très modestes et des coûts très réduits.
C'est au bord de l'échangeur du pont de Sèvres (Hauts-de-Seine) que le bouquet de radios numériques a installé ses studios. A l'écoute, les 24 radios thématiques qui composent le bouquet Goom sortent du lot avec un son chaud et enveloppant. Depuis peu, le son est en haute définition.

Goom tire 30 % de ses revenus de la publicité. 70 % proviennent de la conception de radios en marques blanches. Pour une somme comprise entre 300 000 et 1,5 million d'euros, Goom a conçu les radios de SFR, de la SNCF, d'iTélé, ou encore de Têtu. Il a aussi été choisi par Coca-Cola pour fabriquer sa radio sur le Web émise en trois langues (anglais, français et espagnol). Le bouquet compose aussi des stations éphémères comme Radio Caravane, le temps du Tour de France. Depuis quelques mois, Goom est présent à New York avec un bouquet de 14 stations. Aux États-Unis, Goom vise une part des 500 millions de dollars investis par les annonceurs sur les Web-radios.

Source : LeMonde.fr
Par : Guy Dutheil

jeudi 18 décembre 2008

Média_La menace PPM pour la chanson francophone



Minute après minute, les PPM permettent de dresser un portrait précis des habitudes d'écoute. Forts de cette nouvelle méthode de calcul, les radiodiffuseurs espèrent relancer le débat sur les quotas musicaux auxquels les stations francophones doivent se plier. À l'ère des baladeurs numériques, l'arrivée des PPM pourrait-elle se traduire par un recul du français sur les ondes?

Avec de tout nouveaux résultats PPM en main, plusieurs dirigeants de stations radiophoniques musicales souhaitent obtenir un assouplissement des règles concernant les quotas qui les obligent à diffuser 65 % de chansons francophones.

L'ère de la méthode BBM, calculée à l'aide de cahiers d'écoute que devaient remplir les auditeurs, est désormais révolue. Les nouveaux résultats PPM, mesurés à l'aide d'un audimètre - un appareil qui permet de détecter de minute en minute le contenu radiophonique auquel l'auditeur est exposé à la maison ou ailleurs - dresse un portrait plus précis des habitudes d'écoute, croient les radiodiffuseurs. Grâce à ces nouvelles données, ils croient disposer d'arguments de taille pour convaincre le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes de modifier la réglementation concernant les contenus musicaux.

«Avec les PPM, on est toujours en sondage, souligne Mario Cecchini, vice-président de Corus Québec. Nous allons donc pouvoir mieux comprendre les comportements des auditeurs.» Par exemple, en soirée, les stations francophones diffusent beaucoup de chansons interprétées dans la langue de Molière afin de respecter les quotas imposés par CRTC, souligne le directeur général de Rythme FM, Richard Lachance. Or, si les PPM permettaient de montrer, comme semblent le croire les radiodiffuseurs, qu'à la fin de la journée, les auditeurs francophones syntonisent davantage les chaînes anglophones, les propriétaires de stations cogneront à la porte du CRTC afin qu'il revoie ses règles, poursuit M. Lachance.

Pour le moment, 65 % de la musique qui tourne sur les ondes des stations de radio francophone doit être en langue française. Or, l'Association canadienne des radiodiffuseurs demande que les quotas passent de 65 à 50 %. Les radiodiffuseurs souhaitent en effet offrir une plus grande variété musicale pour séduire les auditeurs tentés d'écouter leur baladeur numérique au détriment de la radio. Ils croient aussi que cette balise empêche l'arrivée sur le marché de nouveaux formats tels que des stations spécialisées dans le blues ou le hip-hop, par exemple.

«On a des règles qui ont été mises en place alors que nous étions dans une autre époque, estime Mario Cecchini, président du conseil d'administration du Bureau de commercialisation de la radio du Québec (BCRQ). Ce qu'on souhaite, c'est que les PPM jettent une nouvelle lumière sur le marché et que ça alimentera le débat avec le CRTC par rapport aux choix auxquels les auditeurs font face.»

Richard Lachance va plus loin en affirmant que si la méthode PPM avait existée il y a quelques années, la station COOL FM - maintenant devenue la radio parlée 98,5 - n'aurait peut-être pas été forcée de mettre la clé sous la porte. À l'époque, l'idée était d'implanter à Montréal une station s'adressant aux amateurs de rock, de hip-hop et de musique émergente âgés entre 25 et 35 ans. Comme les auditeurs n'étaient pas au rendez-vous, COOL FM est disparue des ondes en 2003, après trois ans d'existence.

«Si les propriétaires avaient eu accès à des données PPM, ils auraient peut-être pu prouver au CRTC que la fidélisation de l'auditoire passe, par exemple, par la mise en ondes d'un plus grand nombre de pièce musicales en anglais», croit M. Lachance.

Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ, ne partage pas cet avis. «Selon moi, l'argument des PPM pour faire diminuer les quotas de musique francophone, est loin d'être convaincant», affirme-t-elle. Mme Drouin rappelle que cette nouvelle méthode de calcul ne mesure pas les habitudes d'écoute mais bien le contenu radiophonique auquel les gens sont exposés notamment au restaurant ou au centre commercial. «Les revenus des stations de radio sont en hausse, poursuit-elle. Je comprends mal comment les règles imposées sont préjudiciables.»

Résultats PPM

Par ailleurs, les résultats PPM dévoilés hier confirment la domination de Rythme FM au chapitre des parts de marché ainsi qu'au palmarès des émissions les plus écoutées.

Pour la période allant du 1er septembre au 30 novembre, la station musicale détient 17,4 % des parts de marché, suivie de la Première Chaîne de Radio-Canada (11,6 %). Le 98,5 FM se classe en troisième position avec 11,4 % des parts de marché.

Parmi les 10 émissions les plus écoutées dans la région du grand Montréal, neuf sont diffusées sur les ondes de Rythme FM. Rythme au travail (PM) se classe en tête du palmarès avec en moyenne 74 570 auditeurs. Rythme au travail (AM) occupe la seconde place avec 70 470 auditeurs.

Ces résultats s'apparentent aux premières données PPM dévoilées le 20 novembre. Les prochains résultats PPM seront publiés le 11 mars.

Source : La Presse Affaires Par : Nathaëlle Morissette