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lundi 12 juin 2017

Musique_Le Choeur de Radio France enseigne le Français grâce au chant

Sophie Dumonthier, membre du choeur de Radio France, anime des ateliers pédagogiques auprès d'une dizaine de femmes étrangères. Elles apprennent le Français en chantant ! Pour les aider à apprendre le Français, elles bénéficient régulièrement de séances de chant avec Sophie Dumonthier. C’est l’un des piliers du chœur de Radio France. Je l’ai retrouvée à Clichy La Garenne, face à une dizaine de femmes étrangères en train de travailler sur une œuvre de Francis Poulenc...
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Source:  franceinter

lundi 13 juin 2016

Pub_Montréal, Les publicités unilingues anglophones au Grand Prix, « ça ne se reproduira plus », dit le maire

Parole de Denis Coderre, les publicités unilingues anglophones qui tapissent le Grand Prix du Canada cette année ne seront pas de retour l'an prochain. Depuis l'annonce du nouveau commanditaire majeur de la F1 jeudi, la couleur verte de Heineken tapisse le circuit Gilles-Villeneuve. Et avec elle, des publicités rédigées uniquement en anglais, ce qui contrevient à la Charte de la langue française.
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Source:  RadioCanada

mercredi 6 janvier 2010

Technologie_ En 2010, vous pourrez dire ordiphone plutôt que smartphone



Encre en poudre à la place de toner, dévoiement et non plus pharming, option d'adhésion en remplacement du terme anglais opt-in… La Commission générale de terminologie et de néologie propose de nouvelles équivalences en français.

Les amoureux de la langue française que l'emploi de termes anglais, particulièrement répandus dans l'informatique, offusquent, vont désormais pouvoir recourir à des équivalences officielles.

Créée en 1996, la Commission générale de terminologie et de néologie se réunit régulièrement pour proposer des équivalents, en français, aux termes techniques anglophones et autres anglicismes, très nombreux dans les domaines de l'Internet et de l'informatique.

VoIP devient voix par le protocole de l'internet

Le 27 décembre 2009 ont ainsi été publiées aux Journal Officiel une série de nouvelles équivalences, parfois assez improbables. Daemon, disk and execution monitor devient ainsi démon (nom masculin), et mailer daemon se transforme en démon de messagerie.

D'autres équivalences auront probablement plus de difficultés à être adoptées. Un toner d'imprimante est ainsi traduit par encre en poudre (vos collègues, non avertis, auront sans doute du mal à vous comprendre lorsque vous leur demanderez s'ils n'ont pas de l'encre en poudre de côté).

Le domaine de la sécurité informatique s'enrichit d'un nouveau terme : dévoiement, qui remplace donc pharming (en août 2009, la même Commission proposait arrosage pour remplacer spamming). Un internaute pourra ainsi désormais être victime d'une attaque par dévoiement. Ce type d'attaque paraîtrait presque moins désagréable.

Aussi surprenante, la traduction de voice over Internet Protocol (VoIP), VoIP étant généralement traduit par voix sur Internet ou sur IP. La Commission générale de terminologie et de néologie lui a cependant préféré les équivalents voix par le protocole de l'internet et voix par IP.

Quant au très populaire smartphone, il peut être remplacé par le nom masculin français ordiphone, soit un croisement entre un ordinateur et un téléphone (ou terminal de poche plutôt que PDA). L'ensemble des nouveaux termes adoptés par la Commission en électronique, télécommunications et Informatique/Internet sont consultables en ligne.

Source : ZDNet.fr par Christophe Auffray

vendredi 29 août 2008

Technologie_Le «texto» n'est pas une menace



Le français n'a rien à craindre du langage «texto», souvent utilisé par les ados pour clavarder.

C'est du moins l'avis du président du Conseil supérieur de la langue française, Conrad Ouellon. S'inscrivant contre les discours alarmistes, il affirme que cette nouvelle façon de s'exprimer au clavier représente plutôt «un signe de vitalité et d'adaptabilité de la langue».

Les parents sont souvent horrifiés lorsqu'ils jettent un coup d'oeil sur l'écran d'ordinateur de leurs enfants.

Une phrase comme «qu'est-ce que tu fais ?» peut par exemple devenir «kess tu fè?», en pleine séance de clavardage. Même principe lorsqu'il s'agit d'envoyer des messages texte (SMS) à partir d'un téléphone cellulaire.

Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette façon d'écrire ne nuit pas nécessairement à la maîtrise de la langue. Au contraire, affirme M. Ouellon.

«Les jeunes ont des ordinateurs, ils aiment produire du texte n'importe comment, alors laissons-les aller. Ils sont peut-être plus fins qu'on pense. Quand je prononce une conférence, je n'utilise pas le même niveau de langage que lorsque je vais à la pêche avec mes amis. De la même façon, les jeunes n'utiliseront pas le texto lorsqu'ils devront écrire de façon formelle» a-t-il affirmé hier au Soleil, en marge d'une conférence prononcée pour clôturer le congrès de la Fédération internationale des professeurs de français, qui s'est déroulé cette semaine à Québec.

Conrad Ouellon refuse donc de voir dans le clavardage une menace. Il va même plus loin en minimisant l'importance d'écrire sans faute.

«Il ne faut pas faire un drame avec ça (le langage texto), comme il ne faut pas faire un drame avec la faute. Qu'est-ce qui est le plus important, savoir bien structurer un texte ou de ne pas faire de fautes? Je préfère quelqu'un qui sait comment organiser sa réflexion. S'il a des fautes, ça se corrige. Il y a des outils qui peuvent t'aider.»

Le président du Conseil supérieur de la langue française considère par ailleurs que les outils informatiques ne sont pas toujours utilisés comme il se doit dans les salles de classe.

«À l'école, il va falloir accepter la présence de l'informatique et de ses produits dérivés. Je ne suis pas sûr qu'on utilise ça à bon escient. Les correcteurs d'orthographe, ça fait partie des outils d'écriture. Il y a quelque chose d'insensé à laisser des enfants jouer avec un ordinateur à longueur de semaine, alors qu'on leur fait passer un examen avec un crayon et un papier, enfermés dans une salle pendant deux heures. Il n'y a plus personne qui fait ça dans la vie.»

Selon M. Ouellon, plusieurs enseignants ne maîtrisent pas l'informatique, ce qui peut expliquer bien des réticences.

«C'est peut-être là la source du problème. Les gens qui enseignent et développent des programmes de français ne maîtrisent pas la technique que les enfants maîtrisent. C'est peut-être la première fois dans l'histoire de l'humanité que ça arrive. Je pense qu'il y a là un réflexe de protection qui m'agace.»

Selon une étude du Réseau Éducation-Médias réalisée en 2005, 94 % des jeunes de 9 à 17 ans ont accès à Internet à la maison. En cinquième secondaire, un jeune sur deux possède son propre ordinateur.

Source : La Presse Affaires Par :Daphné Dion-Viens