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dimanche 13 juillet 2008

Téléphonie_Un cellulaire gratuit en échange de pub, ça vous dit?




À l'heure actuelle, les résidents du Royaume-Uni peuvent se procurer un téléphone cellulaire chez Blyk, un opérateur virtuel qui offre, tout à fait gratuitement, 217 messages texte et 43 minutes d'appels vocaux par mois à chacun de ses utilisateurs. Le truc: les téléphones affichent de la pub qui paie pour ces services. Avouez qu'un tel service, s'il existait au Canada, ça vous intéresserait, n'est-ce pas?

Sauf que les chances que ça se réalise sont, il faut l'admettre, plus que très minces. C'est le constat auquel en arrivaient les trois panélistes invités au Mobile Monday Montréal de ce mois-ci, tenu à la Société des arts technologiques (SAT), sur St-Laurent, lundi dernier. Pour plein de raisons, la principale étant le manque de joueurs.

«Ça prendrait de petits opérateurs qui pourraient offrir un tel service sans que les gros ne se sentent menacés», pense Terry McCabe, directeur de la technologie pour Airwide. «Il faut aussi que la façon dont la publicité est intégrée à la téléphonie soit bien réalisée. Si c'est conçu de manière intelligente, il y aura un haut taux de satisfaction de la part des abonnés.»

Oui, car c'est certainement là où le bât blesse, pour l'industrie publicitaire: sur des appareils mobiles, la publicité ne peut pas adopter les mêmes formes que sur les plateformes traditionnelles. À moins qu'elle ne fasse partie intégrante du Web mobile, mais là, ce n'est plus de la pub mobile, c'est de la pub Internet formatée pour un petit écran.

«Le problème, c'est que les gens veulent reproduire sur un environnement mobile la même chose que sur un PC», constate Michel Besner, d'OZ Communications. «Passer d'un bureau de PC à un écran d'appareil mobile n'est pas une mince tâche, surtout qu'il n'existe aucun vrai système d'exploitation mobile capable de recréer l'environnement PC.»

Alfredo Tan, de Yahoo! Mobile, estime quant à lui que si on pouvait établir des normes communes à tous les appareils mobiles et à tous les opérateurs sans-fil, on pourrait enfin aller dans le bon sens. «Des standards amèneraient plus d'utilisateurs mobiles, donc plus de potentiel pour la pub mobile, donc des tarifs plus bas, donc encore plus d'utilisateurs mobiles, et plus de normes», conclut-il.

Au Royaume-Uni, Blyk connaît un certain succès, semble-t-il, sa base d'abonnés étant supérieure à 100 000 usagers. C'est donc qu'il y a un potentiel pour ce type de modèle d'affaires.

Au Canada... même les enchères pour de nouveaux opérateurs semblent un échec, à ce niveau. Car il n'y a clairement pas de place pour les petits joueurs, et ceux qui sont en lice à l'heure actuelle ne sont pas du genre à prendre le pari de la mobilité gratuite en échange de pub.

Ça demeure quand même une formule intéressante.

Source : Branchez Vous
Publié par Alain McKenna

samedi 29 septembre 2007

Téléphonie_Blyk: un mobile financé par la pub





L'ancien président de Nokia, Pekka Ala-Pietilä, vient de lancer en Angleterre Blyk, un service de téléphonie cellulaire destiné aux 16-24 ans entièrement payé par les messages publicitaires.

Chaque abonné aura droit gratuitement à 217 SMS et 43 minutes d'appel. En échange, Blyk fera parvenir un maximum de six messages par jour.

Pour s'inscrire, les membres devront répondre à un questionnaire en ligne de 40 à 50 questions détaillant leurs préférences et leurs habitudes d'achat.

Par la suite, Blyk segmentera les abonnés afin d'offrir aux annonceurs des listes ciblées. À ce jour, le groupe compte 44 marques parmi ses clients, dont Adidas, MasterCard et Coca-Cola. Chaque annonceur devra débourser de 2 à 20 ¢ par message texte envoyé à un abonné.

Le service devrait être disponible sous peu dans toute l'Europe grâce à des ententes avec les principaux opérateurs de téléphonie.

Fait à noter, une initiative similaire avait eu lieu au Québec en l'an 2000, alors que ESP Média avait lancé Espion. Le service n'a toutefois pas eu le succès escompté et l'aventure a pris fin l'année suivante.

Source : Info-Presse
Par Patrick Bellerose, Éditions Infopresse