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dimanche 24 mars 2013

Affichage Numérique_France, Comment Publicis est devenu le roi du numérique

Maurice Lévy affiche un grand sourire satisfait. Début mars, dans son bureau des Champs-Elysées, un pull bleu noué sur les épaules, une tasse de thé à côté du dernier livre de Philippe Starck, le président du directoire de Publicis commente les résultats du groupe, présentés quinze jours plus tôt. Une performance record, avec un chiffre d'affaires de 6,6 milliards d'euros, en hausse de 14 %, pour une marge opérationnelle de 16,1 %, « la meilleure du marché », souffle le patron.

Le nouveau géant de la communication digitale se charge désormais aussi bien de la publicité en ligne de Coca-Cola pour les JO de Londres que de la construction des sites Internet pour la Fnac, pour Canal + à la demande, ou encore pour Lancôme.
Wikipedia

Consulter l'article dans son intégrité

Source: challenges

vendredi 19 juin 2009

Pub_ Maurice Lévy: «La publicité numérique devrait représenter 25% de notre volume d’affaires en 2010»




Le président de Publicis explique que la fragmentation des audiences nécessite une moindre utilisation des médias traditionnels, au profit d’Internet et de la téléphonie mobile.

Maurice Lévy,
président du groupe Publicis, interviewé mercredi 10 juin 2009
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Stéphane Soumier: L'assemblée générale, c'est le moment où on élève le regard un peu, on trace des perspectives sur un peu plus long terme et ce sont ces perspectives pour Publicis et évidemment pour votre métier que j'aimerais avoir ce matin?

Maurice Lévy:
Nous avons connu une année 2008 qui s'est très bien passée pour nous et une année 2009 qui connaît une crise sans précédent. J'ai impression que nous approchons du fond. Les dernières informations que nous avons reçues ces derniers temps de la part de nos clients montrent qu'il y a une nette décélération à la décroissance ou au déclin. Donc, au moins une amélioration sur le plan psychologique et certainement une cessation, si j'ose dire, de la baisse. Donc, une situation meilleure.

Cessation de la baisse maintenant?

Une nette décélération, ça c'est sûr. Si l'on compare à ce que l'on a pu connaître ces derniers mois, les dernières prévisions que nous avons en main montrent une petite décélération, mais pas du tout de même ampleur que ce que nous avions pu rencontrer les mois précédents. Donc, un climat meilleur, sans toutefois avoir atteint encore le fond de la cuvette.

Est-ce que vous retrouverez le même volume d'affaires qu'avant la crise?
Un jour.

Vous en êtes convaincu?
Certainement.

Parce qu'il y a pas mal de business qui sont en train de se dire que les comportements vont à ce point changer que nous ne retrouverons pas le même volume d'affaires...

Pour certains business c'est le cas, mais il ne faut pas oublier qu'en ce qui nous concerne il y a aussi un problème majeur, qui est la nécessité de pouvoir atteindre les consommateurs là où ils sont, avec une fragmentation des audiences qui est devenue une chose considérable et très difficile à maîtriser.

Cette fragmentation des audiences nécessite que nous utilisions beaucoup moins la télévision et la presse, un peu moins la radio, encore moins l'affichage et beaucoup plus Internet. Arrive maintenant, de manière de plus en plus réelle et de plus en plus pressente, la téléphonie mobile, donc une remontée lente, qui nous fera dépasser la ligne d'horizon du zéro à partir du mois de juin de l'année prochaine. La seconde partie de 2010 devrait donc être positive.

Quand vous regardez le numérique, c'est 20% de votre chiffre d'affaires aujourd'hui?
Oui, et bien vite ce sera 25%.

Bien vite, c'est-à-dire 2010?

Oui, c'est l'objectif que nous nous sommes fixé, et nous progressons bien dans ce sens.

Mais vous dites que ça remet en cause la pertinence des autres médias? On a l'impression que vous dessinez un paysage publicitaire qui pourrait assez vite être totalement numérique...

Non, ça ne le sera pas. D'ailleurs, il faut bien voir que dans l'histoire des médias, il n'y a jamais eu jusqu'à présent, un média qui a chassé un autre. Il y a des médias qui ont perdu leur pertinence parce qu'ils n'ont pas su s'adapter, ça arrive. Je ne veux pas faire de publicité, mais il faut regarder par exemple la transformation de BFM ces dernières années, non seulement la radio mais également la télévision, avec un succès qui ne se dément pas.
Je suis embarrassé de vous citer comme exemple, mais je le fais, il y a une très belle performance.

Ce qui est intéressant avec toutes les crises, c'est le fait que nous sommes conduits à nous reposer des questions de fond. Ce sont ces questions qui nous amènent à faire des progrès, à innover, à inventer des formes nouvelles de communication, voire des concepts nouveaux de médias et à inventer des solutions publicitaires différentes.

Comment nous, qui recevons votre publicité aujourd'hui, allons-nous nous comporter après la crise? Pensez-vous qu'il va y avoir un changement radical des consommateurs?
Je ne pense pas qu'il y aura un changement radical, et je ne pense pas qu'il y aura un comportement qui reprendra les comportements antérieurs. Je serais tenté de dire que le consommateur de demain, pour paraphraser le poète, «ne sera ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même».

Mais ceux qui nous promettent une sorte de révolution de la consommation?
Je n'y crois pas. Je crois qu'on va s'orienter vers un consommer mieux, vers un consommer autrement, mais l'appel au mieux-être, l'appel à un certain confort, la nécessité d'avoir accès à un certain nombre de biens, est quelque chose qui a été offert par le progrès à toutes les masses à travers le monde.
Ce progrès de masse est maintenant bien intégré dans les modèles de pensées. D'ailleurs, il suffit de regarder ce qui se passe en Inde ou en Chine, tout le monde veut avoir accès aux conditions du confort moderne.

Source : RadioBFM.com

mercredi 10 décembre 2008

Pub_Internet représentera 15% des investissements publicitaires en 2011



Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, est très pessimiste sur les rentrées publicitaires des médias en cette période de crise économique mondiale. Avec un bémol: internet. Dans un entretien accordé à La Tribune, il estime que "le numérique, assez rapidement, va représenter de l'ordre de 15% de l'ensemble des investissements publicitaires". "Aucun média n'était parvenu à prendre une position pareille en l'espace de 15 ans". Et la décélération de la croissance n'est pas alarmante dans la mesure où les chiffres absolus sont de plus en plus importants. "On a eu des 70%, des 45%, des 35%, des 27%... Qu'on descende à 22% ou 18%, c'est normal", argumente-t-il.

Croissance "à deux chiffres"

En 2009, internet devrait donc voir ses investissements publicitaires enregistrer une croissance "à deux chiffres" en moyenne dans le monde, prédit-il. Internet, qui progressera de 18% en 2009, devrait représenter 15,6% des investissements mondiaux en 2011", prévoit ZenithOptimedia (Groupe Publicis).

Les autres médias ne peuvent en dire autant. "Au mieux", le marché mondial de la publicité sera plat. Plus vraisemblablement, il sera en baisse malgré la hausse du numérique. Ce qui signifie que certains autres médias vont beaucoup souffrir. C'est le cas de la presse écrite pour laquelle Maurice Lévy s'attend à "un ralentissement assez fort" en France et à l'international. L'affichage français devrait quant à lui légèrement progresser dans la mesure où "avec l'accroissement de la fragmentation des médias audiovisuels, l'affichage devient un média de masse, qui parle à tout le monde". Mais la télévision n'a pas dit son dernier mot dans la mesure où elle "retrouve une attractivité importante pendant cette période de crise et attend une part de marché historique de 38,5% en 2010 et 2011", selon ZenithOptimedia.

Tendances mondiales

Sur le plan international, selon les prévisions ZenithOptimedia, le marché publicitaire mondial devrait fortement ralentir en 2009, affichant même une croissance légèrement négative (-0,2%). ZenithOptimedia, qui prévoyait jusque-là une croissance de 4% en 2009, indique avoir "dû significativement réviser (ses) prévisions (...) au fur et à mesure des développements de la crise financière puis économique".

"Nous attendons un ralentissement aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe avec de plus grandes difficultés en Espagne, en Angleterre et en Allemagne qu'en France. En Europe de l'Est, nous attendons des chiffres positifs", détaille Maurice Lévy. Selon ZenithOptimedia, le marché publicitaire devrait reculer de 5,7% en Amérique du Nord et de 1% en Europe de l'Ouest. Il continuera à croître, mais plus modérément, en Asie (+3,2%) et en Europe de l'Est (+1,5%).

En ce qui concerne les pays émergents, le président du directoire dit que "la croissance sera là, même si on peut s'attendre à une décélération". Il ajoute: "La Chine se situerait à 7% voire 8%, l'Inde, à 6% ou 7%. Les marchés émergents représenteront 89% de la croissance du marché entre 2008 et 2011, faisant évoluer leur part de marché mondial de 30 à 36%, indique ZenithOptimedia.

En Amérique latine, les inconnues sont nombreuses: "le Brésil va probablement marquer le pas et l'Argentine connaître des difficultés". Enfin, dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique, "la croissance va probablement se maintenir à deux chiffres en 2009", ajoute Maurice Lévy.

Disparition

Interrogé sur la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions, Maurice Lévy affirme qu'il approuve en tant que citoyen tant le service public est aujourd'hui empêtré dans une équation insoluble consistant à faire de l'audience et des programmes de service public. Mais son analyse de publicitaire diffère. "Le publicitaire est mécontent parce qu'il trouve que la France manque de médias". Sur la base de son expérience, il affirme qu'une partie seulement de l'argent qui ne sera plus investi sur France Télévisions reviendra aux chaînes privées, "y compris celles de la TNT" (télévision numérique terrestre). "Une autre petite partie" ira vers d'autres médias sachant que les annonceurs en profiteront pour faire des économies. En d'autres termes, le gâteau publicitaire va se réduire.

Concentration

Sur une éventuelle concentration du secteur que pourrait entraîner la crise, Maurice Lévy répond: "Chaque crise offre l'occasion de rebattre les cartes, mais ce marché est déjà très concentré. Les éventuelles concentrations possibles ne changeront pas les choses de manière fondamentale". "Bien que la crise soit toujours un moment favorable pour opérer des restructurations, c'est aussi le moment où les annonceurs attendent de leurs partenaires la plus grande mobilisation. Je n'ai aucune envie que les énergies des équipes de Publicis soient déviées par une opération d'acquisition, de restructuration, alors que nos clients ont besoin de nous", ajoute-t-il.

Source : E24.fr
Catherine Vincent avec AFP

dimanche 19 octobre 2008

Pub_Le marché publicitaire va stagner au 4e trimestre, dit Publicis





Maurice Lévy,
président du directoire de Publicis, estime que le marché publicitaire mondial devrait stagner au quatrième trimestre avant une année 2009 qui ne devrait pas être bonne.

Le marché publicitaire mondial devrait stagner au quatrième trimestre avant une année 2009 qui ne devrait pas être bonne, estime Maurice Lévy, président du directoire de Publicis.

Le dirigeant a ajouté que le quatrième groupe publicitaire mondial attendrait que la situation sur le système financier soit clarifiée avant d'envisager de se lancer dans des acquisitions.

"On s'attend plutôt à un quatrième trimestre 'flat' et à une année 2009 qui ne sera pas bonne, a-t-il dit au cours d'un entretien téléphonique accordé à Reuters, on ne peut pas à ce stade faire de prévisions avec une grande précision. La visibilité est faible."

ZenithOptimedia (groupe Publicis) a abaissé mardi de 6,6% à 4,3% sa prévision de croissance des recettes publicitaires mondiales en 2008 et de 6% à 4% pour 2009.

"On voit des coupures de budgets un peu partout. On sent bien que les annonceurs sont vraiment inquiets", a expliqué Maurice Lévy, précisant que les secteurs de l'automobile, de l'immobilier et de la finance avaient été les premiers touchés.

Il a néanmoins écarté l'hypothèse d'un effondrement du marché.

"On ne peut pas dire qu'on assiste à une transformation radicale du marché (...) comme on avait pu le voir après le 11 Septembre où il y avait eu des coupes sombres, immédiates et brutales (dans les budgets)", a-t-il observé.

La croissance des marchés émergents, encore supérieure à 5%, compense la faiblesse des marchés matures, tandis qu'internet, qui continue à afficher une croissance à deux chiffres, devrait être le seul média à tirer son épingle du jeu en cas de baisse durable des investissements publicitaires, a-t-il ajouté.

Publicis veut réaliser d'ici à 2010 un quart de son chiffre d'affaires dans le numérique et un autre quart dans les pays émergents, notamment à la faveur de petites acquisitions, fort d'une réserve de liquidités disponibles de deux milliards d'euros.

Mais dans la situation actuelle, Maurice Lévy a dit privilégier une gestion prudente des ressources du groupe.

"On est encore en train de regarder (des acquisitions éventuelles), on ne va pas se précipiter sur des opportunités", a-t-il assuré. "Il faut déjà qu'on ait une situation bien clarifiée avant d'arrêter quelque décision que ce soit".

INTERDIR LES VENTES À DÉCOUVERT DANS TOUS SECTEURS

Selon Maurice Lévy, il faudra encore quelques semaines avant que le système financier, secoué depuis la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre, se stabilise.

"Le système va encore souffrir mais au bout de quelques semaines il va se stabiliser", a-t-il noté. "Beaucoup d'argent aura été perdu et, avant de retrouver les signes tangibles d'une santé, on va passer par une phase assez lente de rétablissement."

Sans prôner une fermeture temporaire des Bourses, comme l'a suggéré un instant vendredi le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, Maurice Lévy préconise en revanche une interdiction des ventes à découvert sur tous les secteurs.

"Je suis d'avis d'arrêter les ventes à découvert pour tous les secteurs pour que les gens ne s'enrichissent pas sur la spéculation", a-t-il plaidé.

"Ce sont des mesures qui doivent être prises de conserve par toutes les Bourses, de manière à ce qu'on ne joue pas avec les ventes à découvert sur tous les secteurs. Si les gens veulent prendre des risques, il faut qu'ils le prennent avec leur propre argent".

L'autorité de régulation des marchés italiens, la Consob, a annoncé vendredi avoir étendu l'interdiction des ventes à découvert à l'ensemble des valeurs cotées à la Bourse de Milan.

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a interdit le 22 septembre les ventes à découvert sur les valeurs du secteur financier pour une durée minimale de trois mois.

Maurice Lévy n'a pas été en mesure de fournir de prévisions sur l'activité de Publicis qui publiera son chiffre d'affaires trimestriel à la fin du moins. Le groupe a enregistré au premier semestre une croissance organique de 5,4% et une marge opérationnelle de 15%, supérieure à son objectif interne de 14,7-14,8%.

Source : LePoint.fr
Edité par Matthias Blamont

jeudi 28 juin 2007

Pub_Dassault Systèmes et Publicis inventent le marketing 3D en ligne



Dassault Systèmes et Publicis inventent le marketing 3D en ligne

Technologie - L'éditeur de logiciels et le groupe publicitaire ont créé une société commune 3dswym, pour permettre aux consommateurs de s'associer à la conception des produits, via des modellisations 3D en ligne. Grâce à la technologie 3Dvia de Dassault.

Le groupe publicitaire Publicis et l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes ont créé une société commune, spécialisée dans le marketing 3D en ligne. L’objectif est d’associer au plus tôt le consommateur dans la conception d’un produit en lui permettant de le visualiser en 3D, puis de le modifier à son gré, avec de nouvelles couleurs, un autre emballage, une nouvelle forme, comme avec le pot de yahourt montré ci-dessus. Baptisée 3dswym (acronyme de Say what you mean - Dites ce que vous pensez), cette société sera détenue à 51% par Publicis Groupe et à 49% par Dassault Système.

«C’est une petit révolution», a souligné Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe. «Nous allons donner aux annonceurs la possibilité de faire vraiment participer les consommateurs et de leur donner du pouvoir.»

Source : ZDNet.fr
Par Estelle Dumout