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mercredi 13 juillet 2011

Média_France, La défaite de la musique à la radio

"LA DÉFAITE DE LA MUSIQUE A LA RADIO :
Les professionnels de la musique en appellent au Ministre de la Culture

En 2010, 90 % des diffusions de nouveautés francophones ont été concentrées sur 15 titres. En d’autres termes, moins de 2% des nouveautés francophones ont donc fait l’objet d’une diffusion significative sur les radios musicales !


Source : Irma.Asso.fr

lundi 30 novembre 2009

Média_Décès de Gilles Carle, cinéaste québécois.





Notre communauté perd un grand homme» - Robert Coulombe

La communauté de Maniwaki est en deuil à la suite du décès d'un de ses personnages les plus marquants, le cinéaste Gilles Carle, qui s'est éteint dans la nuit de vendredi 27 novembre à samedi 28 novembre 2009 à l'âge de 80 ans.

« Notre communauté perd un grand homme. Mais d'une certaine façon, il s'agit pour lui d'une délivrance. Ça devait être très difficile pour lui, car il était un homme dynamique et il était extrêmement conscient de la maladie qu'il avait », a confié le maire de Maniwaki, Robert Coulombe.

Né le 31 juillet 1929 à Maniwaki, deuxième des sept enfants d'un modeste « employé en produits laitiers », Gilles Carle a passé son enfance à Northfield, au bord de la rivière Gatineau, où sa famille a déménagé, avant de s'installer en 1935 dans « l'Abitibi des mines », qu'il a aimée d'amour toute sa vie.

« J'ai été très attristée d'apprendre son départ. Je savais qu'il était très malade et qu'il était hospitalisé ces derniers jours. Avec l'incendie de notre salle de spectacles qui portait son nom, l'hiver dernier, ce sont deux grosses pertes pour notre communauté cette année », a déclaré Emmanuelle Michaud, la présidente de la Maison de la culture de la Vallée-de-la-Gatineau.

Festival Images et Lieux

Le 14 février dernier, la salle de spectacles Gilles-Carle a été complètement détruite par les flammes. La salle de 550 places, construite dans les années 1960, avait été renommée en l'honneur du cinéaste défunt il y a près de cinq ans, lors du lancement du Festival Images et Lieux.

Le rendez-vous cinématographique rendait hommage au répertoire de Gilles Carle, qui a notamment tourné le film du terroir Maria Chapdelaine près de Grand-Remous en 1984. Le festival a connu des difficultés financières et n'a pu avoir lieu ces deux dernières années, mais devrait être de retour l'été prochain.

« Gilles Carle a été le premier cinéaste de chez nous à tourner des films en milieu rural. Il était vraiment la personne idéale à qui dédier ce festival », a rappelé Agathe Quévillon, qui présidait la Maison de la culture de la Vallée-de-la-Gatineau au moment du lancement du Festival Images et Lieux.

« Malheureusement, plusieurs souvenirs de M. Carle ont brûlé dans l'incendie de sa salle. Mais tout ce qu'il a tourné demeurera dans notre mémoire collective », affirme Mme Quévillon, qui s'est replongée dans ses souvenirs dès qu'elle a appris le décès du cinéaste. Elle a notamment retrouvé une vidéo tournée lors de l'inauguration de la salle Gilles-Carle en 2005, à laquelle prenait part le cinéaste avec sa conjointe Chloé Sainte-Marie.

Robert Coulombe se rappelle d'avoir rencontré Gilles Carle à cette occasion. Il lui avait toutefois été très difficile de communiquer avec le cinéaste en raison de la maladie de Parkinson, contre laquelle il a lutté pendant les 15 dernières années de sa vie.

« C'était un cinéaste prolifique comme on en a rarement vu », de signaler le maire de Maniwaki.

Reconstruction de la salle

Emmanuelle Michaud affirme que les démarches visant à reconstruire la salle de spectacles Gilles-Carle vont bon train.

Le nouvel édifice devrait être financé à 90 % par le ministère québécois de la Culture. La salle sera la propriété de la Ville de Maniwaki et sa programmation continuera d'être gérée par la Maison de la culture de la Vallée-de-la-Gatineau. Il faudra toutefois faire preuve de patience, avertit Mme Michaud, qui estime que la reconstruction pourrait prendre encore trois ans. Entre-temps, les spectacles sont présentés à l'auditorium de La Cité étudiante de la Haute-Gatineau, l'école secondaire de Maniwaki.

Source : CyberPresse

lundi 29 septembre 2008

Media_Abolition du « Fonds des nouveaux médias » de Téléfilm Canada, un pan complet de l'industrie multimédia sacrifié




Ce qu’on appelle l’industrie du multimédia au Québec représente des millions de dollars de budget et des milliers d’emplois. Cette industrie repose sur le travail et la détermination de centaines d’entreprises actives dans la production de contenu pour les entreprises et le grand public.

Depuis une décennie, le Fonds des nouveaux médias du Canada a contribué à fournir à la population canadienne des contenus culturels numériques et interactifs de qualité sur une variété de thématiques. Pour le milieu professionnel, ce fonds était essentiel en permettant de générer des projets novateurs et originaux, souvent très porteurs en termes de développement de marché et d’affaires. Ces deux dernières années seulement, le fonds a injecté près de 30 M $ à travers le Canada et a généré entre 60 M $ et 70 M $ en volume de production. De nombreux emplois de qualité sont en jeu.

Le fonds a également contribué à positionner nos entreprises à l’échelle internationale en faisant du Canada et du Québec des acteurs majeurs dans la production et la diffusion de contenus numériques.

Nous, entrepreneurs actifs et reconnus dans ce secteur, ne comprenons toujours pas ce qui motive la décision de couper cette unique source de soutien au contenu multimédia original. Le fonds joue un rôle stratégique dans la consolidation et le développement des entreprises dans un secteur caractérisé par la rareté des capitaux et la sous-capitalisation. Le 31 mars prochain, ce fonds risque de disparaître à tout jamais. Avec lui va sombrer un pan complet de l’industrie de la production indépendante de contenu multimédia au Canada.

Nous sommes d’autant plus navrés et inquiets que le Fonds des nouveaux médias du Canada garantissait, de par ses règles d’attribution sur la base linguistique, une présence du contenu interactif francophone culturel de haut standard.

Nous demandons donc au gouvernement de reconsidérer sa décision de ne pas renouveler le Fonds des nouveaux médias du Canada. Dans un contexte de bouleversements intenses de l’univers des médias, une enveloppe de 14,5 M$ par année était déjà considérée comme un minimum pour explorer cet univers complexe des nouveaux médias et des nouvelles plateformes de diffusion.

Monsieur Harper, Madame Verner,
il n’est pas trop tard pour faire preuve de discernement et de miser sur une industrie qui a déjà les deux pieds dans l’avenir. Il en va de la survie de nos entreprises et de la sauvegarde de milliers d’emplois, mais par-dessus tout, de l’accès à des contenus culturels pour des millions de Canadiens et Canadiennes.

Guillaume Aniorté et Pierre Le Lann, coprésidents de Tribal Nova
Fady Attalah, président de Bluesponge
Marc Beaudet, président de Turbulent
Michel Beaudet, président de Salambo productions
Normand Bélisle, président d’Inpix
Steve Couture, président de Frima studio
Jean-François Gagnon, président de LVL Studio
Jean-Philippe Marin, président de MBiance
Julien Roussin-Côté, président de 33 Mag

Renseignements :

Gilbert Ouellette, gestionnaire
Regroupement des producteurs multimédia
Tél. : 514 813-3586

Source : AMPQ