RadioSouvenirsFM

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dimanche 7 mars 2010

Média_Montpellier, radio, Jacques Vendroux, la voix qui croit au MHSC...



Lundi après-midi, il était en visite à Montpellier, dans les locaux de France Bleu Hérault, dans le cadre de sa nouvelle émission, Stade Bleu, où il recevait Nikola Karabatic pour une demi-heure d'échanges sur l'actualité, le sport... « Je suis un gamin quand je vois Karabatic, j'ai un côté fleur bleue », avait concédé l'intéressé, deux heures avant le direct, dans un hôtel, hôte d'une autre star des ondes... "N. K." en interview, c'était la cerise sur le gâteau de ses 62 ans, fêtés ce même jour...

Mais évoquer Jacques Vendroux c'est parler avant tout football. Le directeur délégué des sports de Radio France, où il exerce depuis bientôt 44 ans, est notamment coordonnateur du fameux multiplexe qui le conduira, demain soir, à Auxerre. Et le Montpellier Hérault alors ? « C'est l'un des derniers clubs à dimension humaine tout en étant hyper "pro", sérieux. Ils ont conservé l'affectif et ça marche encore, la preuve. Le dénominateur commun de tout cela est Louis Nicollin. Et René Girard est encore quelqu'un de "normal" dans ce milieu », se fend l'intéressé, en contact régulier avec le Vauverdois.

Autrefois, le football n'était pas ce qu'il est devenu aujourd'hui, « on vivait, mangeait avec les joueurs et j'ai eu le bonheur de partager des entraînements avec eux, devant 5 000 supporters au lendemain de la demi-finale des Verts à Eindhoven (1976) et à Bordeaux, avec René. » Au-delà d'une vieille complicité avec celui qui est l'un des quatre Montpelliérains (avec Nicollin, Domergue et Lemoult) encartés au VCF (Variétés Club de France), « je pense que l'aventure peut aller jusqu'à un podium, au final, entre la chance, le talent et le fait de ne pas se prendre au sérieux. J'avais un doute après la défaite à Saint-Étienne... mais c'est reparti contre Rennes. C'est un groupe très attachant, je suis hyper content pour eux. » Petit neveu de Charles de Gaulle, cette véritable voix du foot, « incompétent notoire à l'école » , a un point commun avec Louis Nicollin : « Je suis gaulliste. » L'autre est, sans conteste, cette passion pour le ballon rond. Avec des souvenirs tragiques. « J'étais à Furiani et les quatorze gars qui m'entouraient sont morts, je ne peux pas oublier cette tragédie » et une kyrielle d'instants heureux, « les titres de 1984 ; la Coupe du Monde 1998, on l'a bien vécu, là, cette identité nationale... » Ou encore tous les bons moments passés avec ses potes du Variétés, équipe de "stars" d'horizons divers... les Noah, Zidane, Platini et consort, « un délire qui a démarré en 1971 et dont on ne pensait jamais qu'il perdurerait ». Le 25 mai, il fêtera dans son fief calaisien le 10 e anniversaire de l'historique finale du club nordiste, « au profit des "Enfants de la terre", l'association de Marie-Claire et Yannick Noah, qui a appelé en personne Zidane, Blanc, Karembeu... » Encore une formidable histoire d'amitié comme les aime celui « qui n'a pas vu le temps passer ». Pourtant, depuis cette première image qu'il a eue de la profession, le quatuor Chapatte-Couderc-Roland-Janin jouant à la belote le 2 mai 1966 à l'O.R.T.F, il s'en est passé des choses...

Source : MidiLibre.com
Pierre DUPERRON

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