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mardi 21 avril 2009

Technologie_ Sun trouve son salut chez Oracle




Sun Microsystems
(IBM), le propriétaire en difficultés du langage de programmation Java (JAVA), a finalement trouvé pour repreneur le prospère éditeur de logiciels Oracle (ORCL), dédaignant les efforts concurrents d'IBM pour négocier son rachat à la baisse.

Sun Microsystems,
le propriétaire en difficultés du langage de programmation Java, a finalement trouvé pour repreneur le prospère éditeur de logiciels Oracle, dédaignant les efforts concurrents d'IBM pour négocier son rachat à la baisse.

Cet accord «donne à Sun la bouée de sauvetage dont il avait désespérément besoin», a souligné, chez Gartner, Andrew Butler.

Après un flirt révélé par la presse mais jamais publiquement admis, le groupe de Santa Clara avait en effet pris un risque en refusant ces dernières semaines une offre revue à la baisse du géant IBM, qui à l'origine avait offert entre 10 et 11$ US par action.

C'était plus que les 9,50$ US proposés par Oracle. L'offre de ce dernier est inférieure au cours de Bourse de Sun vendredi en clôture (9,69 dollars), et valorise l'inventeur du langage Java à 5,6 milliards de dollars hors dette, soit 7,4 milliards en incluant celle-ci.

Pour M. Butler, l'occasion saisie par Oracle n'est «pas vraiment une surprise», dans la mesure où le groupe de Larry Ellison est l'un des plus florissants du pays, avec des réserves de liquidités qui en font l'un des principaux candidats aux grosses acquisitions. Fin février, Oracle disposait de 8,2 milliards de liquidités.

Selon la numéro deux du groupe et ancienne directrice financière Safra Catz, l'acquisition, qui doit être finalisée l'été prochain, sera rentable dès la première année, apportant un bénéfice d'exploitation annuel de 1,5 puis 2 milliards de dollars annuels.

La transaction permettra à Oracle de prendre possession de deux technologies clefs de Sun, le langage de programmation informatique Java et le système d'exploitation Solaris.

«Le rachat de Sun va transformer l'industrie des technologies de l'information, en associant les meilleurs logiciels professionnels du marché et systèmes informatiques», pour proposer «un système intégré dont tous les éléments seront adaptés les uns aux autres», s'est félicité le PDG d'Oracle, Larry Ellison.

Le logiciel d'Oracle Fusion Middleware, qui enregistre une des meilleures croissances parmi ses produits, est basé sur le langage Java, tandis que le système Solaris est utilisé par les logiciels de base de données d'Oracle, le secteur phare du groupe.

Certains analystes applaudissaient lundi une «intégration verticale» qui permettra à Oracle d'offrir aux entreprises clientes une suite de services complète.

«Cette initiative correspond à l'objectif d'Oracle qui est d'acquérir des parts de marché dans les centres de données tout en affichant ses connectivités, tout en travaillant à une offre plus intégrée de bout en bout, du logiciel à l'application», soulignait Tom Ernst, de Deutsche Bank.

En revanche d'autres s'inquiétaient pour l'activité de matériels de Sun Microsystems, semblant moins bien s'intégrer à la culture d'Oracle.

«Notre point de vue sur cette acquisition n'est pas très positif», notait Amitabh Goel chez First Global. «On ne sait pas comment Oracle va gérer un fabricant d'équipement, surtout que la part de marché de Sun est sur la pente déclinante», a-t-il expliqué dans un courriel à l'AFP, soulevant aussi des «difficultés d'intégration» potentielle, et enfin le risque que les clients, qui jusqu'à présent choisissaient Oracle par opposition à Sun, réagissent mal.

Pour IBM en revanche, laisser échapper Sun Microsystems pourrait conduire à une réévaluation des priorités, d'autant que le groupe newyorkais fait aussi partie des entreprises prospères en chasse de bonnes affaires.

Cette fusion va d'ailleurs sans doute, selon M. Geol, «entrainer d'autres consolidations, si bien que des sociétés indépendantes de matériels, de logiciels ou de services pourraient être la cible de sociétés plus grosses».

Sur le marché, l'action Sun bondissait de 36,58% à 9,11$ US, celle d'Oracle perdait 2,42% à 18,56$ US, et celle d'IBM 0,73% à 100,53$ US.

Source : CyberPresse

jeudi 31 juillet 2008

Technologie_Partenariat HP/Intel/Yahoo! dans les ordinateurs virtuels



Le fabricant informatique HP, le producteur de microprocesseurs Intel et le groupe internet Yahoo! ont noué un partenariat pour développer le marché de l'informatique virtuelle ou «cloud computing», ont annoncé mardi les trois groupes américains.

Les trois groupes, associés à des partenaires institutionnels, vont créer plusieurs centres destinés «au développement de la recherche et de l'éducation des ordinateurs virtuels», peut-on lire dans un communiqué conjoint.

«L'objectif de cette initiative est de favoriser une collaboration ouverte entre l'industrie, les universités et le gouvernement, en enlevant les barrières financières et logistiques à la recherche sur une informatique à l'échelle d'internet», est-il ajouté.

Le «cloud computing» (de «cloud»: nuage, terme d'ingénieur pour parler d'internet) repose sur la dématérialisation via internet des logiciels et applications traditionnellement rattachés à un ordinateur. Les capacités de calculs peuvent ainsi être dispersées entre plusieurs appareils et plusieurs lieux.

Le concept s'est inspiré de l'utilisation du réseau internet pour les calculs scientifiques: la mémoire et les capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs du monde entier sont utilisés, reliés par la toile.

Cette technologie, qui avait été ébauchée ces dernières années par les services d'hébergement ou de location de puissance de calcul, est en plein développement et offre à l'utilisateur une puissance et des capacités de stockage potentiellement sans précédent. Certains observateurs y voient à terme la dématérialisation totale des salles informatiques.

Les initiatives chez quelques grands acteurs du secteurs - Google, Amazon, Sun Microsystems - sont déjà apparues, dans l'idée de généraliser ces services: stockage virtuel de données, ou encore accès à un ensemble d'applications de bureau depuis n'importe quel ordinateur, via une connexion internet.

Avec ce partenariat, Hewlett-Packard (HP), Intel et Yahoo! «veulent créer un environnement de tests distribué mondialement, afin d'encourager la recherche sur les logiciels et les réfléxions associées sur les centres de stockages de données et le matériel informatique», ont indiqué les trois groupes américains.

Ces derniers se sont associés au centre de recherche singapourien Infocomm Development Authority of Singapore (IDA), à l'université d'Urbana-Champaign et à la Fondation nationale pour les sciences dans l'Etat de l'Illinois, et à l'Institut de technologies de Karlsruhe (KIT) en Allemagne.

Six centres doivent voir le jour d'ici la fin de l'année, un chez chacun des groupes américains, et un par université partenaire. Chaque centre doit abriter des équipements, dotés de 1000 à 4000 processeurs adaptés au «cloud computing», fournis par HP et Intel.

Source : La Presse Affaires via : Agence France-Presse

jeudi 10 juillet 2008

Internet_Les géants de l'internet mobilisés contre une grave faille de sécurité



Les géants informatiques mondiaux, dont Microsoft, Sun Microsystems et Cisco, se sont mobilisés ces derniers mois pour corriger une grave faille de sécurité qui menaçait l'internet mondial, et diffusent cette semaine à grande échelle un logiciel de correction.

Le spécialiste en sécurité Dan Kaminsky, de IO Active, a découvert il y a six mois cette faille qui portait sur le Domain Name System (DNS), le système central qui met en relation les adresses des sites et les pages stockées sur des serveurs, via des numéros similaires à des numéros de téléphone.

Il a alors réuni les grands groupes internet, qui ont planché discrètement pendant des mois pour mettre au point une solution.

Le correctif est diffusé cette semaine aux entreprises et aux internautes, généralement via des mises à jour automatiques des systèmes.

Cette faille aurait pu permettre à des pirates de rediriger n'importe quelle adresse internet vers d'autres sites de leur choix, et d'ainsi contrôler le trafic internet mondial.

Le risque est notamment celui du «phishing», où des escrocs dirigent les internautes à leur insu vers de faux sites de banques par exemple, pour récupérer leurs numéros de cartes bancaires ou autres données sensibles. Un pirate aurait aussi pu ainsi voler des courriels ou toute sorte de données.

«Aucune opération de sécurité n'a jamais été réalisée à cette échelle», a commenté M. Kaminsky, qui a mis en place un site (www.doxpara.com) pour permettre aux internautes de tester leur vulnérabilité à cette faille.

«C'est un problème-clé qui gouverne toute l'architecture de l'internet», a souligné l'expert en sécurité Rich Mogull, de la société Securosis, lors d'une conférence téléphonique. En détournant les adresses «vous auriez l'internet mais pas celui que vous attendez», a-t-il expliqué.

«Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer, car nous avons gagné autant de temps que nous pouvions, afin de tester et de mettre en application le correctif», a commenté M. Kaminsky.

M. Kaminsky et 16 autres chercheurs du monde entier s'étaient retrouvés en mars sur le campus de Microsoft à Redmond (nord-ouest des Etats-Unis) pour travailler sur une parade, dans un effort collaboratif sans précédent.

Généralement les experts en sécurité vendent aux entreprises les détails sur les failles qu'ils découvrent, mais M. Kaminsky a choisi d'agir en secret et de prévenir tout le monde en raison de l'importance de l'enjeu.

«J'ai découvert cette faille complètement par hasard», a-t-il raconté, «en regardant quelque chose qui n'avait rien à voir avec la sécurité». «Ce problème affecte non seulement Microsoft et Cisco, mais tout le monde», a-t-il dit, en évitant toute précision technique pour éviter d'inspirer des pirates.

Pour la première fois, les grands groupes informatiques ont décidé ensemble de lancer une diffusion massive simultanée du correctif sur toutes les plate-formes informatiques, ce qui devrait protéger la plupart des internautes.

Microsoft a notamment diffusé mardi le correctif dans une mise à jour de Windows.

«Nous assistons à la diffusion massive d'un correctif multi-vendeur pour une faille internet qui aurait pu, par exemple, permettre à quelqu'un de rediriger l'adresse Google.com là ou il voulait», a commenté Jeff Moss, fondateur de la conférence de la sécurité informatique Black Hat.

«Ce qu'a fait Dan est très important pour toute la stabilité de l'internet. Je n'ose même pas penser à tout l'argent qu'il aurait pu gagner s'il avait voulu vendre cette faille. Au lieu de cela il a préféré avertir publiquement. Il faut que je lui paie une bière!», a lancé M. Moss.

Source : La Presse Affaires via Agence France-Presse