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jeudi 8 mai 2008

Pub_Le rôle de PubMatic est de maximiser les revenus publicitaires d'un site »



Alors que les éditeurs ont parfois du mal à profiter du boom de l'e-pub face à la toute puissance des réseaux publicitaires, une start-up américano indienne veut leur redonner des marges de manoeuvre. Les explications de Rajeev Goel, co-fondateur de PubMatic.

Pas de récession en vue pour la publicité en ligne. Bien au contraire, selon les cabinets Deloitte et Kelsey Group, le marché mondial de la pub Internet dépassera les 40 milliards de dollars cette année, soit une croissance de plus de 23% par rapport à 2007. Une montée en puissance qui se fera en partie aux dépens des médias traditionnels (presse, tv et radio) et se traduira aussi par une prolifération des réseaux publicitaires comme Google/Doubleclick, Microsoft/aQuantive, News Corp/MySpace, WPP/Real Media, Yahoo/BlueLithium ou encore AOL/Time Warner.

Selon les analystes, 80% de la publicité en ligne est vendu au travers de ces réseaux. L'euphorie a aussi gagné le monde du capital-risque qui a investi près de 300 millions de dollars dans le secteur l'année dernière. PubMatic est une de ces start-ups prometteuses, née de cette bulle publicitaire. Fondée à Palo Alto à l'automne 2006, avec 25 employés repartis entre la Silicon Valley et l'Inde, elle a levé 7 millions de dollars l'année dernière. Tour d'horizon avec son co-fondateur, Rajeev Goel.

Quel est le rôle de PubMatic sur le marché de la publicité en ligne?

Nous sommes un intermédiaire entre les éditeurs de sites Internet et les réseaux publicitaires. Tant que Google restait le seul grand réseau publicitaire sur Internet, les éditeurs pouvaient se permettre de gérer et d'optimiser la publicité eux-mêmes, en interne. Mais, avec la prolifération et la fragmentation des réseaux publicitaires, ciblés, verticaux, géographiques et l'avènement des méga-plateformes comme Google/Doubleclick, News Corp/MySpace, AOL et peut-être Microsoft/Yahoo, ce n'est plus possible. Notre rôle est donc de maximiser les revenus d'un site, en choisissant en temps réel la meilleure publicité pour un contenu donné et en réduisant le temps passé à faire ces optimisations (grâce à un algorithme qui automatise le process, ndlr). Pour ce faire, nous agrégeons plus de 300 réseaux publicitaires, dont les plus gros comme Google ou Yahoo, que nous mettons à disposition de nos 3 500 clients.

Quels gains vos clients peuvent-ils espérer grâce à PubMatic?

Cela varie. En moyenne, les revenus publicitaires de nos clients augmentent de 30 a 50%. Mais nous avons aussi le cas du réseau social BikerOrNot.com qui a enregistré une progression de 150%. Nous choisissons non seulement la campagne publicitaire qui paye le plus et qui est la mieux ciblée par rapport au contenu du site mais nous ouvrons aussi le site à des réseaux qu'il n'aurait jamais atteint autrement. Comme les réseaux verticaux ciblant exclusivement les sites de sports ou les réseaux étrangers. Ce dernier point est particulièrement important pour nous, car 30 a 40% de l'espace publicitaire de nos clients vient de leurs sites étrangers (ce sont les versions internationales de sites américains, ndlr). Etant servis par des méga-plateformes américaines, ces sites reçoivent 1 dollar/CPM pour leur espace américain mais seulement 30 à 40 cents pour leur espace étranger. Or, grâce à nos relations avec les réseaux internationaux, en Europe et en Asie, nous augmentons la monétisation de cet espace publicitaire étranger pour le site, jusqu'à 50%. L'autre avantage pour nos clients est qu'ils passent beaucoup moins de temps à gérer et à optimiser la monétisation de leur site et plus au développement de son contenu ou de son look.

Est-il encore possible de gagner de l'argent avec de la publicité en ligne?

Absolument, même si notre modèle économique ne repose pas sur la publicité mais sur la commission que nous percevons des réseaux publicitaires et des éditeurs de site. Notre expérience est que les blogs et les petits sites, plus ciblés, gagnent 3 à 5 fois plus d'argent pour leur espace publicitaire que les gros sites généralistes. Les annonceurs apprécient aussi le fait que le ratio du nombre de pages vues par session est aussi plus faible sur un petit site, et donc sont prêts à payer plus pour cette audience captive. Plus généralement, on assiste au basculement progressif de la publicité, du monde réel vers Internet, à mesure que l'attention des consommateurs migre vers ce nouveau média.

La récession américaine ralentira-t-elle la croissance de la publicité en ligne?

Au contraire, une faible récession est bénéfique à l'ensemble du marché de la publicité en ligne. Elle va accélérer la transition des budgets publicitaires vers Internet, aux dépens des médias traditionnels comme la presse, la radio ou la télévision. Avec la publicité Internet, les annonceurs sont capables de mieux mesurer l'impact de leur campagne et évaluent quasiment en temps réel leur retour sur investissement. Ce qui est très difficile voire impossible avec une campagne traditionnelle. Toutefois, si la récession s'avère plus sévère que prévue, je pense que l'on assistera à la réduction des budgets publicitaires, Internet ou pas. N'oubliez pas que 60% des 20 premiers annonceurs sont des institutions financières, toutes touchées par la crise des subprimes.

A quand voyez-vous le décollage de la publicité dans les vidéos en ligne?

Il est encore trop tôt pour le dire. Aujourd'hui, bien qu'une pub vidéo paye environ 5 fois mieux qu'une pub graphique, elles restent plutôt rares. Contrairement aux publicités textes ou graphiques, il n'existe pas encore de formats standards pour les pubs vidéo. Mais une fois que ce sera le cas, je pense que la publicité vidéo décollera rapidement.

Source : L'expansion.com
Propos recueillis par Jean-Baptiste Su

vendredi 2 mai 2008

Pub_La pub verte a son réseau sur Internet




L'américain Burst Media regroupe un large panel de diffuseurs web dans le cadre de son Green Network. Objectif : proposer une offre d'espace pub dédiée au développement durable.


Après les technologies de l’information, les réseaux publicitaires se mettent aussi au vert. A l’image de Burst Media. Le fournisseur américain d’espaces de diffusion vient d’annoncer le lancement de son "Green Network". Ce réseau de partenaires est ouvert aux annonceurs visant les publics sensibles à la cause écologique. Exclusif au média online, il se targue de pouvoir offrir des emplacements publicitaires sur plus de quatre vingt sites web. Deux types d'audience sont visés : les consommateurs "engagés" - personnes au mode de vie influencé par l’écologie et acheteurs fréquents de produits verts - et les internautes intéressés par les problématiques environnementales. "Passer par Burst Green Network nous permet de proposer des publicités en accord avec le degré d’intérêt de nos visiteurs pour les produits et services écologiques", déclare ainsi Eric Ralls, fondateur de RedOrbit, membre du réseau.

Publicité écolo

Et les domaines couverts par les différents sites Internet que compte ce réseau de diffuseurs sont divers. Les espaces publicitaires proposés s’inscrivent ainsi dans des pages dédiées au recyclage des déchets ou à la cuisine organique, en passant par les sciences de la terre. L’américain fait valoir un potentiel de 2,6 millions de visiteurs uniques pour un nombre d’expositions publicitaires online porté à 14 millions. Les nombreux ressorts de la réclame online seront bien sûr au programme : bannières dynamiques, pages interstitielles, rich média, etc. "L’intérêt des consommateurs pour l’information verte va en augmentant et ils se tournent de plus en plus vers Internet pour trouver ce dont ils ont besoin ", commente Jarvis Coffin, président de Burst Media.

Le web comme source d’information

Une récente enquête* menée par le département Recherche du fournisseur révèle que près de quatre internautes sur cinq passent effectivement par le web dans le cadre de recherches d’information sur les initiatives et produits écologiques. Un certain scepticisme quant à la crédibilité des messages écolos semble toutefois prévaloir. Près d’un sondé sur cinq se serait en effet déclaré comme "rarement ou jamais convaincu" par l’argument publicitaire du développement durable. Le document souligne par ailleurs que les pages les plus consultées par ces internautes porteraient sur les problématiques de recyclage des déchets. L’annonce de lancement de Burst Media Green Network est intervenue au moment du Earth Day, événement planétaire visant à sensibiliser à la cause écologique.

* Enquête réalisée auprès de 6 000 internautes âgés de plus de 18 ans

Source : Atelier.fr