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vendredi 23 novembre 2012

Média_ La France va ajouter la norme DAB+ à la radio numérique terrestre DAB+T-DMB

Quelle norme pour la radio numérique terreste (RNT) ? Alors que la France faisait office de cavalier seul en ayant choisi le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting), 
Paris vient de notifier à Bruxelles sa volonté d'ajouter la norme DAB+ en vigueur en Grande Bretagne, Allemagne, Suisse et Danemark notamment. PC INpact diffuse le projet d'arrêté

Consulter l'article dans son intégrité

Source:  pcinpact.com

 

mercredi 18 mars 2009

Média_L’arrivée du numérique suscite la colère des dernières radio libres



La TNT bien installée, c’est maintenant au tour de la radio de passer à l’ère numérique. Résistantes ou peu enthousiastes, les radios libres contestent les choix techniques de l’Etat. Au banc des accusés, le T-DMB, un système de diffusion que la Corée est pour l’instant la seule à utiliser.

L’Eko des Garrigues trouve le son RNT « peu convainquant ». Radio Clapas s’indigne de ce qu’elle nomme « une machine à nous exclure ». Divergences FM critique le choix du CSA « rien moins qu’absurde » pour une norme de diffusion que les Coréens et les Français seront les seuls à utiliser (le T-DMB ou Diffusion multimédia numérique terrestre). Alors qu’est prévu courant 2009 l’ouverture des candidatures dans le pourtour montpelliérain, la Radio Numérique Terrestre (RNT) suscite une forte hostilité dans le milieu associatif local.

Déjà mise en place dans plusieurs pays de l’Union Européenne, l’idée avancée par le gouvernement l’année dernière est pourtant séduisante à plus d’un titre. Stopper son émission de radio favorite pour la reprendre quelques minutes ou plusieurs heures plus tard, afficher des images ou du texte en plus d’un son de meilleure qualité, autant d’arguments qui plaident en faveur du numérique quand les bons vieux postes accumulent la poussière et les parasites. Mise en place d’ici 2012, la RNT devrait cohabiter avec les ondes radio classiques au moins jusque 2020, comme le font actuellement la TNT et l’analogique pour la télévision.

Ce passage de flambeau a beau augurer monts et merveilles, il ne fait pas que des heureux. Les radios de catégories A, dites associatives, dénoncent depuis le début l’accompagnement de l’Etat, lacunaire, et des aides pour l’instant inexistantes. Les conditions d’exercice et les contraintes d’accès au numérique sont pourtant draconiennes : l’obligation pour les radios associatives de trouver un prestataire (ce qui met fin à l’autodiffusion) et de se regrouper à plusieurs en SARL, de même que le pari du système de diffusion coréen (D-TMB) au détriment de la norme en vogue (DAB) ; deux signes annonciateurs d’ « un bulldozer auquel seuls les gros survivront » selon Jean Paul Gambier, membre de Radio Clapas.

Alors que leurs ressources pourraient diminuer, les radios associatives se préparent donc à de nouveaux coûts. Le président de la fédération des radios associatives ne se prive d’ailleurs pas de comparer l’idée du CSA de créer des collectifs à une : « incitation commerciale à former des groupes. » « Nous on n’est pas dans les affaires, on fait du lien social, renchérit-il. On tourne à 80% au bénévolat, pourquoi on devrait créer une société privée ? »

Membre actif de Radio Clapas, Jean Paul Gambier déplore le choix du D-TMB, initialement conçu pour la télévision, au seul motif des données associées. L’ajout de la vidéo rapprocherait un peu trop les médias audio et télé à son goût : « la radio avec de l’image, ce n’est plus vraiment de la radio. » S’il admet qu’« on ne peut pas être contre une révolution qui se fera de toutes façons sans nous », Jean Paul Gambier préférerait « passer au numérique autrement. »
"Les gros de la radios visent le monopole"

Constat que partage l’Eko des Garrigues, membre du collectif anti-RNT Radios en lutte. Le chef d’antenne Stéphane Tosi craint « de devoir se rééquiper, de trouver un prestataire puis un partenariat avec d’autres radios. » Au risque d’un impact sur la programmation, et à terme « la mort de la station. » Dans ce climat d’incertitude économique, l’attribution de la norme coréenne ferait presque rire. Là dessus, Stéphane Tosi a une explication toute faite : « Passer de la FM au numérique franco-coréen, c’est changer tous les postes radio, de la voiture au réveil. Il fallait relancer l’économie d’une façon ou d’une autre. Avec ça, c’est parti pour. » Jean Paul Gambier y voit plutôt un coup des lobbys : « Parce que les gros de la radio visent le monopole, ça arrangerait beaucoup de monde si on disparaissait. »
Des choix techniques discutables

Les choix techniques ne sont pas seuls à être montrés du doigt. Leur mise en application pourrait bien poser problèmes. Alors qu’un émetteur FM comme celui de la Paillade couvre un rayon d’environ 30km, il faudra 4 ou 5 antennes T-DMB pour desservir la même superficie en 2012. Quant aux fréquences utilisées, Gilles Gouget met en doute leur innocuité sur le corps humain : « efficaces ni à l’intérieur ni à l’extérieur », le directeur de la station Divergences FM assure que les nouvelles antennes devront « mettre le paquet pour espérer atteindre la chaîne Hi-Fi numérique du salon familial. »

« Précipité, hâtif », Gilles Gouget ne cache pas sa perplexité sur le dossier numérique. « Personne n’est prêt pour le T-DMB, pas même les constructeurs d’autoradios » soutient mordicus cet inconditionnel de la FM. Passer par le réseau Wifi, ou exploiter au mieux la technologie RDS, utilisée pour afficher les noms des stations sur huit caractères, en désespoir de cause les radios associatives se replient sur des options moins coûteuses que le numérique terrestre, sans toutefois vraiment y croire.

Selon un représentant de la radio ouvertement anti-RNT Canal Sud, cité par notre confrère le Canard Enchaîné, le passage au numérique coûterait à chaque station candidate quelques 17 222 € par an. Avec moins de 40 000 € de budget annuel pour L’Eko des Garrigues, 110 000 pour Divergences FM et quarante de plus chez Radio Clapas, dont plus de la moitié part en masse salariale, le calcul est vite fait. L’appréhension des directeurs d’antenne associative à tendre la main au progrès n’en paraît que plus logique. La marche forcée de l’Etat, que plus discutable.

Source : HautCourant.com

dimanche 30 novembre 2008

Média_Arnaud Delattre (Greenwich Consulting) "La radio numérique va créer de nouvelles sources de revenus pour les diffuseurs"



La radio numérique terrestre sera lancée en France fin 2009. Elle devrait apporter un grand nombre d'avantages que détaille Arnaud Delattre, manager chez Greenwich Consulting.

Quelles sont les promesses de la radio numérique ? Quels sont les avantages attendus côté radios et côté auditeurs ?

La diffusion d'émissions de radio en mode numérique devrait apporter un certain nombre d'avantages, notamment pour les radios la possibilité d'étendre leur couverture de diffusion. Sur la bande FM actuelle, il n'y a plus de fréquences disponibles. Même la première radio en termes d'audimat, RTL, ne couvre que 70 % du territoire national aujourd'hui. Par ailleurs, la radio numérique va permettre d'associer des données - informations textes, images - au flux audio. Pour les éditeurs de chaînes, c'est l'occasion d'inventer de nouvelles sources de revenus, de créer de nouveaux supports publicitaires pour les annonceurs comme la possibilité de passer des photos d'un produit en parallèle du message commercial audio.

Côté auditeurs, la radio numérique promet une meilleure qualité de son (son 5.1), une offre de chaînes de radio plus vaste, la possibilité comme avec la TV sur ADSL aujourd'hui de faire du time shifting ou d'enregistrer des programmes numériques, d'avoir accès à un guide des programmes, et bien sûr donc de bénéficier d'informations et données associées à des programmes, comme par exemple de le nom de l'artiste et le titre de la chanson diffusée.

Pour les radios, il s'agit donc d'une réelle opportunité économique ?

Ce qui est certain, c'est que la radio numérique, outre l'extension de la couverture, va révolutionner la structure de coût des chaînes de radio. Dans un premier temps, ce sera un coût supplémentaire car les radios devront continuer à émettre sur la bande FM et en numérique. Mais à terme, cela va leur permettre de réduire leurs coûts de diffusion. Les coûts de diffusion sur la bande FM pour une radio nationale couvrant 70 % du territoire sont de 4 à 5 millions d'euros par an. En T-DMB [Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting, Diffusion Multimédia Numérique Terrestre, norme officielle de diffusion de la radio numérique en France, ndlr], ces coûts sont deux à trois fois moins élevés. Donc oui, les radios voient le numérique comme une opportunité. Mais en même temps, elles sont aujourd'hui dos au mur.

La radio est le seul média aujourd'hui qui ne soit pas encore entré dans l'ère du numérique. Les équipements radio sont déconnectés du numérique. L'enjeu est donc que les équipementiers intègrent le plus rapidement possible la norme T-DMB dans leurs produits qui constitueront les terminaux radio du futur : récepteurs simples, récepteurs avec écran, mais aussi téléphones mobiles, lecteurs MP3, etc. Dans son plan France numérique 2012, Eric Besson [le secrétaire d'Etat au Développement de l'Economie numérique, ndlr] s'est engagé à imposer l'intégration progressive dans les équipements vendus en France de la réception de la radio numérique. Je crois qu'un amendement a été déposé dans ce sens.

Quel est le calendrier de déploiement de la radio numérique terrestre en France ?

En mars dernier, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a lancé un appel à candidature pour la radio numérique portant sur 19 zones géographiques, soit une couverture de 30 % de la population. Le déploiement de la radio numérique terrestre est en effet prévu pour l'an prochain. Cet appel d'offre a remporté un vrai succès, puisque 358 dossiers ont été envoyés au 1er octobre. Le CSA doit annoncer les dossiers éligibles dans les prochains jours et dévoilera la liste des candidats retenus, soit 54 radios, dans la courant du premier semestre 2009. En parallèle, il lancera un nouvel appel à candidature pour un deuxième multiplex de RNT. Le lancement officiel de la radio numérique aura probablement lieu au dernier trimestre 2009. L'objectif à terme est de couvrir 90 % de la population en 2011.

Source : Journal du Net
Par : Emilie Leveque,

vendredi 28 novembre 2008

Média_La radio numérique prend de l’ampleur en 5.1, Radio Néo le démontre !




Grâce à la technologie fournie par Broadcast-Associés, Néo diffuse ses programmes en numérique (T-DMB), avec un son « Surround ».

A travers l’expérimentation actuelle de DR, Néo teste la norme choisie en France pour le lancement de la radio numérique, depuis la Tour Pleyel.

Une nouvelle dimension sonore permise par les caractéristiques techniques de Néo qui propose ses programmes, en linéaire – C'est-à-dire « sans compression » - avec la nouvelle technologie de la « Radiobox Pro ».

Le programme est ensuite traité à travers un Traitement de Son « 7 bandes » dédié spécialement à la Radio numérique, qui transforme en temps réel toutes les sources audio stéréo, en sources 5.1. Toutes ces nouvelles technologies sont proposées, en exclusivité, par Broadcast-Associés.

Néo peut donc s’écouter sur Paris, en qualité 5.1, à partir d’un récepteur T-DMB, connecté ensuite sur tous les types de récepteurs « Dolby Prologic » actuellement à la vente.

Avec un format original et novateur, Néo est candidat à la Radio numérique sur plusieurs villes auprès du CSA, dans le cadre de l’appel à candidature en cours d’instruction.

Malgré les nombreuses incertitudes qui pèsent encore sur la radio numérique, Néo souhaite avoir un rôle moteur dans ce nouveau paysage pour « libérer plus encore les nouveaux talents ».

Plus d’informations sur :

www.radioneo.org
www.broadcast-associes.com
www.radio-numerique.fr

Source : Radio-Music.org

mardi 14 octobre 2008

Média_France, beaucoup de radios associatives sont sur les rangs



La radio numérique attise les convoitises. Comme prévu, le CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel) a réceptionné les dossiers de candidature des groupes et des stations qui souhaitent se lancer sur ce nouveau marché.

358 candidatures ont été déposées ! La moitié d'entre elles (158) concerne la catégorie "radios associatives". Le reste se destine aux catégories réservées aux différentes radios commerciales. Cet appel à candidatures doit permettre de couvrir 19 zones géographiques, soit 30% de la population. "Une étape critique a été franchie", s'enthousiasme Rachid Arhab, membre du CSA chargé de la radio numérique.

La sélection aura lieu en mars prochain et les premières émissions en numériques pourront être diffusées à la fin 2009.

Rappelons qu’en 2009, le basculement annoncé de l’analogique au numérique libérera un grand nombre de fréquences. Le passage vers une radio numérique entraînera une série de changements.

En plus d’une qualité sonore améliorée (en théorie), les auditeurs pourront recevoir sur leurs postes des informations relatives aux titres diffusées à l’antenne, notamment grâce à la technologie le T-DMB pour terrestrial digital multimedia broadcasting, la technologie soutenue par NRJ et, entre autre, RTL. Le numérique autorisera également la présence de plusieurs stations sur une seule fréquence.

Malgré tout, pour pouvoir bénéficier des nouveaux services de la radio numérique, les auditeurs devront s’équiper de nouveaux récepteurs. Les fêtes de fin d’année devront permettre aux fabricants d'inonder le marché. Toutefois, l’adoption de cette nouvelle technologie, subordonnée à l’achat de nouveaux équipements, devrait s’étaler sur de nombreuses années.

Pour les stations de radio, le basculement devrait entraîner un surcoût temporaire. En effet, les stations devront émettre en analogique et en numérique, sans bénéficier de recettes publicitaires supplémentaires. Les stations, conscientes de la situation avaient sollicité un crédit d’impôt. Le gouvernement s’y était refusé.

Source : Silicon.fr

dimanche 17 août 2008

Media_Radio numérique terrestre, le choix désastreux de la technocratie française



Après le Minitel, la France fait le choix d'une nouvelle technologie ruineuse, incompatible avec celle retenue par les pays de l'UE. Le coût de l'opération sera astronomique pour les foyers français, les opérateurs, et sonnera probablement la fin des radios libres.

Sous prétexte d'assurer une meilleure qualité sonore, les autorités françaises ont choisi d'aligner la technologie de l'hexagone... sur celle de la Corée du Sud (voir Médiapart.fr du 16 août 2008 : « Le numérique menace les radios libres » par Ivan Valerio).
Cette décision, purement arbitraire, rompt une fois encore avec les normes européennes. Quelles en seront les conséquences ?

Contraire aux intérêts de la France et de l'UE

D'abord l'auditeur, c'est à dire vous ou moi, devra s'équiper d'un nouveau poste. Contrairement à la télévision, aucune compatibilité n'existe. Comptez 250 € (prix actuel d'une radio numérique terrestre d'entrée de gamme). Les prix devraient descendre mais pas dans de grandes proportions car la solution retenue ne s'adresse qu'aux marchés français... et coréen. Adieu les économies à l'échelle du marché européen. Et puis, où seront fabriqués les postes récepteurs ? En Corée ?
Les émetteurs devront entièrement être renouvelés. Le coût sera élevé pour tous les opérateurs et prohibitif pour les radios libres.
Tout ça, pour montrer des pochettes des disques aux auditeurs ? Car la technologie retenue par nos ruineuses autorités est en réalité une flux video, le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting).

Un précédent ruineux : le Minitel

Une fois de plus, la « France » se singularise dans ses choix ruineux en matière audiovisuel. Dans un passé pas si lointain, on a investi des milliards dans le minitel qui ne concerne aujourd'hui qu'une poignée de professionnels ( 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007 selon France Telecom, une paille comparée à celui d'internet qui se chiffre en milliards et qui concerne plus de 20 millions d'internaute, rien qu'en France !) Un résultat d'autant plus consternant que si les technocrates français ont inventé le minitel à coup de milliards d'argent public... c'est une Pme française qui a inventé, sans aucune aide, le premier PC du monde, sans lequel l'usage d'internet serait impossible.

Avec la RNT (radio numérique terrestre), les technocrates français nous rejoue le coup du Minitel. C'est tout le mécanisme institutionnel de décision de la Ve République qui est à revoir. Questions subsidiaires : l'économie française imaginée par nos technocrates est-elle compatible avec l'essor de nos Pme ?... Et soluble dans le marché européen ?

Source : MediaPart.fr
Par Philippe LEGER