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jeudi 11 septembre 2008

Pub_Canada, Québec, Affaire Subway-Picard: oups, dit Universal



La semaine dernière, la chanteuse Pascale Picard menaçait de poursuivre la chaîne de restauration Subway pour l'avoir associée à son concours "Scrabble" au Québec sans son accord ni celui de sa maison de disques, Universal Music Canada (UMC). Cette semaine, le vent a tourné.

L'affaire a rapidement été reprise dans les grands médias québécois, qui rapportaient que le matériel publicitaire touchant la chanteuse n'était toujours pas retiré de la circulation malgré les protestations de l'artiste, de son équipe de gérance et de son avocat.

Cependant, UMC vient de diffuser un avis dans lequel elle avoue être l'unique fautive. L'entreprise aurait impliqué l'artiste dans l'opération sans l'en avertir. "UMC assume publiquement l'entière responsabilité quant au problème de communication entourant l'inclusion de Pascale Picard dans la campagne publicitaire (...), lit-on dans un communiqué. UMC aimerait remercier Subway et les propriétaires de ses restaurants régionaux d'avoir retiré Pascale Picard de leur campagne avec empressement et compassion."

"Ce fut une tempête dans un verre d'eau qui n'était pas nécessaire", dit Mario Daigle, associé et vice-président exécutif d'Allard Johnson, agence qui détient le compte de Subway au Québec. Il affirme que, dès la semaine dernière, tout se mettait déjà en place afin de remplacer la chanteuse par une autre artiste, mais qu'aucun journaliste n'a pris la peine de se renseigner auprès de l'agence.

"Nous avons été pris dans une tourmente médiatique, et c'est regrettable que Subway ait eu à en souffrir les contrecoups", déplore Mario Daigle.

Source : Infopresse
par Vanessa Quintal

mercredi 18 juin 2008

Musique_Ottawa veut mettre fin au téléchargement illégal




Le gouvernement fédéral doit présenter jeudi un projet de loi visant à faciliter les poursuites contre les particuliers qui téléchargent dans internet du matériel protégé par la Loi sur le droit d'auteur.

Le ministre de l'Industrie, Jim Prentice, a indiqué par voie de communiqué qu'il présenterait les amendements proposés à la Chambre des communes.

Il s'agit d'un dossier délicat pour le ministre, qui doit trouver un équilibre entre les intérêts des entreprises qui souhaitent une protection stricte de la propriété intellectuelle, et les utilisateurs d'Internet qui se sont habitués à télécharger du matériel gratuitement.

M. Prentice aurait choisi d'imposer une amende de 500 $ aux particuliers pris à télécharger des fichiers protégés.

Une telle amende indisposerait probablement les deux parties, les membres de l'industrie la jugeant trop faible, et les consommateurs s'opposant au fait qu'elle s'applique à tous les fichiers téléchargés.

Le projet de loi avait d'abord été mis à l'ordre du jour à Ottawa en décembre, mais a été laissé de côté pendant six mois alors que les spéculations allaient bon train sur ce qu'il pouvait contenir.

Actuellement, la Loi sur le droit d'auteur est destinée à retracer les entreprises fautives et inclut des amendes maximales de 20 000 $.

Le professeur de l'Université d'Ottawa Michael Geist a dit craindre que les amendements proposés se collent trop à la législation américaine, très restrictive.

«Je m'attends à ce que le ministre qualifie son projet de loi de solution adaptée pour le Canada, mais que dans la réalité ce soit très inspiré par la façon de faire américaine», a-t-il confié.

M. Geist a dit prévoir que la nouvelle loi inclurait certains éléments visant à plaire aux consommateurs, tels que la légalisation du téléchargement d'émissions de télévision, mais que la majorité des nouvelles règles seraient contraires à leurs intérêts.

L'industrie des jeux vidéos souhaite que la loi soit renforcée pour permettre aux fournisseurs de service internet de stopper les téléchargements à haute vitesse de copies protégées de jeux.

Le gouvernement a également subi la pression de lobbys américains pour suivre la voie tracée par les États-Unis et restreindre la copie de disques compacts et de DVD achetés légalement.

L'industrie de la musique soutient par ailleurs que les Canadiens continuent d'effectuer des téléchargements non autorisés de pièces musicales et de chansons parce que la loi n'établit pas assez clairement l'illégalité de la pratique.

L'industrie a perdu une bataille judiciaire en 2005 quand elle a tenté de forcer les fournisseurs de service internet à rendre disponible les noms des utilisateurs qui font du téléchargement.

Source : La Presse Affaires

mardi 3 juin 2008

Media_Des journaux belges réclament des millions d'euros à Google



Les journaux belges francophones réclament de «32 à 49 millions d'euros» au groupe internet américain Google, à qui ils reprochent d'avoir reproduit des articles durant deux ans sans autorisation, a indiqué mercredi Copiepresse, la société qui défend leurs intérêts.

En février 2007, la justice belge avait estimé que le numéro un des moteurs de recherche violait les droits d'auteur en diffusant depuis 2006 sur son portail d'actualités Google News le contenu rédactionnel des journaux affiliés à Copiepresse, dont Le Soir, La Libre Belgique ou La Dernière Heure.

À la suite de ce jugement, Google avait cessé de répertorier ces contenus (articles, photos, graphiques), mais annoncé qu'il ferait appel.

Dans le même temps, le puissant groupe internet s'était engagé dans un difficile dialogue avec Copiepresse pour régler leur contentieux passé et fixer les règles de leurs futures relations.

Ces discussions «se sont achevées fin janvier sans résultat», a expliqué mercredi à l'AFP la présidente de Copiepresse, Margaret Boribon, qui évalue à une somme comprise entre 32 et 49 millions d'euros le préjudice causé par Google aux journaux francophones belges.

«Mon sentiment, c'est que certains chez Google ne voulaient pas aboutir, qu'ils préféraient essayer d'obtenir un résultat plus favorable pour eux en appel. Il y avait aussi la volonté de ne pas faire une offre acceptable, car ils savent que tout accord conclu avec nous donnerait lieu à des accords similaires avec d'autres journaux en Europe et dans le monde», a ajouté Mme Boribon.

Copiepresse a donc signifié à Google qu'il lui réclamait des dommages-intérêts pour violation des droits d'auteur et envoyé le 22 mai à la société américaine une «citation par huissier». L'affaire pourrait être examinée en septembre par le tribunal de première instance de Bruxelles.

Source : La Presse Affaires via Agence France-Presse